Réforme du Conseil de sécurité de l’ONU: L’Algérie et le C10 réaffirment le Consensus d’Ezulwini à Tripoli

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Ahmed Attaf, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, a pris part aux travaux de la 14e réunion ministérielle du Comité des dix chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (C10), dédiée à la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette rencontre de haut niveau a rassemblé les diplomates africains pour évaluer les récents développements des négociations intergouvernementales et harmoniser les actions futures.

Au cours des délibérations, les ministres ont procédé à un échange approfondi sur l’évolution du processus négociateur à l’ONU. Les participants ont souligné l’urgence absolue de maintenir une coordination étroite et une concertation continue au sein du Comité des Dix. Cette démarche vise avant tout à consolider l’unité de la position africaine et à réaffirmer l’attachement indéfectible du continent aux revendications légitimes consacrées par la Déclaration de Syrte et le Consensus d’Ezulwini.

Face aux blocages actuels de la gouvernance mondiale, les membres du C10 ont insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts diplomatiques à l’échelle internationale. L’objectif stratégique consiste à mobiliser un soutien plus large en faveur de la cause africaine pour faire avancer le processus de réforme de manière décisive. L’Afrique exige en effet une représentation juste, équitable et proportionnée au sein du Conseil de sécurité, réparant ainsi une injustice structurelle qui perdure depuis la création de l’organisation internationale. Prenant la parole, Ahmed Attaf a réitéré avec fermeté l’engagement inébranlable de l’Algérie en faveur de la position africaine commune. Le chef de la diplomatie algérienne a lancé un appel vibrant à la dynamisation de l’action diplomatique collective pour rallier la communauté internationale à la vision de l’Union africaine. Selon le ministre, cette démarche est essentielle pour répondre aux aspirations légitimes des peuples du continent et permettre à l’Afrique d’exercer le rôle prépondérant qui lui revient de droit dans le système de décision mondial. Les travaux de cette 14e session ministérielle se sont conclus par l’adoption unanime de la « Déclaration de Tripoli ». Ce document stratégique réaffirme avec force la cohésion des États africains autour de leur position commune et martèle la nécessité absolue d’interrompre l’injustice historique imposée au continent africain, en lui accordant enfin des sièges permanents dotés de tous les prérogatives au sein du Conseil de sécurité.

Mohamed B.