Sidi Bel Abbès: Sambal développe une nouvelle génération de moissonneuses-batteuses dotées de l’intelligence artificielle

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L’Entreprise Nationale de Production de Matériel Agricole (Sambal), située à Sidi Bel Abbès, franchit un nouveau cap technologique. Dans le cadre de son partenariat avec son associé finlandais, la société s’attelle au développement d’une nouvelle gamme d’équipements agricoles de pointe, incluant des moissonneuses-batteuses intégrées d’intelligence artificielle. Ces machines de dernière génération seront commercialisées dès l’année prochaine pour répondre aux exigences de modernisation de la filière céréalière nationale.

Selon les précisions apportées par un responsable du département de production, l’entreprise a formalisé une feuille de route structurée. D’ici la fin de l’année en cours, Sambal assemblera une première série pilote de 20 moissonneuses-batteuses équipées d’une boîte de pilotage automatique. Cette étape permettra de lancer, dès l’année suivante, la chaîne de fabrication dédiée aux modèles autonomes sous intelligence artificielle. L’intégration de ces technologies vise à faciliter la conduite, optimiser le rendement à l’hectare et réduire de manière significative le taux de déperdition des grains lors du moissonnage. Les nouveaux équipements seront mis à la disposition des agriculteurs sur le marché national en amont de la prochaine campagne moisson-battage. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des initiatives de formation menées par Sambal durant la saison 2025/2026, au cours de laquelle 100 conducteurs venus de différentes wilayas du pays ont été formés à la conduite et à la maintenance préventive. Ces sessions de qualification ont permis de lutter contre le gaspillage des récoltes stratégiques, dont les pertes annuelles étaient jusqu’alors évaluées entre 15 % et 30 %. Des sessions similaires seront organisées spécifiquement pour la prise en main de ce nouveau matériel intelligent. L’an dernier, l’usine avait déjà commercialisé un segment de moissonneuses-batteuses géantes, dotées de cabines climatisées et de compteurs de volume récolté en temps réel. Adaptés aux contraintes climatiques du Grand Sud et aux grandes exploitations sahéliennes, ces engins affichent un taux d’intégration nationale de 70 %. Fort de ses 300 employés et d’une capacité théorique de 1 000 unités par an, le complexe industriel ambitionne de porter son taux d’intégration nationale à 77 % d’ici la fin de l’année. L’ensemble des opérations  découpe, pliage, soudure et traitement de surface est réalisé localement par une main-d’œuvre algérienne qualifiée, à partir de matières premières nationales.

Sonia Stambouli