Et de quatre pour l’USMA, un quatrième trophée africain remporté haut la main, hier, après sa victoire éclatante à Pretoria aux dépens de Mamelodi Sundowns sur le score de 3 à 1. Une deuxième Supercoupe continentale après celle gagnée face à l’ogre égyptien Al Ahly, il y a trois ans.
Les Usmistes ont réalisé un match exceptionnel en Afrique du Sud, sans doute l’un de leurs meilleurs dans leur histoire africaine. Une rencontre maîtrisée de bout en bout face à l’un des cadors du Continent, le vainqueur de la dernière édition de la Ligue des champions. Comme ils l’ont annoncé la veille, les Rouge et Noir ont abordé ce rendez-vous de prestige avec force et détermination, ne nourrissant aucun complexe face à un adversaire évoluant chez lui devant son public et donné archi favori par les bookmakers. Mais rien n’ébranle la sérénité des camarades du capitaine Redouani, répondant toujours présents lors des grands événements, cette fois avec la manière. L’USMA déçoit rarement lorsqu’il s’agit de représenter le pays, ces dernières années. Ses joueurs savent se transcender pour tenir tête à n’importe quel adversaire quelle que soit sa valeur. C’est désormais inscrit dans les gênes usmistes. Leurs trois derniers trophées continentaux ont été gagnés face à ce qu’on fait de mieux en Afrique : Al Ahly, puis le Zamalek et maintenant Sundowns, excusez du peu ! On ne peut plus parler de chance ou d’un exploit d’un jour, « one shot », comme disent les anglophones, c’est devenu une tradition chez les Rouge et Noir. Ils ont appris à gagner les matchs essentiels et importants pour entrer définitivement dans le panthéon du football national. Pourtant, chaque fois ils abordent ces finales dans la peau d’outsiders, de nombreux observateurs ne donnant pas chères de leurs chances de victoire. Mais chaque fois, ils prouvent le contraire forçant le respect de tout le monde y compris celui de leurs rivaux.
Mais cette nouvelle consécration a un goût spécial, car elle a été acquise superbement. Dominer les Sud-Africains chez eux et leur donner une leçon de football, franchement on s’y attendait pas. On savait que l’USMA avait une chance de l’emporter tout en subissant le jeu ou forcer l’adversaire à aller à la fatidique séance des tirs au bus, mais de là à survoler les débats face à un adversaire qui d’habitude ne réussit pas aux clubs algériens, personne n’aurait parié à un tel scénario. Les poulains de Lamine Ndaye l’ont fait soulevant l’admiration des puristes.
Dès le début de la partie, les Usmistes ont affiché leur intention en ouvrant la marque dès la 4’ par l’intermédiaire de Draoui, exploitant un centre de l’ébouriffant Khaldi. L’égalisation des locaux, une dizaine de minutes plus tard n’a pas du tout sapé leur moral. Redouani a réussi à redonner l’avantage aux Algérois avant la pause. Un but important pour pouvoir bien gérer la seconde période. Comme cela ne suffisait pas, l’excellent Khaldi a aggravé la marque, suite à un exploit individuel sensationnel qui n’est pas sans rappeler la « spéciale » de Hadj Moussa. Une inspiration de génie venue conforter l’ascendant usmiste. Rien ne pouvait lui arriver finissant la rencontre sous contrôle jusqu’au coup de sifflet final.
Les Rouge et Noir pouvaient soulever un trophée largement méritée. Un titre qui vient garnir la vitrine déjà bien remplie du club. Ils ne l’ont pas volé.
Ali Nezlioui






