Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé, hier, une réunion du gouvernement consacrée à l’examen de plusieurs dossiers relatifs à l’approvisionnement du marché national en produits agricoles et alimentaires de première nécessité. A l’entame de la réunion, le gouvernement a entendu une communication sur la situation de l’approvisionnement du marché national en produits agricoles et alimentaires de première nécessité.
Elle porte sur les différentes mesures réglementaires et opérationnelles prises à l’occasion de la rentrée sociale, dans le cadre de la mise en œuvre d’un dispositif à plusieurs niveaux, fondé sur l’anticipation et la veille, et ce, pour réguler le marché et protéger le pouvoir d’achat, garantir les stocks, maîtriser les flux et renforcer le contrôle sur l’ensemble du territoire national. Dans ce cadre, l’accent a été mis sur la continuité de soutenir ce secteur stratégique en accompagnant les agriculteurs dans toutes les étapes de la production et de la commercialisation concernant les différentes filières agricoles, afin de renforcer les capacités de la production nationale en la matière. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait affirmé que l’Etat continue d’assumer la charge des transferts sociaux, de soutenir les produits de large consommation et de lutter contre la spéculation, les fluctuations injustifiées des prix et la rareté provoquée, afin de préserver son caractère social. Dans un message adressé aux travailleurs algériens, à Il avait assuré que l’Etat continue d’assumer la charge des transferts sociaux et de soutenir les produits de large consommation, appelant le gouvernement à la vigilance, à la fermeté et à la mobilisation des mécanismes juridiques et réglementaires de lutte contre la spéculation, les fluctuations injustifiées des prix et la rareté provoquée, qui pèsent sur les familles, et ce, afin de préserver le caractère social de l’Etat. Il avait indiqué que cette approche sociale s’inscrit dans le cadre d’une vision globale visant à renforcer le pouvoir d’achat et à améliorer le niveau de vie, rappelant les décisions importantes prises dans ce sens, notamment la revalorisation des salaires dans le cadre d’une série d’augmentations successives, l’allocation chômage, l’allocation de la femme au foyer, l’allocation des personnes aux besoins spécifiques, la bourse universitaire, la prolongation du congé de maternité, l’augmentation du Salaire national minimum garanti et des pensions de retraite, et l’exonération fiscale pour les bas revenus.
Il avait également rappelé que l’Algérie compte parmi les pays offrant la meilleure couverture et protection sociale.
Le chef de l’Etat avait, en outre, précisé que cette orientation intervient parallèlement à une dynamique économique conduite par des compétences nationales, alors que notre pays a franchi des avancées majeures sur la voie d’une économie émergente.
Il avait relevé que ces mêmes compétences ont supervisé avec engagement et détermination et réalisé avec professionnalisme de grands projets structurants dans plusieurs secteurs vitaux comme l’énergie, les mines, l’eau, l’agriculture, les start-up et l’entrepreneuriat. Il avait, par ailleurs, réaffirmé l’engagement de l’Etat à protéger rigoureusement les droits des travailleurs et des retraités et à préserver leur dignité, tout en rappelant l’obligation faite aux responsables de veiller à la quiétude de la famille algérienne, à même d’assurer à ses filles et à ses fils un environnement propice au développement durable, dans un pays ouvert et productif, qui valorise l’effort et considère le travail comme l’essence même de la citoyenneté. Dans cette optique, le gouvernement compte mettre le cap sur la poursuite du processus de réformes économiques opérées par les pouvoirs publics, notamment en termes d’amélioration du climat d’investissement et de promotion médiatique des réalisations accomplies en la matière. Il s’agit d’offrir à tout acteur économique la possibilité de travailler dans des conditions équitables, en sus de bénéficier des mêmes droits et opportunités, des conditions consacrées par la loi sur l’investissement, laquelle constitue un système juridique intégré qui consacre la liberté d’investissement et l’égalité entre les investisseurs, sans distinction entre l’investisseur local ou étranger, protège leurs investissements et garantit leur droit de transférer le capital investi et ses revenus. A cet égard, il y a lieu de citer la décision fondamentale prise par le président de la République portant suppression de la règle dite 51/49, à l’exception de certains secteurs stratégiques, afin de réunir un environnement plus ouvert et plus attractif pour les investisseurs étrangers. Dans le même sillage, il a été question de la profonde réforme de la loi monétaire et bancaire visant à accompagner les mutations économiques, laquelle a permis d’élargir les prérogatives du Conseil de la monnaie et du crédit en matière d’agrément des banques commerciales, des banque numériques et de le forme numérique, de développer les moyens de paiement écrits et de suivre leur mise en œuvre, en sus de diversifier les sources de financement, notamment le financement islamique.
Il faut rappeler, à ce titre, que la vision stratégique du Président Tebboune a permis à l’Algérie d’exploiter au mieux ces avantages qui la place au cœur de la dynamique économique au niveau régional.
Désormais, tout porte à croire que l’Algérie est engagée sur la voie d’un nouveau modèle économique en vue de relancer la machine de la production nationale et bâtir une économie qui soit totalement indépendante des hydrocarbures. Et pour cause, l’installation par le président de la République du Conseil supérieur de régulation des importations traduit fortement cette volonté d’en finir avec des pratiques malsaines qui ont terni l’image du pays et porter atteinte à l’économie nationale. Pour ce faire, le gouvernement table sur des secteurs stratégiques comme l’agriculture et la transition énergétique qui demeurent la locomotive du développement national englobant l’ensemble des secteurs d’activité. Cette nouvelle orientation a été réaffirmée par le président Abdelmadjid Tebboune qui avait mis l’accent sur l’engagement de l’Etat à poursuivre son soutien à l’agriculture, rassurant que la conjoncture financière difficile que connait l’Algérie n’entamera en rien la détermination de l’Etat à promouvoir ce secteur. Le président de la République avait, en outre, mis en avant l’importance de ce secteur vital pour permettre à notre pays de surmonter les épreuves, tout en préservant sa stabilité et la cohésion du front interne à l’ombre des crises économiques et soubresauts politiques qui secouent le monde. L’Algérie a pu se prémunir contre les répercussions de la chute des cours du pétrole grâce à une politique judicieuse et la réalisation de projets stratégiques et la préservation des réserves nationales, autant de mesures qui ont mis l’Algérie à l’abri d’une récession dévastatrice, alors qu’aujourd’hui, il est plus judicieux aujourd’hui de s’orienter vers d’autres secteurs générateurs de richesses et d’emplois pour nos jeunes. L’Agriculture qui permet d’atteindre l’autosuffisance, voire d’aller vers l’exportation permettra à l’Algérie de compter avec les recettes nationales, diversifier ses sources d’investissement et de préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Enfin, le Gouvernement a entendu une communication sur le projet de réalisation d’un canal de transfert d’eaux brutes pour le raccordement du barrage Oued Djedra et le barrage d’Aïn Dalia. Ce projet permettra de renforcer et de sécuriser l’approvisionnement en eau potable des habitants de plusieurs communes de la wilaya de Souk Ahras».
T. Benslimane






