Championnats: Et si la compétition reprenait au mois de juin ?

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Même si la reprise des compétitions semble acquise, du moins pour les décideurs, il faudra toutefois réunir les conditions nécessaires et adéquates pour pouvoir le faire sans grand risque.

D’ici là, il y a plusieurs problèmes et équations à résoudre, à commencer par la date éventuelle de la reprise du championnat en prenant en considération plusieurs paramètres dont le plus important est l’évolution de l’épidémie du Covid-19. Les prévisions sont moins alarmantes qu’il y a quelques jours.

En effet, s’il n’a pas réussi à endiguer l’épidémie, le confinement, même s’il est loin d’être suivi à la lettre comme on peut le constater tous les jours, il est parvenu néanmoins à ralentir sa propagation. L’on peut dès lors envisager une levée du couvre-feu graduelle, tout en continuant à prendre toutes les précautions possibles et imaginaires. Car d’après les spécialistes le virus restera parmi nous encore pour un bon bout de temps. A partir de là, tout le monde ou presque pourra reprendre une vie moins contraignante, mais pas normale, car rien ne sera comme avant. Le début du déconfinement sera un indicateur important pour fixer la date u retour à la compétition. Il ne sera pas possible avant le 29 avril au mieux. Dans ce cas, il faudra dès maintenant imaginer des scénarios plausibles et crédibles. Si l’on doit accorder une période de 15 à 20 jours pour la préparation des équipes, la reprise du championnat devrait avoir lieu après l’Aïd, c’est-à-dire à la fin du mois de mai ou début juin, pour être plus sûr. C’est tout à fait possible, à condition toutefois que la situation sanitaire ne se détériore pas. C’est ce que l’on souhaite. Le mois de juin, donc, semble à priori le plus indiqué pour la reprise. L’on pourrait dès lors finir la saison au mois de juillet, sachant qu’il reste huis journées à disputer. Il n’y aura pas un grand retard sur la date fixée avant la crise du coronavirus et on évitera aux joueurs de surjouer, ce qui pourrait se répercuter négativement sur leur santé. Les clubs algériens étant tous éliminés des compétitions internationales, il n’y a pas un risque majeur à ce propos. L’autre point important de la reprise est sans doute la présence ou pas du public dans les stades. Tout le monde s’accorde à dire à ce sujet que le championnat doit se dérouler à huis clos jusqu’à la fin. Une décision sage et justifiée que personne ne peut contester.bC’est d’ailleurs ce que préconisent tous les spécialistes. Il reste enfin à régler l’épineux problème des salaires et celui des contrats qui arrivent à terme au mois de juin. Cela ne peut se faire que si toutes les parties prenantes (joueurs et staffs techniques d’un côté et les clubs de l’autre), fassent preuve de compréhension et d’un sens des responsabilités en acceptant de faire des concessions en ces temps de crise. Car il s’agit d’un cas de force majeure. Il risque néanmoins d’y avoir quelques conflits. C’est pour cette raison qu’il est important de les anticiper et de les régler le plus tôt possible pour que la reprise se fasse dans la sérénité.

  Ali Nezlioui