L’Algérie a réalisé, durant ces dernières années, un bond technologique et structurel spectaculaire dans le domaine de la fibre optique (FTTH), grâce à une stratégie nationale agressive combinant des investissements massifs dans les infrastructures, le remplacement des technologies anciennes à l’échelle nationale et le lancement de projets d’envergure continentale.
L’Algérie a, en effet, ouvert un chantier titanesque, pour densifier et moderniser son réseau Internet, qui a permis d’atteindre, aujourd’hui, le seuil des 4 millions de foyers raccordés au réseau de fibre optique national. Pour ce faire, l’Algérie, à travers l’entreprise nationale des télécommunications Algérie Télécom, a déployé près de 300.000 km de câbles sur l’ensemble des wilayas, maillant aussi bien les grandes métropoles que les zones reculées. Cette remarquable réalisation reflète les avancées concrètes enregistrées dans la modernisation des infrastructures de télécommunications et la généralisation de l’internet de très haut débit sur tout le territoire national. Ce réseau d’artères technologiques permet, aujourd’hui, d’encaisser l’explosion du trafic et de soutenir les nouveaux usages. Le développement rapide de l’Internet à très haut débit a favorisé la généralisation de la numérisation à l’ensemble des services publics, tel qu’exigé par le président de la République. Des documents d’état civil aux impôts, en passant par les douanes et la santé, les ministères et les institutions ont basculé dans l’ère des plateformes Web et des applications dédiées. Ce qui fait qu’il y a bien aujourd’hui un gain de temps précieux et un service public accessible directement depuis un smartphone. Le projet du «tout fibre» se poursuit, avec l’objectif d’atteindre la généralisation complète du raccordement au réseau de fibre optique, au plus tard en 2027.La transformation numérique que connaît l’Algérie ne se limite pas au déploiement massif du réseau fibre optique. Elle s’accompagne d’un investissement stratégique dans la construction et la mise en service de Data Centers de dernière génération, à l’image du centre de Mohammadia, pour stocker les données sensibles localement. Construit en partenariat avec le géant chinois Huawei et supervisé par le Haut-Commissariat à la numérisation (HCN), il a obtenu la certification internationale Tier III Design de l’Uptime Institute. Ce data center abrite le Cloud national et la future plateforme Dzair Digital Services, qui centralise l’accès aux services publics et administratifs à distance, via une interface unifiée. Il y a également le Data Center de Constantine, opérationnel depuis 2023.Ce data center est équipé de technologies de pointe et de plateformes Cloud pour le stockage et le traitement des données des entreprises économiques. Cela n’est pas tout. Un autre Data Center, le deuxième grand centre de données national, est en cours de déploiement à Blida. Grâce à ces investissements colossaux, les données stratégiques des administrations, des citoyens et des entreprises algériennes sont stockées, traitées et protégées en Algérie.De telles installations constituent le bouclier indispensable pour bâtir une confiance numérique indéboulonnable et s’affranchir de la dépendance technologique extérieure.Cette expansion rapide a produit des effets directs sur la qualité de service et a propulsé l’Algérie au premier rang sur l’échiquier numérique continental et renforcé son leadership régional.En effet, selon le dernier classement international publié par le cabinet britannique d’études Omdia, qui évalue la performance des réseaux fixes à haut débit et en fibre optique (FTTH) dans les grandes villes à travers le monde, Alger occupe la première place en Afrique, devançant Le Cap en Afrique du Sud, Le Caire en Égypte, Nairobi au Kenya et Lagos au Nigeria.Ce classement est le fruit de la modernisation des infrastructures de très haut débit dédiées aux citoyens et aux entreprises.
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