Gaz naturel et transition énergétique: Arkab réaffirme l’engagement de l’Algérie au sein du GECF

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Le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à renforcer le dialogue, la coopération et la coordination entre les pays membres du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), à l’occasion de l’audience accordée dimanche à Alger au secrétaire général de l’organisation, Philip Mshelbila.

La rencontre s’est déroulée en présence de la délégation accompagnant le responsable du GECF, en visite en Algérie, ainsi que du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Samir Bekhti, du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Amine Remini, du directeur de l’Institut de recherche sur le gaz (GRI), Azzedine Adjeb, et de plusieurs cadres du secteur. À cette occasion, M. Arkab a mis en avant l’expérience accumulée par l’Algérie dans l’industrie gazière depuis plus de six décennies. Il a rappelé l’expertise du pays dans les domaines de l’exploration, de la production, du transport, de la liquéfaction et de la commercialisation du gaz naturel, tout en réaffirmant la disponibilité de l’Algérie à mettre ce savoir-faire au service des pays membres du Forum à travers le renforcement de la coopération technique et scientifique ainsi que l’échange de bonnes pratiques. De son côté, Philip Mshelbila a salué le rôle central joué par l’Algérie au sein du GECF et sa contribution active au renforcement de la coopération entre les pays membres. Il a également souligné les efforts déployés par l’Algérie pour assurer le développement de l’Institut de recherche sur le gaz et promouvoir la place du Forum sur la scène énergétique internationale. Les discussions ont permis aux deux parties d’examiner l’évolution des marchés mondiaux du gaz naturel ainsi que les principaux défis auxquels est confrontée l’industrie gazière dans un contexte marqué par les mutations géopolitiques et économiques internationales. Les échanges ont notamment porté sur la sécurité des approvisionnements, la pérennité des investissements et les perspectives d’évolution de la demande mondiale en gaz naturel. Les deux responsables ont insisté sur l’importance de renforcer la concertation entre les États membres du Forum, conformément aux conclusions du 7e Sommet des chefs d’État et de gouvernement du GECF tenu à Alger en mars 2024. Ils ont notamment mis en avant les orientations contenues dans la Déclaration d’Alger, qui souligne le rôle stratégique du gaz naturel en tant que ressource essentielle à la sécurité énergétique mondiale et composante majeure de la transition énergétique. Ils ont également souligné la nécessité de poursuivre les investissements dans l’ensemble de la chaîne de valeur gazière afin de garantir la stabilité des marchés et la sécurité des approvisionnements à long terme, tout en assurant une transition énergétique équilibrée prenant en compte les intérêts des pays producteurs et les besoins des pays consommateurs. La rencontre a aussi permis d’aborder l’état d’avancement du projet du gazoduc transsaharien (TSGP), qui reliera l’Algérie, le Niger et le Nigeria. Les deux parties ont salué les progrès enregistrés dans la concrétisation de ce projet stratégique, considéré comme un levier de renforcement de l’intégration économique régionale, du développement durable et de la sécurité énergétique des pays de transit ainsi que des marchés internationaux. MM. Arkab et Mshelbila ont, par ailleurs, mis en avant le rôle croissant du GECF en tant que plateforme stratégique de dialogue et de coopération entre les pays producteurs de gaz. Ils ont souligné l’importance de renforcer sa contribution à l’analyse des évolutions des marchés énergétiques mondiaux et à l’élaboration de visions communes permettant de consolider la position des États membres dans les différentes enceintes internationales consacrées à l’énergie. Une part importante des discussions a été consacrée au suivi du processus d’activation de l’Institut de recherche sur le gaz (GRI), considéré comme l’une des principales initiatives issues du Sommet d’Alger. Les deux responsables ont insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de ses programmes scientifiques et de recherche, de renforcer ses partenariats avec les universités, les centres de recherche et les entreprises énergétiques des pays membres, et de lui permettre d’assumer pleinement son rôle de centre international dédié à la recherche, à l’innovation, au développement des compétences et à l’échange d’expertises. Selon les deux parties, le GRI est appelé à contribuer au développement de solutions technologiques durables, au transfert de connaissances et au renforcement des capacités au bénéfice de l’industrie gazière mondiale. Au terme de la rencontre, Mohamed Arkab et Philip Mshelbila ont effectué une visite à l’Institut de recherche sur le gaz, où ils se sont informés de ses missions, de ses activités et de ses programmes destinés à soutenir la recherche scientifique et à promouvoir l’innovation dans le secteur énergétique.

Sonia Stambouli

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