La campagne électorale pour les législatives du 2 juillet prochain a connu un démarrage relativement modéré, mais devrait gagner en intensité au cours de sa dernière semaine, à mesure que les partis politiques et les candidats multiplieront leurs activités de terrain. C’est ce qu’a indiqué le spécialiste en droit constitutionnel Rachid Lourari, invité de l’émission « L’Invité du matin » sur les ondes de la Radio algérienne.
Selon lui, les premiers jours de campagne ont été marqués par une activité limitée, comparable à celle observée lors des précédentes échéances électorales. Les grands meetings et rassemblements populaires ont été peu nombreux, aussi bien du côté des formations politiques traditionnelles que des listes indépendantes. Le spécialiste observe toutefois une dynamique progressive à travers l’organisation de rencontres dans les salles et le recours croissant aux réseaux sociaux, même si ces initiatives demeurent modestes au regard des 32 partis engagés dans la compétition électorale. Rachid Lourari souligne que les actions de proximité constituent aujourd’hui la principale caractéristique de cette campagne. Les candidats privilégient les rencontres directes avec les citoyens dans les quartiers, les villages et les espaces publics afin de présenter leurs programmes et d’échanger sur les préoccupations locales. Les réseaux sociaux occupent également une place centrale dans les stratégies de communication, particulièrement pour les candidats indépendants qui disposent généralement de moyens plus limités et d’un ancrage partisan moins important que les grandes formations politiques. Sur le plan du discours politique, l’universitaire relève un ton globalement modéré et apaisé, loin des logiques de confrontation. Les interventions des candidats se concentrent essentiellement sur les enjeux liés à la souveraineté nationale, à la défense des intérêts du pays et aux grandes préoccupations de la société. Il estime par ailleurs que cette campagne se distingue par une diminution des promesses électorales excessives, traduisant une meilleure compréhension par les citoyens du rôle du député, dont les missions principales consistent à légiférer, contrôler l’action gouvernementale et contribuer à l’élaboration des politiques publiques. Pour Rachid Lourari, le véritable enjeu de cette campagne demeure la mobilisation des électeurs. Il considère que son succès sera avant tout évalué à l’aune de sa capacité à encourager la participation citoyenne et à renforcer la confiance dans le processus électoral, dans un cadre marqué par les garanties de transparence et de régularité prévues par la législation en vigueur.
Maya H./Ag






