Dessalement de l’eau de mer: Vers une valorisation économique de la saumure

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À la veille de la célébration de la Journée mondiale du recyclage, prévue le 18 mars de chaque année, le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie, en coordination avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et la Société algérienne de dessalement de l’eau, a engagé l’étude d’un projet stratégique portant sur la valorisation de la saumure issue des stations de dessalement de l’eau de mer, selon une approche scientifique et fondée sur la recherche.

Ce projet est piloté à travers l’Observatoire national de l’environnement et du développement durable, établissement placé sous la tutelle du ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie, en collaboration avec l’Université de technologie de Boumerdès, dans une dynamique de synergie entre recherche académique et besoins industriels. Dans ce cadre, la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, a effectué, mardi 17 mars 2026, une visite de terrain à la station de dessalement « Fouka 2 », située dans la wilaya de Tipaza, afin de s’enquérir de l’état d’avancement de cette démarche et d’en évaluer les perspectives de mise en œuvre. Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale visant à optimiser le fonctionnement des stations de dessalement pour faire face aux effets du changement climatique et de la sécheresse, tout en garantissant la sécurité hydrique du pays. Il repose sur le développement de solutions scientifiques et technologiques permettant de valoriser la saumure, principal sous-produit du processus de dessalement de l’eau de mer. L’objectif est de récupérer les composants minéraux et les sels à forte valeur ajoutée contenus dans cette saumure, afin de les transformer en matières premières exploitables dans divers secteurs industriels. Une telle approche ouvre la voie à la création de nouvelles chaînes de valeur, en intégrant ces ressources dans des activités économiques structurantes, conformément aux principes de l’économie circulaire. Au-delà de l’enjeu environnemental, cette initiative présente un potentiel économique significatif, en permettant de transformer un rejet industriel en ressource valorisable, susceptible de générer des opportunités d’investissement, d’innovation et d’emplois. Ce projet s’inscrit également dans la mise en œuvre des orientations du président de la République, visant à renforcer les capacités nationales en matière de dessalement de l’eau de mer, notamment dans les régions les plus exposées à la sécheresse et aux effets du changement climatique. Dans ce cadre, les pouvoirs publics veillent à concilier le développement des infrastructures hydrauliques avec la préservation de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles, en privilégiant des solutions innovantes et intégrées. À travers cette démarche, l’Algérie amorce une nouvelle étape dans la valorisation économique de ses ressources hydriques, en transformant les contraintes environnementales en leviers de développement durable et en opportunités industrielles à forte valeur ajoutée. Selma Dey

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