Sommet de la Nouvelle-Alamein: L’Algérie réaffirme son engagement pour l’intégration africaine et la sécurité hydraulique

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Représentant le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le président du Conseil de la Nation, Azouz Nasri, a pris part, hier, aux travaux de la session d’ouverture de la huitième réunion de coordination de mi-année entre l’Union africaine (UA) et les Communautés économiques régionales (CER).

Organisée cette année par la République arabe d’Égypte dans la ville côtière de la Nouvelle-Alamein, cette rencontre de haut niveau constitue une étape stratégique pour faire le point sur les avancées continentales, harmoniser les politiques régionales et accélérer la mise en œuvre des grands projets structurants du continent. Pour cette importante échéance diplomatique, Azouz Nasri était accompagné d’une délégation de premier plan composée de Sofiane Chaib, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la Communauté nationale à l’étranger, de Son Excellence Mohamed Sofiane Berrah, ambassadeur d’Algérie en Égypte et représentant permanent auprès de la Ligue arabe, ainsi que du professeur Makhlouf Sahel, chef de cabinet du président du Conseil de la Nation. La présence de ces hauts responsables soulignes l’importance primordiale que concède Alger aux espaces de concertation continentaux et à l’action africaine commune.

Le sommet de cette année s’est articulé autour du thème stratégique choisi par l’Union africaine pour 2026 : « Garantir la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ». En mettant la gestion des ressources en eau au cœur des débats, l’organisation panaméricaine aborde un défi névralgique pour le continent. Face au changement climatique, à la sécheresse récurrente et à la croissance démographique rapide, l’accès à l’eau potable et le développement d’infrastructures sanitaires adéquates ne représentent pas seulement une question de santé publique ou de progrès social, mais constituent un pilier fondamental de la sécurité nationale et de la stabilité socio-économique globale des nations africaines.

Outre la question centrale de l’eau, les chefs d’État, les membres du bureau de l’UA et les dirigeants des CER ont examiné l’état d’avancement des efforts d’intégration continentale. Les discussions ont largement porté sur la nécessité de renforcer la coordination institutionnelle entre l’Union africaine et les sous-ensembles régionaux, souvent confrontés à des chevauchements de compétences ou à des disparités de rythme dans la mise en œuvre des décisions. L’un des enjeux majeurs de cette réunion résidait également dans l’évaluation du processus d’institutionnalisation et de réforme de l’UA, visant à rendre l’organisation plus agile, financièrement autonome et capable de répondre avec efficacité aux crises sécuritaires et économiques qui secouent diverses régions du continent.

La redynamisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a également occupé une place centrale dans l’agenda de la rencontre. Conçue comme le moteur économique du continent, la ZLECAf vise à créer un marché unique de plus de 1,3 milliard de consommateurs en éliminant progressivement les barrières douanières et en stimulant le commerce intra-africain. Cependant, l’aboutissement de ce projet ambitieux exige la levée de nombreux obstacles logistiques, législatifs et douaniers. L’Afrique doit impérativement développer ses infrastructures de transport, harmoniser ses régulations financières et encourager l’investissement dans les chaînes de valeur locales pour transformer ses matières premières sur place au lieu de les exporter brutes.

À travers sa participation représentée par Azouz Nasri, l’Algérie réaffirme sa position historique en tant qu’acteur clé de la diplomatie continentale et défenseur d’une intégration africaine inclusive. Fort de son expérience industrielle, de ses investissements massifs dans la dessalement d’eau de mer pour faire face au stress hydrique et de ses projets de grands axes de transport transsahariens, le pays entend apporter une contribution concrète au développement du continent. En soutenant activement la concertation entre l’UA et les CER, Alger plaide pour des solutions africaines aux défis africains, basées sur la solidarité, la souveraineté économique et la concrétisation pragmatique des objectifs de l’Agenda 2063.

Mohamed B.