Avec la guerre Iran-Israël-Usa, l’économie mondiale sous tensions: L’ouverture du détroit d’Ormuz comme solution au conflit ?

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 Professeur des universités-Expert international-Docteur d’Etat 1974 Abderrahmane Mebtoul

Que ce soit du côté des USA ou de l’Iran, la guerre ne devrait pas durer les officiels annoncent que les négociations  continuent au Pakistan , l’enjeu majeur des négociations  outre le nucléaire  dont les USA viennent de reconnaître un enrichissement à des fins pacifiques pour l’Iran,  est le   blocus du détroit d’Ormuz.

Concernant le drame au Liban , ou des négociations préliminaires devraient avoir lieu à Washington  selon le président  les tensions  au Moyen Orient ayant montré  que les   chiites représentent environ 27 % à 31 % de la population totale selon les estimations (dont CIA World Factbook   et œuvre d’Orient)  concentrés principalement au Liban-Sud, dans la Bekaa et dans la banlieue sud de Beyrouth ne sauraient dans leur immense majorité .les assimiler à la branche armée du  au Hezbollah   qui avec  les Houthis  au Yémen sont des branches armés des gardiens de la révolution    et que sans  l’accord  de l’Iran , ces négociations ont peu de  chances d’aboutir et que les tensions persistent en Mer rouge. Les américains étant autonome et exportateur en hydrocarbures, grâce au pétrole gaz de schiste, mais  8O% des exportations iraniennes étant destinées à la Chine à des prix plafonnés )  et bon nombre d’Asie   étant pénalisés,   les exportations iraniennes  ne dépendent pas  du détroit d’Ormuz  mais  de  l’île de Kharg (ou Khârg) située dans le nord du golfe Persique, vitale pour les revenus de Téhéran qui est le principal terminal d’exportation de pétrole , traitant environ 90 à 95 % du brut du pays  Mais, le blocus américain du détroit d’Ormuz, débuté autour du 13 avril 2026, menace à la fois l’économie mondiale et les revenus  pays du Golfe dont la facture totale provisoire  de cette guerre uniquement sur  six semaines dépasse probablement les 200 milliards de dollars ,  avec le risque d’ un choc pétrolier mondial et provoquant une chute des marchés financiers.  Selon le FMI la  croissance  serait abaissée à 3,1% pour 2026 avec une perte mondiale  estimée à 350 milliards de dollars,  et 45  millions de personnes risquant une crise alimentaire et pénalisant  également l’économie iranienne perdant chaque jour environ 435 millions de dollars avec  le risque d’une hyperinflation  et de vives tensions internes, les réserves ee change étant inférieures à 30/35 milliards de dollars fin 2025.

En plus ces tensions  ont fait grimper le prix  de l’énergie qui fluctue au gré de la  conjoncture    et des  déclarations de Donald Trump qui vient de déclarer le  15 avril 2026 , que la guerre était « presque finie » ayant nettement fait baisser les cours du Brent les 16/  17 avril 2026 , évoluant entre 95/96 dollar. Le Moyen-Orient recèle   40 % des réserves prouvées mondiales de pétrole  dont l’Arabie Saoudite environ 262,7 milliards de barils, soit un quart des réserves mondiales., Irak : ~112,5 milliards de barils., EAU : ~97,8 milliards de barils. Koweït : ~96,5 milliards de barils.  Iran : ~93,1 milliards de barils  et  40% des réserves mondiales de gaz dont Iran : 32 100 milliards de m³ (fin 2020), le Qatar : 24 700 milliards de m³  , l’Arabie Saoudite 9800 milliards de mètres cubes gazeux, les Emiraties une moyenne  de 7000 milliards de mètres cubes gazeux et l’Irak 3500 milliards de mètres cubes gazeux et tout  conflit dans la région risque assurément d’affecter la production. tensions  avec l’Iran ont montré l’importance du détroit d’Ormuz contrôlé par l’Iran , situé au sud -est de Bandar Abbas avec des pays frontaliers qui sont au nord l’Iran, et au Sud-est les Emirats arabes unis, depuis Jazirah al Hammra , suivis du sultanat d’Oman d’ une largeur d’une trentaine de milles marins (55 km) avec un tracé de deux couloirs de navigation de deux milles (3,5 km) de large chacun, l’un montant, l’autre descendant, les couloirs de navigation étant séparés par un couloir tampon de deux miles, bien que ses rails de navigation sont considérés comme étroits pour les supertankers, pour les porte-conteneurs ainsi que pour les méthaniers géants contemporains. Avec Gibraltar, le Bosphore, Malacca et le canal de Suez, il est un des grands détroits de la planète. Situé sur une route commerciale entre l’Asie, la Méditerranée et l’Europe permettant le passage du Golfe Persique au Golfe d’Oman, puis à la mer d’Arabie et à l’océan Indien. La fermeture du détroit de d’Ormuz, affecterait le transit du gaz et du pétrole car « porte de sortie » du pétrole de la région du Golfe qui compte 5 des 10 plus gros producteurs du pétrole au monde localisé au Moyen Orient comme mis en relief précédemment, où transitent plus de 30% des produits pétroliers dont plus de 20% du GNL. Le détroit d’Ormuz constitue une des principales voies de navigation connectant les pays pétroliers du Moyen Orient avec les marchés asiatiques, européen et nord-américain, et l’idée de canalisations pour le contourner exigerait un investissement colossal.

