Arts et patrimoine: La formation supérieure entre dans une nouvelle phase avec son intégration dans le système universitaire national

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La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a affirmé, mardi à Alger, que la formation supérieure dans les arts et le patrimoine « était entrée, au titre de l’actuelle année universitaire, dans une nouvelle phase avec son intégration dans le système universitaire national, tout en préservant sa spécificité culturelle et artistique ».

Intervenant lors de la cérémonie d’ouverture de l’année universitaire 2026-2027 des écoles et instituts supérieurs des arts et du patrimoine, qu’elle a présidée à l’Institut national supérieur de musique (INSM) « Mohamed-Fawzi », Mme Bendouda a qualifié l’intégration de la formation supérieure dans les arts et le patrimoine au système universitaire national de « redéfinition de la place de l’art et du patrimoine dans l’édification de l’Etat, la production des connaissances et la formation des générations », estimant qu’il ne s’agissait « pas simplement d’un changement de statut administratif ». Dans ce contexte, elle a expliqué que « la formation artistique fait désormais partie du parcours universitaire, avec l’ensemble des œuvres universitaires qui lui sont associés, notamment le transport, l’hébergement et la restauration », à travers l’intégration des étudiants des filières artistiques au système numérique d’encadrement universitaire via la plateforme « PROGRES ». La ministre a souligné que l’Etat « consacre un choix national clair faisant de la connaissance artistique et patrimoniale une composante intrinsèque du système national de connaissances », ajoutant que la formation porteuse de la culture algérienne « relève des responsabilités de l’Etat ». Par ailleurs, Mme Bendouda a annoncé l’ouverture du premier laboratoire de recherche consacré à l’art algérien moderne et contemporain à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, ainsi que le lancement de la formation doctorale au sein de cette école et de l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle « ISMAS ». Dans le domaine du cinéma, la ministre a indiqué que « la première promotion de licence de l’Institut national supérieur du cinéma Mohamed Lakhdar-Hamina sortira cette année, précisant que la formation de master  sera ouverte dans les domaines de l’écriture cinématographique, de l’image et de la gestion de la production ». Dans le domaine de la musique, la ministre a fait état de l’ouverture d’un nouvel espace destiné à découvrir et à former les talents algériens et à les mettre en relation avec la scène artistique internationale, à travers l’Académie de l’Orchestre symphonique international de l’Opéra d’Alger  » Boualem-Bessaïh ». Dans ce contexte, « des partenariats ont été activés avec les secteurs de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la Formation et de l’Enseignement professionnels, ainsi qu’avec la Garde républicaine et la Défense nationale, afin d’adapter la formation aux besoins réels du secteur « , précisant que son département « s’est fixé l’horizon 2029 pour construire un système intégré de formation artistique et patrimoniale », a fait savoir la ministre. Concernant la numérisation, Mme Bendouda a souligné que « la numérisation n’est pas seulement une modernisation technique, mais constitue une évolution dans le mode de gestion du savoir, une protection du temps et des efforts, ainsi qu’une préparation d’établissements appartenant à l’université de demain ». Au terme de son allocution, la ministre a salué le partenariat entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’Office national des œuvres universitaires (ONOU), l’Université de la formation continue (UFC), le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, ainsi que le Commandement de la Garde républicaine et l’ensemble des établissements contribuant à  » la réussite de cette transformation ». De son côté, le directeur de l’INSM, Mustapha Arikat, a salué, la décision d’intégrer les étudiants des instituts des arts et du patrimoine au système numérique  » PROGRES », affirmant que l’institut « accompagne la politique de l’Etat algérien, notamment dans le cadre du projet du baccalauréat des arts visant à attirer les étudiants talentueux ».

Taous.A