Transformation numérique des services publics: Le portail national passera de 21 à 350 services d’ici 2028

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La ministre, Haut-commissaire à la Numérisation, Meriem Benmouloud, a affirmé que le Portail national des services numériques « Dzair Digital Services », lancé officiellement par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, constitue l’un des piliers de la transformation numérique de l’administration algérienne. Selon elle, cette plateforme marque l’entrée dans une nouvelle génération de services publics, davantage intégrés, sécurisés et performants.

Dans une déclaration, Mme Benmouloud a expliqué que ce portail dépasse le simple cadre d’une plateforme électronique. Il est l’aboutissement d’un écosystème numérique souverain intégrant l’identité numérique, l’interopérabilité entre les administrations, la gouvernance des données, le cloud souverain ainsi que les centres nationaux de données. Cet ensemble constitue, a-t-elle souligné, la base de l’administration et de la gouvernance numérique en Algérie. Le portail regroupe désormais, au sein d’un espace unique, les services numériques proposés par les différents secteurs gouvernementaux. Pour la première fois, son fonctionnement repose sur une identité numérique développée en coordination avec le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports. Cette identité numérique relie les données personnelles et biométriques de chaque utilisateur. Après son inscription sur le portail et l’activation de son identité numérique sur rendez-vous, le citoyen peut accéder à un large éventail de services en ligne.

Mme Benmouloud a précisé que cette identité permet un accès sécurisé au portail et à l’ensemble de l’environnement numérique, sans qu’il soit nécessaire de renouveler l’authentification à chaque utilisation. Elle permet également à l’administration d’identifier avec précision l’auteur de chaque demande, renforçant ainsi la fiabilité et la sécurité des services proposés. Le portail offre actuellement 21 services numériques. Ce nombre sera porté à 62 d’ici à la fin de l’année 2027, avant d’atteindre 350 services à l’horizon 2028, dans le cadre du déploiement progressif de la stratégie nationale de transformation numérique.

Cette montée en puissance s’inscrit dans l’objectif de généraliser la dématérialisation complète des procédures administratives et d’atteindre le principe du « zéro papier ». Elle repose notamment sur l’interopérabilité entre les administrations, permettant l’échange automatique des données et la simplification des démarches administratives. Le portail intégrera également un portefeuille électronique destiné à conserver les documents numériques signés électroniquement afin de permettre leur consultation et leur récupération à tout moment. Sur le plan de la sécurité, la ministre a indiqué que le portail s’appuie sur une infrastructure technologique placée sous la supervision du Centre national algérien des services numériques, fonctionnant selon une architecture « actif-actif » garantissant la continuité des services en toutes circonstances.

Elle a rappelé que ce centre bénéficie de la certification internationale Tier III, l’un des plus hauts niveaux de classification des centres de données, garantissant un taux de disponibilité de 99,98 %, avec un fonctionnement continu 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi qu’une protection multicouche des infrastructures et un échange sécurisé et instantané des données.

Évoquant les prochaines étapes, Mme Benmouloud a indiqué que le principal défi consiste désormais à ancrer l’utilisation du portail dans le quotidien des citoyens, à travers le développement de la culture numérique et l’élargissement de l’usage des services en ligne afin de simplifier les démarches administratives. Elle a ajouté que les efforts futurs viseront à réduire davantage le nombre de documents exigés dans les dossiers administratifs grâce au partage automatique des données entre les administrations concernées, ce qui permettra d’alléger les procédures, d’accélérer le traitement des demandes et d’améliorer la qualité du service public. La ministre est également revenue sur les différentes étapes ayant conduit à cette transformation numérique.

Elle a expliqué que celle-ci repose sur une démarche progressive, fondée sur la mise en place des centres de données, du réseau souverain, de la gouvernance des données et des infrastructures technologiques, avant leur concrétisation à travers le Portail national des services numériques. Enfin, Mme Benmouloud a rappelé que le Haut-Commissariat à la Numérisation, chargé par le président de la République de piloter la transformation numérique du pays, a d’abord procédé à un diagnostic global et à la définition des priorités avant de mettre en place les fondements stratégiques et technologiques de la gouvernance numérique nationale.

Amel Driss

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