Il faut également tenir compte des tensions qui perturbé le trafic en Mer rouge que ‘Iran veut bloquer comme riposte  au blocus américain  par où 12 % du commerce mondial de marchandises, une voie de transit qui concentre 30% du trafic mondial de conteneurs et environ 8% de produits pétroliers, qui ont fait augmenter le coût du transport maritime de 15 à 20%.  Conjointement les tensions en mer rouge, avec la fermeture du détroit d’Ormuz pourraient pousser les prix des hydrocarbures à la hausse  accentuant l’inflation et menaçant la croissance  de l’économie mondiale  Aussi,  afin d’éviter  des tensions énergétiques de grandes ampleurs, aucun pays n’a intérêt à une généralisation du conflit au Moyen Orient : ni les pays du Golfe , ni l’Iran qui a besoin de ressources financières du fait de vives tensions sociales internes, ni les grandes puissances, surtout l’Europe dépendant à plus de 7O% de l’énergie importée,  de la Chine, un des plus gros importateur d’hydrocarbures, ni les USA avec le retour de l’inflation qui risque de faire perdre els élections du mois de novembre 2026 aux républicains qui selon Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management. » Il est clair que Trump et la Maison-Blanche veulent sortir d’une guerre impopulaire aux États-Unis » »

En conclusion, après cette guerre   le Moyen Orient  et d’une manière  générale le monde de demain  ne sera plus jamais comme avant  devant connaître une profonde recomposition géostratégique  .  Des recettes en devises avec les dérivés inclus dans la rubrique hors hydrocarbures, devant  encourager l’investissement créateur de valeur ajoutée passant par la lutte contre la bureaucratie et la corruption, améliorer le climat des affaires, la refonte du système socio-éducatif, le foncier, le système financier, (douanier, fiscal, domaine, banques)Aussi , malgré le drame auquel nous assistons actuellement au Moyen-Orient et dans d’autres contrées du monde, n’oublions pas le drame du Soudan,  l’histoire millénaire a montré que la symbiose des apports l’Orient et de l’Occident ont favorisé le dialogue des cultures et des civilisations avec des prospérités et des déclins, montrant qu’aucune civilisation n’est supérieure à une autre. Le devenir d’un monde multipolaire, conditionne largement la réussite de cette grande entreprise de cohabitation entre les peuples, qui interpelle notre conscience commune  Le grand défi auquel  le monde est appelé à relever notamment est la lutte contre  le réchauffement climatique qui n’est pas une vue de l’esprit,  le défi du contrôle  numérique dont l’intelligence artificielle qui bouleversera  entre 2026/2030/2035  les comportements des citoyens, la structure future des emplois, la gestion  des entreprises  et  des institutions civiles et militaires et toutes les organisations internationales.

A.M

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