NAPEC 2026: L’Algérie affirme sa vision pour une transition énergétique durable

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À l’occasion de l’ouverture de la 14e édition du Salon et Conférence de l’Énergie et de l’Hydrogène pour l’Afrique et le Bassin Méditerranéen (NAPEC 2026) à Oran, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, M. Mohamed Arkab, a prononcé un discours inaugural marquant.

Placé sous le thème d’une nouvelle approche du mix énergétique axée sur l’addition énergétique plutôt que sur l’opposition des sources d’énergie, cet événement stratégique réunit des décideurs, experts et partenaires industriels du monde entier. Dans un contexte international marqué par de profondes mutations géopolitiques et des exigences environnementales croissantes, le ministre a souligné que la sécurité énergétique, la maîtrise des coûts et la décarbonation constituent des défis indissociables. Pour l’Algérie, la transition énergétique doit être progressive, responsable et technologiquement maîtrisée. Le gaz naturel continue ainsi de jouer un rôle crucial en tant que vecteur de flexibilité et carburant pivot d’une économie plus propre. Les perspectives mondiales confirmant la demande continue en pétrole et en gaz pour les décennies à venir, le pays entend poursuivre ses investissements dans les hydrocarbures tout en développant parallèlement les technologies bas-carbone. Fidèle aux orientations du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le gouvernement algérien poursuit la modernisation du secteur. Le cadre législatif offert par la loi sur les hydrocarbures 19-13 renforce l’attractivité du pays pour l’exploration et la production, notamment grâce aux technologies de récupération assistée (EOR). Après le succès de la session d’appels d’offres de 2024, le lancement de l’« Algeria Bid Round 2026 » représente un rendez-vous capital pour ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement transparentes et compétitives, avec la remise des offres prévue en janvier 2027 et la signature des contrats en mars 2027.Sur le plan opérationnel, le groupe Sonatrach déploie un programme intensif pour renouveler les réserves, moderniser les gisements matures et développer la numérisation et l’intelligence artificielle. L’accent est également mis sur les performances climatiques, avec l’objectif d’éliminer le torchage de gaz d’ici 2030 et de réduire les émissions de méthane à un niveau proche de zéro. Entre 2020 et 2024, les volumes de gaz torché ont déjà diminué de 25 %, et des programmes ambitieux de détection des fuites ainsi qu’un projet de reboisement de 420 millions d’arbres sur dix ans illustrent cet engagement. L’Algérie réaffirme également sa volonté de consolider son rôle de plateforme énergétique intercontinentale reliant l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) s’inscrit pleinement dans cette dynamique d’intégration continentale et de valorisation des ressources africaines, les travaux de la section algérienne ayant été lancés en juin dernier à Aoulf. En parallèle, le pays renforce ses capacités de dessalement d’eau de mer pour lier sécurité énergétique, hydrique et développement industriel. En conclusion, M. Mohamed Arkab a lancé un appel vibrant à l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux, sociétés financières, technologues et start-ups, à bâtir des partenariats concrets et mutuellement bénéfiques. L’Algérie se positionne plus que jamais comme un partenaire de confiance, prêt à concrétiser les opportunités du marché pour bâtir un avenir énergétique sûr, résilient et durable.

Mohamed B.