Le feuilleton Vladimir Petkovic continue d’occuper le devant de la scène du football algérien. Après l’élimination des Verts face à la Suisse (0-2) en Coupe du monde 2026, la Fédération algérienne de football semble avoir changé d’approche concernant l’avenir du technicien suisse.
Face à l’impossibilité de parvenir à une séparation à l’amiable, l’instance fédérale aurait décidé d’activer une stratégie alternative destinée à provoquer un départ du sélectionneur dans les mois à venir. Dans ce contexte, l’hypothèse d’une rupture négociée entre les deux parties avait rapidement émergé. Cependant, selon plusieurs sources, l’ancien sélectionneur de la Suisse aurait fermé la porte à toute idée de départ volontaire, estimant avoir atteint les objectifs qui lui avaient été fixés. Une position qui aurait poussé la FAF à envisager d’autres solutions. La première étape de cette stratégie aurait déjà été enclenchée.
La Fédération aurait décidé d’appliquer de manière rigoureuse l’ensemble des clauses prévues dans le contrat du sélectionneur. Parmi elles, figure notamment l’obligation de résider en Algérie pendant trois semaines chaque mois. Une disposition qui n’était jusque-là pas appliquée avec une grande fermeté mais qui est désormais considérée comme un élément central du dossier. La deuxième phase pourrait concerner directement l’entourage technique de Petkovic. Selon plusieurs indiscrétions, la FAF étudierait la possibilité de se séparer de ses trois principaux collaborateurs : Davide Morandi, Paolo Rongoni et Guido Nanni. Contrairement au contrat du sélectionneur, ceux de ses adjoints seraient plus faciles à résilier et n’impliquent pas d’importantes compensations financières.
L’objectif serait alors de recomposer totalement le staff technique autour du sélectionneur en lui imposant de nouveaux collaborateurs. Une option qui pourrait considérablement modifier l’équilibre interne de la sélection nationale et placer Petkovic dans une situation délicate. Dans cette perspective, deux noms reviennent avec insistance : Antar Yahia et Karim Ziani. Les deux anciens internationaux jouissent d’une forte popularité auprès des supporters et présentent des profils appréciés au sein de la FAF. Yahia poursuit actuellement son cursus de formation d’entraîneur après plusieurs expériences dans le football français, tandis que Ziani travaille déjà au sein des sélections nationales en dirigeant l’équipe des moins de 16 ans. Au-delà de leurs compétences techniques, les deux anciens cadres des Verts incarnent une génération reconnue pour son engagement, sa discipline et son attachement au maillot national.
Leur expérience du football européen et leur parcours de joueurs binationaux pourraient également constituer un atout précieux dans la gestion du groupe actuel, majoritairement composé de joueurs formés à l’étranger. Si cette réorganisation venait à se concrétiser, elle marquerait un tournant important dans la gestion de la sélection nationale. Reste désormais à savoir si cette stratégie permettra réellement à la FAF d’obtenir l’issue recherchée ou si Vladimir Petkovic parviendra à conserver sa position jusqu’au terme de son contrat prévu en 2028.
B. N.






