Le chanteur et musicien libanais engagé, Marcel Khalifa a donné samedi soir un concert à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh, où il a interprété les œuvres majeures de son répertoire artistique, incarnant l’engagement et l’art authentique, dont des extraits des poèmes les plus connus du regretté poète palestinien Mahmoud Darwich, et ce devant un public mélomane nombreux.
Pendant plus de deux heures, le public de l’Opéra d’Alger a savouré la prestation de Marcel Khalifa qui a interprété les chefs-d’oeuvre de son répertoire, célébrant l’humanité, la liberté, l’amour et la révolution, et notamment la cause palestinienne, un sujet qui définit sa présence artistique singulière depuis plus de quatre décennies.Le célèbre chanteur Marcel Khalifa a inauguré la soirée avec une nouvelle œuvre musicale dédiée à l’Algérie, intitulée « Bahr » (mer) avant d’enchainer, oud à la main, avec une sélection des plus beaux poèmes du regretté poète palestinien Mahmoud Darwish, parmi lesquels « Ya tayr al-hamam », « Mountasiba al-kama amchi », « Rita wal-boundoukia », « Ahino li-khoubz oummi », « Ya bahriya hila hila » et « Mounadhiloune », sous un grand tonnerre d’applaudissements.Avec sa voix mélodieuse et son interprétation parfaite, Marcel Khalifa a fait revivre au public des instants de musique authentique. Accompagné de son fils, Rami Khalifa au piano et de son neveu Sary Khalifa au violoncelle, l’artiste virtuose a aussi interprété des extraits musicaux, comme « Beyrouth El Djazair » et « Sarkha » qu’il a dédiés « aux familles des martyrs, tombés, a-t- il dit, sur une terre pure ».La soirée artistique a été rehaussée par la présence de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, du président de l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRAV), Amar Bendjedda, de l’ambassadeur du Liban en Algérie, Ali Al Moula, du chargé de la gestion de l’Opéra d’Alger, Mourad Senoussi, ainsi que des figures du monde artistique.A cette occasion, Mme Bendouda a souligné que cette soirée animée par Marcel Khalifa, « icône de l’art engagé et authentique », s’inscrit dans le cadre du « riche programme artistique des soirées du mois sacré pour cette année, avec la participation de plusieurs artistes arabes de renom conviés en Algérie afin de raviver le goût artistique raffiné ».A cet effet, la ministre a salué le projet de création de l’Orchestre Philarmonique d’Alger qui s’inscrit dans le cadre de « la politique artistique globale du président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune, visant à relancer l’intérêt pour la musique classique et raffinée », ajoutant que ce projet national et culturel est à même de contribuer à la relance du monde de la musique en Algérie à travers la création de liens alimentant cet établissement, à savoir les instituts de musique lesquels forment les compétences musicales pour qu’elles soient qualifiées au niveau national et international.S’exprimant à cette occasion, Marcel Khalifa s’est dit « très heureux d’animer ce concert artistique en Algérie après une absence de près de 15 ans », se disant « très admiratif de l’adhésion du public algérien qui a repris avec enthousiasme et une grande interaction » son long répertoire artistique et ses chansons les plus célèbres qui restent gravées dans la mémoire des générations. »L’Algérie occupe une place très particulière dans mon cœur », a-t-il dit, ajoutant qu' »elle fut dès le début des années soixante-dix, l’une des premières scènes à avoir accueilli ses nouveautés artistiques ».Marcel Khalifa, qui animera son deuxième concert à l’Opéra d’Alger suide deux autres à Oran et à Constantine, a souligné que « la chanson engagée est vivante et constitue un message humanitaire résistant au temps, portant toujours les causes de l’humanité dans toute sa profondeur et ses rêves ».






