Coupe de la CAF / USMA: Le rêve est permis

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On est passé par toutes les émotions, samedi, lors de la finale aller de la Coupe de la CAF ayant mis aux prises l’USMA au Zamalek, au stade du 5-Juillet. On s’attendait certes à un match serré entre deux équipes chevronnées jouant la prudence à outrance, mais le scénario des dernières minutes de la rencontre a eu le mérite de nous faire sortir de notre torpeur.

C’était même complètement fou. Passer de la cruelle déception d’une défaite à la joie immense de la victoire en un clin d’œil et vice versa, il n’y a que le football qui peut nous procurer ce genre d’émotions. Les Usmistes n’auraient pas espéré mieux, car ils étaient vraiment mal embarqués après le but du Zamalek dans le temps additionnel. Mais avant l’amorce de la fatidique contre-attaque égyptienne, il y a eu une faute sur un attaquant usmiste, lors d’un duel aérien disputé avec un défenseur adverse dans la surface de réparation. L’arbitre mauritanien, appelé par ses collègues de la VAR, a dû aller voir la vidéo. Après consultation, il a décidé d’annuler le but du Zamalek et accorder en même temps un penalty à l’USMA, au grand soulagement de ses milliers fans présents dans l’enceinte olympique. On imagine de l’autre côté, le désarroi des Egyptiens qui ont cru un instant avoir fait le plus dur, en marquant le fameux but à l’extérieur. Un fait de jeu rare, mais qui peut arriver notamment depuis l’introduction de la VAR.

Cette fois, il a penché du côté usmiste, on ne va pas s’en plaindre. D’autant que cette victoire étriquée (1 – 0), sans être déterminante pour la manche retour au Caire dans moins d’une semaine, a le mérite de maintenir l’espoir et rêve d’un deuxième sacre en Coupe de la CAF chez les Rouge et Noir. Le match, comme on pouvait s’y attendre, a été sacrément disputé. Pas très agréable à regarder, mais dans une finale l’essentiel est ailleurs. Les deux équipes ont opté pour une tactique prudente tout en essayant de surprendre l’adversaire sur des contres. Du coup, il y a eu peu d’occasions nettes de scorer et beaucoup de déchets dans le jeu de part et d’autre. Le nul aurait été plus équitable diront certains, l’USMA a été chanceuse, renchérissent ceux qui veulent coûte que coûte rabaisser son exploit. Mais ces derniers oublient ou feignent d’oublier combien de fois, dans son histoire, l’USMA a joué de malchance au point où l’ancien président de la Fifa, Sepp Blatter, l’a qualifié de « géant malchanceux ». Peut-être que la roue a fini par tourner.

Au vu de tous les titres gagnés, ces dernières années, par les Rouge et Noir, on serait tenté de le croire.Cela ne veut aucunement dire que les Usmistes sont favoris pour remporter la Coupe de la CAF. Ils ont juste pu conserver leurs chances dans la perspective de la manche retour qui s’annonce très compliquée face à un adversaire revanchard.  « On a certes réalisé une bonne opération, mais on n’a pas décroché le titre pour autant. Il reste une seconde manche très difficile à négocier en Egypte où tout reste encore possible. Il ne faut surtout pas se relâcher et garder notre concentration jusqu’au bout. Il va falloir bien se préparer, notamment sur le plan mental », prévient le coach usmiste, Lamine N’Diaye qui reconnaît par ailleurs que son équipe n’a pas réalisé un bon match. « Les joueurs savent qu’ils n’ont pas réalisé un bon match, mais ils ont eu le mérite de l’emporter. Même s’ils n’ont pas été vraiment transcendants, ils ont su trouver les ressources nécessaires pour venir à bout de la coriace équipe du Zamalek », dira-t-il tout en soulignant le courage et la combativité de son groupe. C’est avec ces qualités qu’ils comptent aborder le match retour pour ramener le trophée du Caire. Mais c’est loin d’être gagné d’avance.

Ali Nezlioui 

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