Partenariat stratégique: Washington veut accélérer sa coopération économique avec Alger

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Le secrétaire d’État adjoint des États-Unis d’Amérique, Christopher Landau, a affirmé mardi à Alger la volonté de son pays de renforcer les relations économiques et commerciales avec l’Algérie, tout en consolidant la coopération dans le domaine sécuritaire.

S’exprimant à la presse à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en présence du commandant du Commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM), le général d’armée Dagvin Anderson, et de la délégation qui l’accompagnait, M. Landau a qualifié la rencontre d’« excellente » et « très riche en contenu ». Le responsable américain a exprimé sa satisfaction quant à l’accueil qui lui a été réservé, soulignant qu’il s’agissait de sa première visite en Algérie. « Nous avons été très honorés par l’accueil du président de la République et impressionnés par la chaleur du peuple algérien ainsi que par la beauté du pays », a-t-il déclaré. Insistant sur la profondeur des relations entre les deux pays, M. Landau a rappelé que celles-ci remontent à 1795, date de la signature d’un traité de paix et d’amitié entre les États-Unis et la Régence d’Alger, sous l’impulsion de George Washington et du dey Hassan Pacha. Il a également relevé que l’Algérie figurait parmi les premiers États à établir des relations diplomatiques avec Washington, tout comme les États-Unis avaient été parmi les premiers à reconnaître l’Algérie indépendante en 1962. Évoquant les perspectives de coopération, le secrétaire d’État adjoint américain a estimé que les deux pays se trouvent à « un moment important » de leur relation, marqué par des opportunités significatives de développement mutuellement bénéfique. Il a notamment mis en avant le potentiel de renforcement des échanges économiques et commerciaux au service des intérêts des deux peuples.Sur le plan sécuritaire, M. Landau a souligné l’existence de « domaines importants de coopération », appelant à une coordination accrue face aux défis régionaux, en particulier dans la région du Sahel. Il a également évoqué la nécessité de poursuivre les efforts en faveur du règlement de la question du Sahara occidental, après plus de cinquante ans de conflit.« Il s’agit d’un moment très important dans les relations entre les États-Unis et l’Algérie », a-t-il conclu, exprimant l’espoir que cette étape soit perçue, à l’avenir, comme un tournant dans les relations bilatérales entre « deux grands pays ». Il a enfin réitéré ses remerciements aux autorités et au peuple algériens pour l’accueil qui lui a été réservé.

Sonia Stambouli

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