Transport de gaz: Sonatrach modernise ses infrastructures avec près de 60 milliards DA d’investissements

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Les chiffres récents témoignent de l’importance capitale que Sonatrach accorde à la sécurité de ses canalisations, à la digitalisation et à la maintenance prédictive. Le groupe pétrolier et gazier national a engagé l’inspection interne de 3 576 kilomètres de gazoducs, tout en signant trois contrats majeurs d’une valeur de près de 60 milliards de dinars pour la réhabilitation et l’extension de son réseau de transport.

Le réseau de transport par canalisation de Sonatrach s’étend sur près de 22 000 kilomètres, dont 53 % sont exclusivement dédiés au transport du gaz naturel. L’ensemble compte 43 canalisations structurées en 22 systèmes de transport, soutenus par 85 stations de pompage et de compression. Dans le réseau Nord, la capacité installée de transport de gaz approche les 138 milliards de mètres cubes par an, incluant environ 43 milliards de mètres cubes destinés à l’exportation vers l’Europe via les gazoducs GEM et Medgaz.Pour préserver ces infrastructures critiques, Sonatrach a conclu deux contrats portant sur l’inspection interne de cinq gazoducs d’une longueur totale de 3 576 kilomètres, à réaliser sur une durée de 24 mois par contrat. Parmi les conduites ciblées figurent la ligne GO2, longue de 548 kilomètres, et la ligne GPDF, s’étendant sur 521 kilomètres, toutes deux reliées à des clients internationaux stratégiques. En parallèle, trois contrats de réhabilitation et d’extension d’un montant global de près de 60 milliards de dinars intègrent la fabrication et la fourniture locale de 163 kilomètres de tubes.L’inspection interne dépasse aujourd’hui le cadre d’une simple intervention technique pour devenir un véritable levier décisionnel. Elle permet d’établir des priorités d’intervention, d’optimiser le calendrier des réparations, de réduire les arrêts non programmés et de sécuriser l’approvisionnement en continu.Cette expertise revêt une importance accrue dans la perspective du projet SoutH2 Corridor. La réaffectation future des gazoducs au transport de l’hydrogène exige une évaluation rigoureuse de la résistance des matériaux, de l’état de corrosion et des microfissures. À travers ces investissements, l’Algérie ne se contente pas d’accroître sa production, elle consolide l’ensemble des réseaux acheminant cette énergie vers le tissu industriel national et les marchés internationaux.

Amel Driss