L’Algérie et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont signé, le document d’un projet de coopération visant à renforcer les capacités du groupe Sonatrach en matière de mesure, de notification et de vérification des émissions de méthane, ainsi qu’à réaliser une étude de faisabilité technico-économique du potentiel de l’hydrogène vert, dans le cadre des efforts tendant à réduire l’empreinte carbone de l’industrie énergétique et à accompagner la transition énergétique.
La signature s’est déroulée en marge de l’atelier national dédié au financement climatique et aux marchés du carbone, organisé par le ministère des Hydrocarbures et le groupe Sonatrach sous le haut patronage du Premier ministre, en présence du secrétaire général du ministère des Hydrocarbures, Miloud Medjelled, du président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures, Amine Remini, du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures, Abdelkader Cherfaoui, ainsi que des représentants des secteurs et organismes concernés, des partenaires internationaux et de l’ambassadeur du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.Le projet s’intitule « Renforcement du système de mesure, de notification et de vérification pour la réduction des émissions de méthane et étude de faisabilité du potentiel de l’hydrogène vert pour accompagner la transition énergétique de Sonatrach ». Son document a été signé par les représentants du ministère des Hydrocarbures, du ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, ainsi que du Programme des Nations unies pour le développement en Algérie, reflétant le caractère multisectoriel de cette coopération.Le projet repose sur deux axes principaux : le premier concerne le renforcement des capacités de Sonatrach dans la mesure, la notification et la vérification des émissions de méthane, à travers l’installation et la mise en service d’un système fixe de détection et de surveillance continue des émissions fugitives, conformément aux normes et pratiques internationales, notamment l’initiative du Partenariat pour la réduction des émissions de méthane dans le secteur pétrolier et gazier (OGMP 2.0).Ce système permettra d’améliorer les capacités de surveillance et de détection précoce des fuites de méthane, et de fournir des données précises et fiables sur les émissions, soutenant ainsi la prise de mesures nécessaires pour les réduire et renforçant la transparence de la performance environnementale du groupe ainsi que sa conformité aux exigences internationales.Le second axe comprend la réalisation d’une étude de faisabilité technico-économique approfondie sur le potentiel de l’hydrogène vert, afin d’évaluer les options technologiques disponibles, de déterminer les besoins en infrastructures et d’analyser les scénarios possibles pour son intégration progressive dans la chaîne de valeur et les activités industrielles de Sonatrach. Cela permettra de diversifier les solutions énergétiques et d’explorer de nouvelles opportunités dans le domaine de l’énergie à faible empreinte carbone.Le Programme des Nations unies pour le développement assurera la mise en œuvre directe du projet, en coordination avec le groupe Sonatrach en tant que principal bénéficiaire technique, en fournissant l’expertise technique et l’accompagnement nécessaires à l’exécution de ses composantes, soutenant ainsi le transfert de technologie et le développement des compétences nationales dans la surveillance des émissions et l’évaluation des solutions énergétiques bas-carbone.Cet accord s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à renforcer la durabilité environnementale de l’industrie énergétique, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter aux mutations des marchés internationaux de la transition énergétique.
Mohamed B.






