La Coupe du monde étant derrière nous, en ce qui concerne l’équipe nationale bien évidemment, il est utile de rappeler que la prochaine échéance des Verts est pour bientôt, au mois de septembre plus précisément, avec le début des éliminatoires de la CAN 2027. La sélection nationale ayant hérité du groupe (I), aux côtés de la Zambie, du Togo et du Burundi, entamera la compétition à domicile face à la Zambie avant de rendre visite au Burundi pour le compte de la deuxième journée.
La marge de manœuvre du futur sélectionneur est très étroite, encore faut-il le nommer rapidement. A moins que la FAF ne décide de confier les destinées des Verts à un intérimaire en attendant de trouver le coach idéal. Un coach qui pourrait être Antar Yahia, du moins c’est le nom qui revient le plus fréquemment pour succéder à Vladimir Petkovic. Mais pour le moment, on est dans le flou le plus total en cette période plutôt propice au farniente. Mais Walid Sadi et toute son équipe n’ont pas le droit aux vacances en ce moment. C’est leur avenir à la tête de la Fédération et celui de l’équipe nationale qui sont engagés.
En ce qui concerne l’effectif, les vieilles gardes devraient laisser leur place, à l’image de Riyad Mahrez ayant déjà annoncé sa retraite internationale. Tout comme Aïssa Mandi qui a fait son temps à l’équipe nationale. Nabil Bentaleb ou encore Ramiz Zerrouki ont également peu de chances de poursuivre leur aventure chez les Verts. On devrait bâtir une équipe autour de nouveaux cadres composés des Maza, Chaïbi, Hadj Moussa, Gouiri, Ait Nouri, Titraoui, Hadjam, Benbouali, Boulbina, soutenus par les anciens Bensebaini, Boudaoui et Amoura. D’autres joueurs, absents lors de ce Mondial, viendront certainement se greffer à ce groupe pour lui donner plus de consistance et de profondeur. Mais le plus grand défi qui attend le prochain sélectionneur est de dénicher un gardien de haut niveau, car on ne peut pas avoir une équipe nationale digne de ce nom sans un dernier rempart d’envergure. On l’a malheureusement vérifié à notre dépens lors de la Coupe du monde, où ni Zidane, ni Benbot n’ont été vraiment à la hauteur de l’événement.
De nouveaux noms vont fleurir çà et là pour renforcer les rangs des Verts. Il va falloir faire le bon choix et être persuasifs pour en convaincre les meilleurs. L’équipe nationale ne devrait plus accepter les joueurs moyens ou les choix par défaut. L’excellence passe inéluctablement par un effectif riche et de valeur. La filière étrangère peut nous valoir d’énormes satisfactions dans ce chapitre, à condition de ne pas laisser filer les pépites en étant plus persuasif et plus agressif. Quand on voit l’énorme rendement de Michael Olise avec le Bayern et l’équipe de France, on a de quoi nourrir des regrets, car le joueur aurait pu opter pour l’Algérie (sa mère étant une franco-algérienne). La diaspora peut jouer un rôle essentiel dans ce domaine.
Ali Nezlioui






