Dans un contexte de tensions géostratégiques et énergétiques en raison des tensions au Moyen Orient: Visite de la première ministre italienne en Algérie le 25 mars 2026

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Par Abderrahmane Mebtoul, professeur des universités, expert international

La Première ministre italienne Giorgia Meloni, s’est rendu à Alger le 25 mars dans le cadre d’une visite officielle visant à renforcer la coopération stratégique entre l’Italie et l’Algérie, notamment dans le secteur de l’énergie. Selon Agenzia Nova, cette visite s’inscrit dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et une pression croissante sur les marchés gaziers et pétroliers connaissant une très forte volatilité  fonction des tensions au Moyen Orient  étant passé avant le conflit   de 65 dollars  le 25 mars 2026  14h GMT à 97,62  dollars le Brent  après avoir dépassé les 110 dollars,  et  97,64  dollars  le Wit  et le prix de  cession  du gaz  surtout le GNL soumis au prix spot  de 28/3O dollars le mégawattheure à environ 55 dollars le mégawatt heure  après avoir  dépassé les 65 dollars   à plus de 60 dollars.

Pour  les canalisations (67% de ses  exportations pour l’Algérie, et environ 33% GNLoù en 2025, les exportations d’hydrocarbures algériennes ont été marquées par une baisse des volumes de GNL environ 9,54 millions de tonnes, avec de vieilles installations,   les contrats sont   à moyen  et long terme et leurs révisions supposent des négociations, qui feront  l’objet de cette visite ,et cela concerne d’ailleurs l’ensemble de ses partenaires si les prix des hydrocarbures  continuent  à subir une forte hausse, déstabilisant toute l’économie mondiale avec un pic inflationniste ,  devant raisonner sur l’ensemble de l’année 2026.

