Le Haut Conseil islamique (HCI) a organisé mardi à Alger une conférence scientifique accompagnée d’une exposition consacrée au Saint Coran, mettant en lumière le rôle pionnier de l’Algérie et les efforts déployés par l’État pour servir le Livre saint et préserver l’identité religieuse nationale.
Lors de cette rencontre, plusieurs responsables et spécialistes ont souligné les différentes initiatives menées en Algérie pour promouvoir l’impression, la diffusion et la préservation du Saint Coran, tout en valorisant l’héritage scientifique et religieux du pays. Prenant la parole à cette occasion, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, a insisté sur l’engagement constant de l’Algérie en faveur de l’impression du Saint Coran à travers les différentes étapes de son histoire, notamment la célèbre version du Mus’haf Roudoussi. Le ministre a également évoqué l’histoire de l’impression du Saint Coran en Algérie, rappelant le rôle joué par la famille Roudoussi et par de nombreux oulémas algériens dans la préservation et la transmission du Livre saint, entre le Ve et le IXe siècle de l’Hégire. Il a cité, dans ce cadre, plusieurs savants ayant contribué à l’enseignement et à la consécration des sciences coraniques en Algérie. M. Belmehdi a par ailleurs mis en avant les efforts déployés par le secteur des Affaires religieuses pour promouvoir la diffusion du Saint Coran, notamment à travers le soutien aux contributions de nombreux calligraphes algériens spécialisés dans l’écriture coranique. Il a également rappelé l’initiative de l’Algérie visant à imprimer le Saint Coran en braille, selon la version Warsh d’après Nafi’, afin de permettre aux non-voyants d’accéder au Livre saint. Cette édition connaît, selon lui, un grand succès à l’échelle internationale, particulièrement dans plusieurs pays africains. De son côté, le recteur de Djamaâ El Djazaïr, Mohamed Maâmoune Al-Kacimi Al-Hoceini, a souligné les efforts consentis par l’Algérie après l’indépendance pour l’impression du Mus’haf historique Roudoussi, une version très demandée aussi bien au niveau national qu’à l’étranger, notamment sur le continent africain.
Pour sa part, le président du Haut Conseil islamique, Mabrouk Zaid el Kheir, a affirmé que le Mus’haf algérien se distingue par la précision de son écriture ainsi que par sa calligraphie simple et harmonieuse. Selon lui, cette édition constitue un véritable rempart pour la protection de l’identité nationale et pour la préservation du référent religieux du peuple algérien. Il a également évoqué les efforts du HCI pour renforcer le lien entre les jeunes générations et l’héritage scientifique et religieux des savants algériens. Dans cette perspective, il a souligné l’importance d’ouvrir de nouvelles perspectives dans les domaines de la numérisation et de l’innovation, afin de soutenir la recherche scientifique religieuse. En marge de cette conférence, un accord de coopération a été signé entre le Haut Conseil islamique et l’Office des publications universitaires (OPU), portant sur la numérisation des documents et des archives du Conseil. À cette occasion, une plateforme numérique dédiée au HCI a également été lancée. Cette plateforme a été réalisée par l’équipe de l’incubateur d’affaires de l’université de Tipasa, dans le but de moderniser l’accès aux ressources scientifiques et documentaires liées aux sciences religieuses. La conférence a été ponctuée par l’organisation d’une exposition retraçant l’évolution du Mus’haf en Algérie, mettant en avant les différentes étapes historiques de son impression et de sa diffusion. Par ailleurs, une salle du siège du Haut Conseil islamique a été baptisée du nom du Cheikh érudit Ahmed Hamani (1915-1998), en hommage à son parcours et à sa contribution au service de la pensée islamique et des sciences religieuses en Algérie.
Abdallah Mehdi






