Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a affirmé que l’Algérie connaît aujourd’hui une situation de stabilité et de confort en matière de sécurité hydrique grâce aux grands programmes stratégiques lancés par l’État ces dernières années.
Invité, lundi, au Forum de la Radio nationale, le ministre a souligné que le secteur de l’hydraulique occupe une place centrale dans le développement économique et social du pays, en raison de son lien direct avec l’amélioration des conditions de vie des citoyens et l’accompagnement de la dynamique de développement dans différents domaines. Il a indiqué que les progrès enregistrés par le secteur sont le fruit des mesures prises par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour faire face aux changements climatiques et à la baisse des précipitations qui touche l’ensemble du bassin méditerranéen. Selon le ministre, la sécurité hydrique constitue une priorité nationale qui exige la mobilisation de toutes les ressources disponibles, à travers le dessalement de l’eau de mer, le traitement des eaux usées et la réalisation de barrages. L’Algérie compte actuellement 82 barrages à travers le territoire national, auxquels s’ajoutent cinq nouveaux ouvrages en cours de réalisation. Leur capacité globale de stockage dépasse les 8 milliards de mètres cubes, tandis que les réserves enregistrées cette année ont atteint plus de 4,5 milliards de mètres cubes. Face à l’augmentation de la demande en eau durant la saison estivale, le secteur a pris une série de mesures, en coordination avec le ministère de l’Intérieur et les autorités locales, afin de garantir un approvisionnement régulier des citoyens et de réduire la durée des interruptions de distribution. Parmi ces mesures figurent l’augmentation des volumes d’eau mobilisés à partir des barrages et le recours aux stations de dessalement de l’eau de mer qui alimentent actuellement 16 wilayas côtières, en attendant l’extension du réseau de transfert vers d’autres wilayas dans un avenir proche. Le ministre a également annoncé la mise en service de 91 nouveaux forages, sur un programme de plus de 400 puits en cours de réalisation. Par ailleurs, M. Bouzegza a souligné que l’Algérie est devenue un pays pionnier dans le domaine du dessalement de l’eau de mer, qualifiant cette filière de choix stratégique pour diversifier les ressources hydriques du pays. Le pays dispose aujourd’hui de 19 stations de dessalement, d’une capacité de production de 3,8 millions de mètres cubes par jour, auxquelles s’ajoutent 12 petites stations produisant au total 300.000 mètres cubes quotidiennement. L’objectif à terme est d’assurer l’alimentation continue de l’ensemble des régions du Nord et des Hauts-Plateaux. Concernant la stratégie future, le ministre a rappelé que le président de la République a insisté, lors d’une réunion du Conseil des ministres, sur la nécessité d’accorder une attention particulière à l’approvisionnement des citoyens en eau potable et de revoir les mécanismes de gestion et de distribution de cette ressource. Il a estimé que la disponibilité de la ressource en eau constitue aujourd’hui un facteur favorable, le défi résidant désormais dans son acheminement vers les citoyens et dans son exploitation rationnelle pour les besoins de la consommation, de l’agriculture et de l’industrie. Évoquant enfin la réutilisation des eaux usées traitées, M. Bouzegza a fait savoir que l’Algérie compte actuellement 234 stations d’épuration en exploitation et 78 autres en cours de réalisation. Leur capacité de production atteint 1,5 milliard de mètres cubes par an, dont près de 30 % sont déjà progressivement réutilisés, notamment dans le secteur agricole.
Amel Driss