 L’Italie reste  un pays très dépendant des importations pour son approvisionnement en énergie : en 2024, 75 % de l’énergie consommée dans le pays était importée, l ‘Algérie restant  un fournisseur majeur, couvrant 32,8 % des importations italiennes de gaz en 2025. La Russie avant la crise avec l’Ukraine  approvisionnaient l’Italie à plus de 4O% et en 2O24 le taux est descendu à environ  11 % via gazoduc (moins de 19 % en incluant le GNL).Depuis 2023/2024, le  GNL couvre un quart des besoins en gaz, importé principalement du Qatar, des États‑Unis, parallèlement  aux volumes acheminés par gazoducs depuis la Norvège et l’Azerbaïdjan l’Italie  ayant pour objectif  étant attentive à la d’investir massivement  en Libye premier réservoir de pétrole en Afrique  entre 45/46 milliards de barils en plus de réserves de gaz naturel dépassant les 1500 milliards de mètres cubes gazeux  où des contrats sont en cours avec la société italienne  l’INI et ce en plus d’accroître ses importations de la Russie en cas d’une paix Russie Ukraine . Pour l’Algérie, deux infrastructures concentrent l’essentiel de cet avantage. La première est le gazoduc Transmed, qui relie Hassi R’Mel à l’Italie via la Tunisie et le canal de Sicile. Mis en service en 1983 puis renforcé dans les années 1990, il s’étend sur plus de 2 500 kilomètres et atteint une capacité d’environ 32,7 milliards de mètres cubes par an. Sa robustesse technique et ses modernisations successives en font aujourd’hui l’un des principaux outils de la résilience énergétique italienne. La  seconde est Medgaz, qui relie directement Béni Saf à Almeria, en Espagne. Long d’environ 210 kilomètres, ce gazoduc sous-marin atteint par endroits plus de 2 000 mètres de profondeur. Sa capacité, initialement fixée à 8 milliards de mètres cubes par an, a été portée à 10,5 milliards. Pour Madrid, cette liaison directe avec l’Algérie reste un axe de sécurité majeur. Ces deux conduites donnent à Alger un avantage rare dans la crise actuelle : celui de pouvoir livrer l’Europe sans passer par les routes les plus vulnérables du commerce mondial. Cela renforce la position du pays auprès de ses partenaires, en particulier l’Italie et l’EU, lui permettant de jouer un rôle de stabilisateur du marché européen en maintenant des flux constants malgré la crise. Par  rapport au PIB italien d’environ 25OO  milliards de dollars en 2025, avec une économie diversifiée concurrentielle, contre un PIB algérien de 268 milliards de dollars  fortement irrigué par  la dépense publique via la rente hydrocarbures  à plus de 7O%, la part de l’Algérie est d’environ   11% . En   référence aux importations et exportations globales italiennes qui  représentant 1192 milliards de dollars  , le taux  de commerce  Algérie –italien  en 2024  est de 1,90% du commerce  global  italien avec un fort déséquilibre en défaveur de l’Italie , comme d’ailleurs avec l’ensemble de l’Europe plus de 23 milliards de dollars  en incluant les exportations d’hydrocarbures .Cela explique  qu’en juillet 2025,  l’Union européenne a initié une procédure d’arbitrage contre l’Algérie  auquel l’Italie a souscrit, étant membre  et solidaire de l’UE des  27 car  les principaux échanges  de l’Algérie  à environ 7O% se faisant au sein de l’UE  et plus de 8O% avec l’Occident. l’Italie    est l’un des principaux partenaires économiques européens de l’Algérie, avec une volonté politique mutuelle forte de renforcer les investissements directs .   Lors  de la   visite du président algérien à Rome les 23 et 24 juillet 2025 plusieurs  protocoles d’entente  ont été signés  dans divers secteurs la majorité étant des lettres d’intention et non des contrats définitifs, restant à résoudre le lancinant problème du financement  dont principalement une lettre d’entente entre  le  groupe Sonatrach et la société italienne Eni  visant à renforcer leur partenariat dans les hydrocarbures, les énergies renouvelables et la transition énergétique . Du fait de la forte consommation intérieure entre 45/5O% de sa production, expliquant que le Transmed fonctionne en sous  capacité maximum 23 milliards de mètres cubes gazeux . Donc  il y a des limites à ses exportations nécessitant la révision de la politique des subventions généralisées   source de gaspillage,  d’importants investissements d’où d’ailleurs  la volonté d’Alger d’accélérer le gazoduc Nigeria Europe  via Algérie d’une capacité de 33 milliards de mètres cubes gazeux   -En 2024, selon l’Agence italienne pour la promotion à l’étranger et l’internationalisation des entreprises italiennes (ICE),  l’Italie est   le premier client de l’Algérie en grande partie grâce aux importations d’hydrocarbures et le troisième fournisseur ayant  atteint 14 milliards d’euros  soit au cours actuel de 1,17 dollar un euro, 16,38 milliards de dollars  et les importations de l’Algérie  d’Italie  ont totalisé 2,9 milliards d’euros, enregistrant une progression de 2,7 % par rapport à 2023.    Pour 2025, les  échanges commerciaux entre l’Italie et l’Algérie ont atteint 13 milliards d’euros soit au cours actuel 15,21 milliards de dollars  et les importations  de l’Algérie d’Italie   se sont élevées à 3,2 milliards d’euros, soit 3,75 milliards de dollars une hausse de 12,93% par rapport à 2024, un solde positif pour l’Algérie de 11,46 milliards de dollars  Rappelons que le projet industriel de Stellitais en Algérie, étant pour l‘instant uniquement une usine de montage , le taux d’intégration en 2024 étant que de 1O%, tous les composants étant importés mais prévoyant  un taux de 3O% pour fin 2026. En conclusion, la visite de Giorgia Meloni en Algérie vise à consolider le partenariat stratégique entre les deux pays, dans un contexte de forte demande énergétique en Europe. L’Algérie, avec ses réserves de gaz naturel et de pétrole  étant un partenaire clé tant pour l’Europe que  pour l’Italie. Mais pour accroître  ses exportations ,l’Algérie,possédant également le troisième réservoir de pétrole-gaz de schiste au monde 19500 milliards de mètres cubes gazeux, étude qui été réalisée sous ma direction, mais avec des contraintes pour protéger l’environnement,  entend demander à  l’Europe  d’investir ayant des capacités pour l’instant  limitées avec des réserves dé pétrole ntre 10/11 milliards de mètres cubes gazeux  et une exportation entre 2024/2025 entre  500.000/550.00O barils sur une production totale de 980.000 barils  et 2500 milliards de mètres cubes gazeux de réserves avec une exportation d’,environ 52/55  milliards de mètres cubes  sur une productions totale d’environ 105 milliards de mètres cubes gazeux ,  devant outre la consommation intérieure, injecter 20/25% dans les puits pour éviter leur épuisement, donc   loin de celles du Moyen Orient  ou de la Russie. Aussi, les   enjeux de la visite sont  outre les problèmes   sécuritaire notamment au Sahel  et en Libye ou l’Italie  ,son ancienne colonie veut   investir massivement, premier réservoir de pétrole en Afrique ( plus de 45 milliards de barils avec une population ne dépassant pas 7 millions et 1500 milliards de mètres cubes de gaz )  ,  des flux migratoires et du déséquilibre commercial en défaveur de l’Italie,  le   renforcement de la coopération énergétique entre les deux pays avec de nouveaux investissements , les négociations sur les contrats d’approvisionnement en gaz , le  développement de projets communs dans les énergies renouvelables et la transition énergétique  et la  coopération dans les domaines de l’agriculture et  de la formation.

A.M

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