L’Algérie s’apprête à accueillir, du 8 au 10 octobre 2026, la 10e édition du Salon international de la récupération et de la valorisation des déchets (REVADE 2026), organisée sous le thème « L’économie circulaire durable… enjeux et perspectives ». Placé sous la tutelle du ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie ainsi que du ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, cet événement est supervisé par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) en étroite collaboration avec l’Agence nationale des déchets (AND). Les activités se dérouleront au pavillon Casbah du Palais des expositions de la SAFEX, réunissant des institutions publiques, des opérateurs économiques nationaux et internationaux ainsi que des porteurs de projets innovants.
La tenue de cette édition s’inscrit au cœur des orientations stratégiques des autorités algériennes, qui placent la transition vers une économie circulaire au rang de priorité nationale pour le développement durable. À travers les feuilles de route portées par le ministère de l’Environnement et relayées par les missions diplomatiques officielles, l’Algérie affiche son ambition de transformer la gestion des déchets, longtemps considérée comme un défi sanitaire et urbain, en un vecteur central de création de richesses, d’emplois verts et de souveraineté industrielle. L’orientation gouvernementale vise la réduction de l’empreinte environnementale par la généralisation du tri sélectif, du recyclage industriel et du traitement valorisant des résidus urbains et dangereux. En encourageant l’intégration des start-up et des jeunes entrepreneurs dans la chaîne de valeur du recyclage, le pays entend stimuler l’innovation technologique locale tout en incitant le secteur privé et les groupes publics à adopter des modèles de production écoresponsables. Sur le plan économique, le salon constitue une plateforme d’échange et d’exploration de partenariats internationaux. L’Algérie cherche à capter les investissements directs et les transferts de technologies de pointe pour moderniser ses centres d’enfouissement technique et développer de véritables filières de transformation. Cette démarche transversale implique une coordination étroite entre les acteurs du commerce, de l’industrie et de la protection de l’environnement afin d’unifier la réglementation et de dynamiser le marché national de la récupération.
Maria T.






