Vers 30% d’intégration locale d’ici fin 2026: La sous-traitance érigée en choix stratégique au Salon Méchanica Algérie

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Le développement de la sous-traitance industrielle s’impose désormais comme un levier stratégique incontournable pour renforcer l’intégration industrielle et consolider une base de production nationale compétitive. C’est le message central délivré mardi soir à Oran par le directeur général des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’innovation au ministère de l’Industrie, Abdelaziz Rebai.

Intervenant lors d’une table ronde intitulée « La sous-traitance et l’intégration industrielle : défis, opportunités et perspectives », organisée dans le cadre d’une journée d’étude initiée par l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), le responsable a souligné que l’investissement productif doit être mis au service de la sous-traitance et de l’intégration industrielle. La rencontre s’est tenue en marge de la première édition du Salon « Méchanica Algérie », organisée au Centre des conférences « Mohamed Benahmed » d’Oran. Selon M. Rebai, l’activité de fabrication et de montage automobile en Algérie est désormais, sur le plan réglementaire, étroitement liée à l’implantation d’un réseau local de sous-traitance performant. Toute opération de montage ou de production de véhicules est conditionnée par l’existence d’un tissu industriel capable de répondre aux normes techniques et industrielles requises. La sous-traitance, a-t-il expliqué, constitue un levier majeur pour le développement des petites et moyennes entreprises. Elle permet non seulement la réduction des coûts de production, mais aussi le transfert de technologie, la création de nouvelles valeurs industrielles et le renforcement de la flexibilité des entreprises face aux exigences du marché et aux mutations du secteur industriel. Le ministère de l’Industrie a ainsi adopté une approche intégrée visant à placer la sous-traitance et l’intégration locale au cœur de sa politique industrielle. Cette orientation s’est traduite, sur le plan organisationnel, par la création d’une sous-direction dédiée au développement de la sous-traitance et de l’intégration locale au sein de la structure centrale du ministère. Cette entité est chargée de l’élaboration de la stratégie sectorielle, de la diffusion de l’information et de la coordination entre les différents acteurs industriels. Sur le plan juridique, la loi sur l’investissement confère à la sous-traitance le statut d’activité principale, ouvrant droit à divers avantages et incitations. À cela s’ajoutent les dispositions prévues par la loi de finances complémentaire de 2022, qui accordent des privilèges supplémentaires aux opérateurs activant dans ce domaine. Le secteur automobile est présenté comme l’un des domaines où la sous-traitance joue un rôle déterminant. Dans ce cadre, le ministère a fixé un objectif clair : porter le taux d’intégration locale dans les chaînes de valeur industrielles, notamment automobiles, à plus de 30 % d’ici la fin de l’année 2026. Sur le plan opérationnel, M. Rebai a indiqué que le département ministériel a défini une stratégie structurée pour développer la sous-traitance industrielle. Celle-ci repose sur la structuration de l’écosystème industriel, la mise en place en 2023 d’un comité de suivi du secteur des pièces de rechange et l’orientation des efforts vers des secteurs stratégiques tels que la mécanique, la sidérurgie et l’industrie automobile. La rencontre a également été marquée par les interventions de plusieurs acteurs économiques. Le directeur général de l’AAPI, Omar Rekkache, a présenté le rôle de l’agence dans l’accompagnement et le soutien des projets d’investissement productifs liés à la sous-traitance et à l’intégration industrielle. Ont également pris la parole le président de la Bourse algérienne de la sous-traitance et du partenariat Ouest, Rachid Bekhchi, le délégué régional du Conseil du renouveau économique algérien à l’Ouest, Mohamed Amine Tazi, ainsi qu’Ali Maamri, directeur général de la société IDE-NET, fournisseur de pièces de rechange pour Stellantis Algérie, productrice des véhicules Fiat. À travers cette dynamique, les autorités entendent faire de la sous-traitance un moteur structurant de l’industrialisation nationale, en consolidant les chaînes de valeur locales et en renforçant la compétitivité de l’industrie algérienne sur le marché national et international.

Abdallah M

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