De la transition vers les énergies de demain au renforcement de la sécurité approvisionnelle traditionnelle, les déclarations successives des représentants diplomatiques européens témoignent d’un intérêt continental croissant pour le potentiel algérien. Entre la concrétisation du corridor Sud pour l’hydrogène vert et le renouvellement des contrats gaziers existants, le partenariat euro-algérien atteint un stade très avancé en terme d’approvisionnement, en plein contexte géoéconomique perturbé.
Le corridor Sud de l’hydrogène vert entre dans sa phase opérationnelle
L’Allemagne, moteur industriel du continent européen, suit de très près les développements relatifs aux énergies propres en Afrique du Nord. En marge des travaux du NAPEC 2026, l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, Georg Felsheim, a mis en avant l’importance capitale du projet de corridor Sud pour l’hydrogène. Cet ouvrage d’envergure est destiné à acheminer cette ressource d’avenir depuis les centres de production algériens jusqu’au cœur de l’Europe.
S’exprimant lors d’unpoint de presse lors du salon NAPEC 2026, le diplomate allemand a souligné l’excellence des relations bilatérales, illustrée par une intense activité diplomatique et l’envoi de délégations de haut niveau. La récente visite du secrétaire d’État allemand à l’Énergie et aux Affaires économiques, venu participer à la conférence ministérielle sur les corridors verts, démontre la volonté de Berlin d’accélérer la cadence. Bien qu’il s’agisse d’un projet à moyen et long terme encore à ses開始, l’engouement des entreprises européennes et algériennes est palpable. Pour l’Allemagne, l’heure est désormais à la concrétisation sur le terrain et au passage à la phase de réalisation effective de cette infrastructure majeure.
Les Pays-Bas rejoignent l’Alliance Algérie-Europe pour l’hydrogène
La dynamique autour de la transition énergétique s’élargit progressivement à d’autres acteurs clés de l’Union européenne. Les Pays-Bas ont officiellement manifesté leur intention de s’associer à l’initiative de l’Alliance Algérie-Europe pour l’hydrogène vert. L’ambassadrice néerlandaise à Alger, Elisabeth Ann Noordermeer, a confirmé la tenue de discussions approfondies visant la signature d’un protocole d’accord stratégique dans le domaine de l’énergie d’ici les prochaines semaines.
Cette coopération renforcée s’appuie sur des échanges commerciaux en nette progression, dont le volume a franchi la barre des trois milliards d’euros en 2025. Cette trajectoire positive s’inscrit dans le prolongement naturel des rencontres institutionnelles, notamment après l’accueil d’une délégation algérienne de haut niveau à Rotterdam lors du Sommet mondial de l’hydrogène. La position géographique stratégique des Pays-Bas et leurs infrastructures portuaires en font un partenaire privilégié pour la distribution de l’hydrogène algérien sur le marché européen.
La Slovénie confirme sa dépendance au gaz algérien et vise la durée
En parallèle de ces projections vers les énergies renouvelables, la sécurité d’approvisionnement en hydrocarbures traditionnels reste une priorité absolue pour plusieurs nations européennes. La Slovénie a publiquement réaffirmé son attachement au partenariat gazier avec la compagnie nationale Sonatrach. L’ambassadrice de Slovénie en Algérie, Urška Kramburg-Mendek, a rappelé que l’Algérie couvre à elle seule près de la moitié des besoins en gaz de son pays.
Saluant des relations politiques et bilatérales solides, la diplomate slovène a exprimé la volonté ferme de Ljubljana de renouveler et de prolonger les contrats de fourniture existants pour les années, voire les décennies à venir. Des négociations sont actuellement en cours entre Sonatrach et les entreprises slovènes pour sceller ces engagements à long terme. Cette démarche illustre la fiabilité reconnue de l’Algérie en tant que fournisseur d’énergie stable et prévisible dans un contexte mondial complexe.
À travers la synergie entre gaz naturel et hydrogène vert, l’Algérie confirme sa capacité à répondre aux urgences énergétiques actuelles de l’Europe tout en s’imposant comme un acteur incontournable de sa décarbonation future. Le sommet NAPEC 2026 aura ainsi permis de mesurer l’ampleur de la convergence stratégique entre les deux rives de la Méditerranée.
Mohamed B.






