Plus de 35 opérations d’exportation de produits algériens vers 19 pays lancées hier: La stratégie de dynamisation des exportations hors hydrocarbures se concrétise sur le terrain

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Plus de 35 opérations d’exportation de produits « Made in Algeria » ont été lancées, hier, à travers 13 wilayas, portant sur une gamme diversifiée de produits, notamment des appareils électroménagers, des produits agricoles et des biens industriels, destinés à plusieurs marchés internationaux.

Le lancement officiel de cette opération d’envergure a été donné depuis la wilaya de Tizi-Ouzou par le ministre du secteur Kamel Rezig, qui a suivi, par visioconférence, le déroulement dans les autres wilayas, à savoir El Meghaier, Mostaganem, Relizane, Oran (ports d’Oran et d’Arzew), Sétif, Jijel, Alger (aéroport international Houari-Boumediene), Bordj Bou Arreridj, Annaba, Béjaïa, Skikda et Biskra.Cette opération qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie de dynamisation des exportations hors hydrocarbures, vise à renforcer la présence du produit algérien sur les marchés internationaux.Les exportations sont destinées à 19 pays à travers le monde (huit pays européens, cinq pays arabes et africains et six pays du continent américain), illustrant l’élargissement de la présence des produits algériens sur les marchés internationaux et la diversification de leurs destinations.Les cargaisons exportées dans le cadre de ces opérations couvrent un large éventail de produits industriels et agricoles, tels que les tomates cerises, les fruits, les produits alimentaires, les dattes, les produits laitiers, les détergents, le papier, les matériaux d’emballage, les appareils électroménagers, les pièces de rechange, les produits textiles, la céramique, ainsi que des matériaux de construction, notamment le ciment, le clinker et l’acier de construction.A cette occasion, le ministre a procédé également à l’ouverture du salon national des fromages et produits laitiers destinés à l’exportation, un événement qui constitue un espace de valorisation des capacités des entreprises nationales activant dans la filière lait et dérivés, ainsi que de promotion de la qualité et du potentiel exportateur des produits algériens.Fruit d’une politique publique visant à diversifier l’économie nationale, les exportations hors hydrocarbures enregistrent une dynamique positive, portée par l’amélioration du cadre réglementaire, les facilitations administratives et l’accompagnement des opérateurs économiques, comme en témoignent plusieurs entreprises publiques et privées ayant sensiblement accru leurs volumes à l’exportation.Cette dynamique a été confirmée par plusieurs entreprises, dont le Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA), Knauf Algérie et El Hillal, interrogées en marge de la première édition de l’exposition nationale des produits d’exportation algériens, qui se tient au Centre des conventions d’Oran.Les responsables de ces sociétés ont unanimement mis en avant l’impact positif des facilitations accordées par l’Etat et des mécanismes d’accompagnement mis en place, soulignant une augmentation notable de leurs volumes à l’exportation dans un climat d’affaires progressivement plus favorable.Le Groupe GICA, à travers ses filiales, dont la cimenterie de Zahana (Mascara), exporte aujourd’hui son clinker vers l’Europe, l’Afrique et l’Amérique latine. Selon M. Souahi Abdelatif, directeur commercial de la filiale de Zahana, les exportations ont atteint 5 millions de tonnes en 2025, avec l’objectif