Dans une affaire de trafic de drogue: Le tribunal prononce de nouveau la peine capitale

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La justice poursuit le prononcé de peines dissuasives et sévères. En effet, une condamnation à mort a été prononcée pour la deuxième fois depuis la réactivation de l’application de la peine capitale, une démarche qui remet sur le devant de la scène le dossier des sanctions rigoureuses face aux crimes graves et met en lumière les efforts déployés pour contrer les réseaux criminels menaçant la sécurité et la sûreté de la société.

Ces deux condamnations à mort envoient un message clair aux membres des réseaux de contrebande et de trafic de stupéfiants, ainsi qu’à toutes les parties qui leur sont liées, quant à la ferme orientation des autorités algériennes vers une politique extrêmement rigoureuse dans la lutte contre la drogue en Algérie. Il s’agit d’anéantir l’activité des réseaux de contrebande et de trafic, après que cette question soit devenue une source d’inquiétude majeure pour l’ordre, la sécurité publique ainsi que la paix civile et sociétale du pays.

Dans ce contexte, le tribunal criminel de première instance de Dar El Beïda, dans la capitale, a prononcé la peine de mort à l’encontre de deux (02) accusés, à savoir les nommés « N. R. » et « A. H. ». Les peines prononcées à l’encontre des autres accusés ont quant à elles varié entre dix (10) ans de réclusion criminelle et l’acquittement, pour des faits d’importation et de commercialisation illicites de drogues synthétiques s’élevant à 144 kg d’ecstasy, soit plus d’un quart de million de comprimés hallucinogènes de ces substances toxiques.Ces jugements interviennent après les réquisitions du parquet, qui avait exigé la même peine, c’est-à-dire la peine de mort, à l’encontre de l’ensemble des membres du réseau.

Les accusés poursuivis dans cette affaire ont comparu devant la juridiction du tribunal criminel de première instance de Dar El Beïda pour de lourdes charges, à savoir crime d’importation, transport, expédition, stockage et détention illicites de substances psychotropes et de drogues synthétiques aux fins de vente, commis dans le cadre d’un groupe criminel organisé à l’échelle nationale, dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale et de troubler l’ordre public et la sécurité nationale, délit de blanchiment d’argent dans le cadre d’un groupe criminel organisé, ainsi que crime de contrebande grave portant atteinte à la sécurité et à la santé publiques. Ces actes sont prévus et réprimés par les articles 389 bis et 389 bis 2 du Code pénal, les articles 17 alinéa 03, 19, 21 bis et 21 bis 2 de la loi relative à la prévention et à la lutte contre la drogue et les toxicomanies, ainsi que l’article 15 de la loi relative à la lutte contre la contrebande.

La police avorte l’opération

Le plan et l’itinéraire du réseau criminel qui a tenté d’inonder la capitale de drogues synthétiques de type « ecstasy » et de cocaïne, avec préméditation, a été soigneusement planifié, mais la vigilance des éléments des de la police, l’ont fait échouer de manière magistrale. Les décisions de la justice viennent ainsi briser l’élan de ces criminels et les placer face à leur destin, l’exécution par balle ou la mort lente entre les murs d’une cellule de prison. Les faits de cette affaire remontent au 19 août 2025, date à laquelle des informations certaines sont parvenues à la brigade de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants de la première circonscription de la police judiciaire (Alger-Centre), faisant état du transport et de la distribution par l’un des suspects d’une quantité de drogues dures et de substances psychotropes à bord d’un véhicule de type « Renault Clio », au niveau d’un quartier de la wilaya d’Alger.Selon les détails consignés dans le dossier criminel, le 11 août 2025, aux environs de 14h00, au niveau de la rue Jenane Achabou dans la commune de Chéraga, une opération de livraison et de réception d’une quantité de drogues dures a été observée entre un individu à bord d’une « Renault Clio » de couleur blanche et une autre personne à bord d’un véhicule de type « Seat Ateca » de couleur noire et immatriculée à l’étranger.Suite à cela, et après intensification des investigations préliminaires, il a été possible d’identifier le propriétaire de la « Renault Clio » blanche, à savoir le suspect « A. H. ». Par ailleurs, le véhicule « Seat Ateca » a été intercepté aux environs de 14h30 près de la forêt de Dikar, dans la commune de Dely Brahim (wilaya d’Alger), conduit par le suspect « N. R. ». Ce dernier avait en sa possession un téléphone portable de type iPhone 13 Pro Max, une somme d’argent en monnaie nationale s’élevant à 79 000 DA, ainsi qu’une quantité de drogues dures de type ecstasy évaluée à un total de 4 965 comprimés pour un poids de 3,3 kg, dissimulés derrière le siège du conducteur.Le même jour, vers 16h00, le suspect « A. H. » a été arrêté à bord d’une « Renault Clio » à l’intérieur du garage de la résidence « Les Lilas » à Chéraga. Il était en possession d’un téléphone portable Samsung équipé d’une puce Ooredoo et d’une somme de 11 500 DA en dinars algériens. La perquisition de son domicile familial a permis de saisir 48 sacs de drogues dures de type ecstasy d’un poids total de 140,6 kg, représentant 231 510 comprimés, ainsi qu’une quantité de cocaïne d’un poids de 430 grammes, une somme d’argent en monnaie nationale s’élevant à 13 066 000 DAet une balance électronique de taille moyenne.Les investigations préliminaires ont permis d’identifier les autres suspects impliqués dans cette affaire.

Selma Dey