Le Centre des Conventions Mohamed Ben Ahmed d’Oran accueille dès aujourd’hui la 14ᵉ édition du NAPEC (North Africa & Mediterranean Energy & Hydrogen Exhibition and Conference), le rendez-vous phare du secteur énergétique en Afrique du Nord et dans le bassin méditerranéen. Du 5 au 7 octobre 2026, l’événement réunit les grands décideurs de l’industrie, des majors pétro-gazières internationales aux experts de la transition énergétique, autour des défis majeurs liés aux hydrocarbures, à l’hydrogène vert et au développement durable. Dans un contexte économique mondial en pleine mutation, ce sommet positionne plus que jamais l’Algérie au cœur des partenariats stratégiques entre les deux rives de la Méditerranée.
L’un des axes centraux du NAPEC 2026 réside dans la structuration de la filière de l’hydrogène bas-carbone. L’Algérie et ses partenaires méditerranéens cherchent à positionner la région en véritable pôle d’exportation d’énergie propre vers l’Europe, notamment à travers des initiatives d’envergure telles que le projet SoutH2 Corridor. Le salon constitue un cadre privilégié pour évaluer les technologies de production, de stockage et d’adaptation des infrastructures de transport existantes. Le NAPEC 2026 offre un espace de concertation stratégique entre compagnies pétrolières nationales (NOC), majors internationales (IOC), équipementiers et institutions financières. La présence marquée de délégations internationales, illustrée notamment par la participation renforcée de l’Union européenne, vise à sceller des accords structurants pour le financement des infrastructures de demain et à garantir la sécurité des approvisionnements mutuels. L’optimisation des opérations constitue un autre pilier de cette édition. L’intégration de l’intelligence artificielle, de l’automatisation et des technologies numériques dans la gestion des gisements, l’entretien prédictif des pipelines et l’efficacité des réseaux électriques est au cœur des ateliers techniques, afin d’accroître le rendement tout en réduisant l’empreinte environnementale. En rassemblant l’écosystème énergétique mondial, le NAPEC 2026 ne se contente pas d’analyser les tendances du marché : il trace la feuille de route d’un mix énergétique équilibré, durable et économiquement viable pour toute la région méditerranéenne.
Le secrétaire général de l’APPO en déplacement officiel en Algérie
Le secrétaire général de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole (APPO), Farouk Ghazali, effectue une visite de travail en Algérie à l’occasion de la 14e édition du Salon et Conférence sur l’énergie et l’hydrogène pour l’Afrique et le bassin méditerranéen (NAPEC 2026. Au cours de son séjour, M. Ghazali doit s’entretenir avec plusieurs hauts responsables algériens, au premier rang desquels figure le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, conformément aux indications transmises par le ministère de tutelle. Les échanges porteront essentiellement sur l’évolution du secteur des hydrocarbures, l’analyse des tendances actuelles des marchés énergétiques internationaux, ainsi que sur diverses questions d’intérêt commun entre l’Algérie et l’organisation continentale. Ces discussions visent avant tout à consolider les liens de coopération entre l’Algérie et l’APPO, tout en explorant les perspectives de renforcement du partenariat africain dans les domaines du pétrole et du gaz. L’objectif partagé demeure l’harmonisation des efforts des pays producteurs afin d’ouvrir de nouveaux horizons de collaboration énergétique à l’échelle régionale. Cette visite officielle s’inscrit dans le cadre du déploiement de la 14e édition du NAPEC, un rendez-vous industriel majeur qui rassemble les principaux acteurs et opérateurs du secteur de l’énergie et de l’hydrogène.
L’OPEP+ opte pour la stabilité face aux turbulences géopolitiques au Moyen-Orient
Dans un contexte connexe, et face aux secousses persistantes qui perturbent l’approvisionnement énergétique mondial, l’alliance OPEP+ s’achemine vers une reconduction pure et simple de ses objectifs de production de pétrole pour le mois de novembre. Selon des informations rapportées par « Reuters », s’appuyant sur des déclarations de trois sources proches du dossier, le groupe de pays exportateurs privilégie la continuité dans un paysage marqué par de vives incertitudes géopolitiques et opérationnelles. Cette décision de maintenir le statu quo intervient dans un contexte particulièrement tendu. La guerre en Iran continue de peser lourdement sur les exportations de brut et d’entraver le flux habituel de l’approvisionnement dans toute la région du Moyen-Orient. Ces affrontements armés ont non seulement perturbé les réseaux logistiques et maritimes, mais ils ont également contraint l’alliance à reporter la révision périodique des capacités de production de ses pays membres, une évaluation technique pourtant cruciale qui doit servir de base à l’établissement des quotas de production pour l’année 2027. Sur le plan pratique, l’OPEP+ est convenue en principe de stabiliser l’offre sur le marché pour le mois à venir. Toutefois, la réalité du terrain diverge sensiblement des objectifs affichés sur le papier. Plusieurs nations clés du golfe Persique pompent actuellement à des niveaux nettement inférieurs à leurs allocations autorisées, leurs exportations effectives fluctuant entre 60 % et 80 % de leurs volumes habituels. Ainsi, bien que l’organisation ait formellement relevé ses plafonds théoriques tout au long de l’année pour tourner la page de plusieurs exercices caractérisés par de drastiques coupes budgétaires et extractives, une grande partie de ces hausses planifiées ne s’est jamais concrétisée en raison des blocages directs subis par les infrastructures pétrolières. Les statistiques de la fin de l’été illustrent de manière frappante l’ampleur de cette fracture entre la théorie et la pratique. Durant le mois d’août, la production combinée des sept principaux piliers du groupe a progressé pour atteindre environ 25 millions de barils par jour, marquant une hausse de 630 000 barils quotidiens par rapport au mois de juillet. Cependant, en dépit de cette reprise ponctuelle, l’extraction globale demeure inférieure de près de 5 millions de barils par jour aux volumes historiquement enregistrés avant le déclenchement du conflit en février. Cette importante marge d’indisponibilité met en lumière les dommages durables causés aux capacités logistiques de la zone. Parallèlement à la gestion des volumes immédiats, l’alliance doit composer avec un agenda technique perturbé. La révision formelle des capacités de production, initialement programmée pour la fin du mois de septembre, a dû être officiellement repoussée à la mi-novembre. Ce décalage s’explique par les retards logistiques accumulés sur les grands projets d’extension et de modernisation des gisements au Moyen-Orient, directement affectés par l’insécurité régionale et les problèmes d’approvisionnement en équipements. Malgré ces ajustements au jour le jour, l’ossature globale de l’accord d’encadrement reste inchangée : l’engagement collectif de réduction avoisine toujours les 2 millions de barils par jour pour la majorité des pays participants. Dans ce cadre restreint, le Comité de suivi ministériel conjoint (JMMC) s’est réuni afin d’analyser l’évolution récente des cours du brut et l’équilibre entre l’offre et la demande mondiale. Si cet organe consultatif joue un rôle essentiel de baromètre pour l’organisation, il ne dispose d’aucun pouvoir décisionnel pour imposer de nouvelles inflexions stratégiques, laissant aux ministres de l’OPEP+ la responsabilité de piloter le marché à vue durant les semaines à venir.