d’atteindre 6 millions de tonnes en 2026, soit une progression de 20%. Il a précisé que les opérations d’exportation s’effectuent dans un environnement très favorable, sans contraintes administratives ou logistiques majeures, grâce aux mesures d’accompagnement et aux facilitations mises en place par les pouvoirs publics.Le ministre du Commerce extérieur, Kamel Rezig, qui a présidé l’ouverture de l’exposition, a souligné que les produits algériens destinés à l’exportation connaissent une diversification notable et se distinguent par leur haute qualité, reflétant les fruits des réformes engagées depuis 2020, dans le cadre du programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Bekhouche Seddik, député à l’Assemblée populaire nationale (APN) et membre de sa Commission des affaires économiques, de la planification et de la consultation, a rappelé que la commission compétente accompagne les efforts de l’Etat pour améliorer l’action en faveur de l’exportation, en restant à l’écoute des préoccupations des opérateurs et en contribuant à lever les contraintes auxquelles ils sont confrontés.Le secteur privé joue également un rôle central dans cette dynamique. Knauf Algérie, spécialisée dans les matériaux de construction, souligne l’impact positif des mesures d’incitation à l’exportation. »Le climat actuel encourage l’investissement productif orienté vers l’exportation, avec un meilleur accès aux financements et une plus grande visibilité sur les marchés extérieurs », indique Iskander El Hadi, directeur général de Knauf Algérie.L’entreprise a exporté 7 millions de mètres carrés de plaques de plâtre en 2025, principalement vers la Libye et le Ghana. Dans le secteur de l’industrie du papier, le goupe El Hillal a enregistré une nette progression de ses exportations, grâce à l’appui institutionnel, aux facilitations douanières et à l’amélioration des chaînes logistiques, renforçant ainsi la compétitivité des produits algériens. »Le groupe a déjà engagé des opérations d’exportation régulières vers la Mauritanie, à raison de deux conteneurs de 40 pieds par mois, soit environ 40 tonnes de cahiers, et ce depuis quatre mois », a fait savoir le responsable des relations publiques et extérieures du groupe, Youcef Nefir.Cette évolution favorable ne profite pas uniquement aux grands groupes. Plusieurs petites entreprises, créées dans le cadre de dispositifs d’aide à l’emploi, comme « Oran Snail », spécialisée dans l’élevage d’escargots ou « Dounia’s Kitchen », productrice artisanale de confitures, entre autres, ont déjà exporté leurs produits vers l’Italie, illustrant l’impact concret de la politique publique sur l’ensemble du tissu économique.L’ensemble de ces résultats témoigne de l’efficacité des mesures publiques en matière de soutien à l’exportation et laisse entrevoir une perspective de croissance durable pour les produits hors hydrocarbures, consolidant la diversification économique et la présence de l’Algérie sur les marchés internationaux.A ce titre, il y a lieu de rappeler que l’Etat avait mis en œuvre toutes les procédures et les dispositions nécessaires en vue d’accélérer le processus de numérisation, seule et unique voie pour mettre fin aux entraves bureaucratiques et lutter contre toutes les formes de corruption et de malversations.  Pour ce faire, le gouvernement compte mettre le cap sur la poursuite du processus de réformes économiques opérées par les pouvoirs publics, notamment en termes d’amélioration du climat d’investissement et de promotion médiatique des réalisations accomplies en la matière.

