Sous le haut patronage du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Alger s’apprête à devenir la capitale africaine de la logistique et du commerce transfrontalier. Le World Trade Center Algiers (WTCA) organise, le 28 septembre 2026, une conférence internationale majeure réunissant responsables gouvernementaux, institutions économiques, décideurs financiers et experts internationaux.
L’objectif central de ce rendez-vous stratégique est de définir les leviers de développement et de gestion des zones franches afin de les transformer en véritables plateformes d’attraction des investissements directs étrangers et en moteurs pour l’exportation.Dans une conjoncture marquée par la réorganisation des chaînes de valeur mondiales et la montée en puissance du commerce intra-africain, l’Algérie ambitionne de bâtir un modèle industriel et logistique moderne. La conférence abordera de manière très concrète les piliers fondamentaux qui conditionnent la réussite de ces espaces économiques régulés. Les débats se concentreront sur la modernisation des régimes douaniers et fiscaux, la mise en place d’un cadre de gouvernance attractif pour les investisseurs et l’élaboration de garanties juridiques solides. Une attention particulière sera accordée aux règles d’origine au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), un enjeu crucial pour permettre aux produits fabriqués localement de pénétrer sans entrave le marché africain. La numérisation des procédures douanières, le rôle des infrastructures portuaires et le renforcement des corridors logistiques transsahariens figureront également au centre des tables rondes.Pour nourrir la réflexion et sortir des schémas théoriques, cette rencontre s’appuiera sur des visions institutionnelles et des retours d’expérience concrets. Du côté algérien, les représentants de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) et de la Compagnie algérienne d’assurance et de garantie des exportations (CAGEX) apporteront leur éclairage sur les dispositifs d’encadrement, d’incitation et de couverture des risques. Ils échangeront directement avec des acteurs majeurs du développement continental, à l’image de la Banque africaine de développement (BAD), ainsi qu’avec des autorités internationales spécialisées dans la gestion des espaces francs, telles que l’Autorité des zones franches du Ghana, tout en intégrant les enseignements d’expériences reconnues en Irlande et en Colombie.L’analyse comparative constituera un axe majeur des travaux. L’événement se penchera sur des réussites internationales emblématiques, notamment la zone franche de Colón au Panama, véritable carrefour du commerce mondial, et celle de Manaus au Brésil, référence en matière d’intégration industrielle. L’enjeu pour les participants est de comprendre comment ces modèles ont réussi à stimuler le tissu économique local, à attirer des capitaux massifs et à générer des milliers d’emplois qualifiés. Il ne s’agit pas de dupliquer à l’identique ces expériences, mais d’en extraire les meilleures pratiques afin de concevoir un modèle propre à l’Algérie, adapté à sa géographie, à ses ressources et à ses ambitions industrielles.En positionnant sa stratégie industrielle au croisement de la Méditerranée et de l’Afrique subsaharienne, l’Algérie entend exploiter pleinement ses atouts structurels, notamment ses accès portuaires et ses liaisons terrestres transsahariennes. Ce sommet international du 28 septembre 2026 marque ainsi une étape déterminante dans la volonté du pays de passer d’une économie d’importation à un pôle d’exportation dynamique, capable de projeter ses productions vers les marchés africains et mondiaux tout en offrant un environnement sécurisé et compétitif aux investisseurs.
Meryam M.






