La quatrième édition du Salon africain des affaires (SADA 2026), qui se tient à Alger, confirme son ambition de devenir une plateforme incontournable pour le développement des échanges économiques intra-africains. À l’occasion de cette manifestation, les opérateurs économiques participants ont affiché une volonté commune de renforcer les partenariats, d’intensifier la coopération entre les pays du continent et de tirer profit des opportunités offertes par les différents marchés africains.
Dans leurs déclarations à la presse en marge de l’événement, plusieurs exposants ont souligné l’importance de ce rendez-vous économique dans la promotion des produits africains répondant aux standards internationaux. Ils ont également mis en avant le rôle du salon dans la création de passerelles entre les entreprises du continent, favorisant ainsi l’émergence de nouveaux partenariats commerciaux et industriels, notamment avec les opérateurs algériens. Pour les participants, le SADA constitue un espace privilégié de rencontres et d’échanges permettant d’identifier des opportunités d’affaires, de développer des réseaux professionnels et de contribuer à l’augmentation du volume des échanges intra-africains à travers une offre de produits compétitifs et adaptés aux besoins des différents marchés. Parmi les entreprises présentes figure « Bejaïa Liège », filiale du Groupe Génie Rural (GGR) relevant du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Son président-directeur général, Yahia Aït Ouali, a mis en avant l’expertise de l’entreprise dans la valorisation du liège ainsi que son expérience sur plusieurs marchés internationaux. Déjà présente en Espagne, en Italie, en Belgique, en Russie et prochainement au Portugal, l’entreprise ambitionne désormais de renforcer sa présence sur le continent africain. Selon son responsable, la participation au salon représente une opportunité stratégique pour promouvoir des produits respectueux de l’environnement et accélérer l’accès aux marchés africains, conformément aux orientations des pouvoirs publics visant la diversification des exportations hors hydrocarbures. Spécialisée dans la fabrication de plaques de liège isolantes à usages multiples, l’entreprise propose notamment des solutions destinées à l’isolation thermique et acoustique ainsi qu’aux revêtements de sols, de murs et de canalisations. Autre acteur présent au salon, l’entreprise « Chopa Kids », basée à Sétif et spécialisée dans la fabrication de confiseries destinées aux enfants, entend également profiter de cette vitrine continentale pour développer ses activités à l’international. Son représentant, Mohamed Akram Bouabdallah, a indiqué que l’entreprise misait sur la qualité de ses produits et sur le respect des normes en vigueur pour conquérir de nouvelles parts de marché en Afrique. Il a révélé que des discussions préliminaires avaient déjà été engagées avec plusieurs entreprises venues notamment de Tunisie, d’Égypte, du Gabon et de Côte d’Ivoire. L’entreprise aspire également à nouer des partenariats industriels et commerciaux susceptibles de lui permettre de fournir différents produits à des coûts compétitifs, à la faveur de l’intérêt manifesté par plusieurs opérateurs africains pour ses produits. Du côté des délégations étrangères, la secrétaire générale chargée de l’Entrepreneuriat et des PME au ministère de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME de la République démocratique du Congo, Zady Rukiya Ramazani, a exprimé l’espoir de voir cette édition déboucher sur des résultats concrets capables de renforcer les liens économiques entre les pays africains. Elle a estimé que le développement des échanges intra-africains constitue un levier essentiel pour améliorer la disponibilité de produits diversifiés à des prix compétitifs à travers le continent. La responsable congolaise a également souligné que les conditions favorables à cette dynamique existent déjà, notamment grâce à la mise en œuvre progressive de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui offre aux États membres des facilités importantes pour les échanges de biens et de services. Invitée d’honneur de cette quatrième édition du SADA, la République démocratique du Congo participe avec quatorze entreprises activant dans les secteurs industriels et des services. Cette présence vise à promouvoir le potentiel économique du pays, à valoriser son savoir-faire et à bénéficier des expériences et des opportunités offertes par les autres participants. Parallèlement aux expositions, la deuxième journée du salon a été marquée par l’organisation de plusieurs ateliers B2B réunissant des représentants des ministères, des entreprises et de diverses institutions économiques africaines. Ces rencontres ont permis d’examiner les mécanismes susceptibles de renforcer davantage les échanges commerciaux et les partenariats entre les économies du continent. Lors de l’ouverture officielle du salon, samedi, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, avait réaffirmé l’engagement de l’Algérie à approfondir son intégration économique au sein de l’espace africain. Il avait insisté sur la nécessité de promouvoir des partenariats fondés sur le principe gagnant-gagnant, capables de stimuler les investissements, les échanges commerciaux et le développement partagé entre les pays africains. À travers le SADA 2026, Alger confirme ainsi sa volonté de jouer un rôle moteur dans la construction d’un espace économique africain plus intégré, plus compétitif et davantage tourné vers les opportunités offertes par le continent.
Amel Driss