Il s’agit d’offrir à tout acteur économique la possibilité de travailler dans des conditions équitables, en sus de bénéficier des mêmes droits et opportunités, des conditions consacrées par la loi sur l’investissement, laquelle constitue un système juridique intégré qui consacre la liberté d’investissement et l’égalité entre les investisseurs, sans distinction entre l’investisseur local ou étranger, protège leurs investissements et garantit leur droit de transférer le capital investi et ses revenus.

A cet égard, il y a lieu de citer la décision fondamentale prise par le président de la République portant suppression de la règle dite 51/49, à l’exception de certains secteurs stratégiques, afin de réunir un environnement plus ouvert et plus attractif pour les investisseurs étrangers.Dans le même sillage, il a été question de la profonde réforme de la loi monétaire et bancaire visant à accompagner les mutations économiques, laquelle a permis d’élargir les prérogatives du Conseil de la monnaie et du crédit en matière d’agrément des banques commerciales, des banque numériques et de le forme numérique, de développer les moyens de paiement écrits et de suivre leur mise en œuvre, en sus de diversifier les sources de financement, notamment le financement islamique. Il faut rappeler, à ce titre, que la vision stratégique du Président Tebboune a permis à l’Algérie d’exploiter au mieux ces avantages qui la place au cœur de la dynamique économique au niveau régional.Désormais, tout porte à croire que l’Algérie est engagée sur la voie d’un nouveau modèle économique en vue de relancer la machine de la production nationale et bâtir une économie qui soit totalement indépendante des hydrocarbures.Et pour cause, l’installation par le président de la République du Conseil supérieur de régulation des importations traduit fortement cette volonté d’en finir avec des pratiques malsaines qui ont terni l’image du pays et porter atteinte à l’économie nationale.Pour ce faire, le gouvernement table sur des secteurs stratégiques comme l’agriculture et la transition énergétique qui demeurent la locomotive du développement national englobant l’ensemble des secteurs d’activité.Cette nouvelle orientation a été réaffirmée par le président Abdelmadjid Tebboune qui avait mis l’accent sur l’engagement de l’Etat à poursuivre son soutien à l’agriculture, rassurant que la conjoncture financière difficile que connait l’Algérie n’entamera en rien la détermination de l’Etat à promouvoir ce secteur.Le président de la République avait, en outre, mis en avant l’importance de ce secteur vital pour permettre à notre pays de surmonter les épreuves, tout en préservant sa stabilité et la cohésion du front interne à l’ombre des crises économiques et soubresauts politiques qui secouent le monde.L’Algérie a pu se prémunir contre les répercussions de la chute des cours du pétrole grâce à une politique judicieuse et la réalisation de projets stratégiques et la préservation des réserves nationales, autant de mesures qui ont mis l’Algérie à l’abri d’une récession dévastatrice, alors qu’aujourd’hui, il est plus judicieux aujourd’hui de s’orienter vers d’autres secteurs générateurs de richesses et d’emplois pour nos jeunes. L’Agriculture qui permet d’atteindre l’autosuffisance, voire d’aller vers l’exportation permettra à l’Algérie de compter avec les recettes nationales, diversifier ses sources d’investissement et de préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Pour de nombreux économistes, l’Algérie n’a d’autre alternative si elle veut trouver un substitut économique à l’énergie tarissable, que de réhabiliter et restructurer ce secteur à travers une vision stratégique moderne qui repose sur la science et les technologies, la revalorisation des expériences, la mécanisation et une bonne gestion du processus de production, de distribution, de stockage et de commercialisation.A cet effet, d’aucuns pensent que l’Algérie ne peut réaliser de progrès dans les domaines économique, industriel et commercial sans asseoir une base nationale solide.Pour relever le défi, le gouvernement est appelé à intensifier les efforts, avec la nécessité de recourir aux techniques modernes pour améliorer la productivité et remédier au manque de main d’œuvre.De ce fait, il est attendu qu’un intérêt particulier soit accordé au développement agricole et rural et aux industries alimentaires, outre à la valorisation des ressources halieutiques dans le souci de garantir la sécurité alimentaire. Il s’agit également de développer une véritable industrie pharmaceutique afin de garantir la couverture des besoins des citoyens en matière de médicaments efficaces de qualité. Avec la création d’un haut conseil de l’énergie, placé auprès de l’autorité du président de la République et chargé de fixer les orientations en matière de politique énergétique nationale, l’Algérie aura confirmé sa nouvelle orientation en matière de transition énergétique.Ce conseil est chargé de statuer sur les stratégies à suivre dans les domaines de la sécurité énergétique du pays à travers, notamment la préservation, le renouvellement et le développement des réserves nationales en hydrocarbures, et le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des plans à long terme pour le développement des infrastructures de production, de transport, d’approvisionnement, de stockage et de distribution des produits énergétiques. Il est appelé aussi à suivre l’introduction et le développement des énergies nouvelles et renouvelables, la transition énergétique vers un nouveau modèle national de production et de consommation d’énergie en fonction des ressources énergétiques et minières nationales et à suivre les engagements extérieurs et des objectifs stratégiques à long terme du pays. Il devra assurer le suivi de la régulation du marché énergétique national, l’impact de la situation énergétique nationale et internationale sur le pays, ainsi que la valorisation des ressources énergétiques et la dimension énergétique liée à l’environnement et au changement climatique.Le suivi des alliances stratégiques et les partenariats internationaux en matière énergétique, notamment les engagements et accords commerciaux à long terme et à portée stratégique font partie également de ses missions.

T. Benslimane

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