Sommet du GECF: Une opportunité pour profiter de l’expérience algérienne dans le rapprochement des visions

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La tenue du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) à Alger représente « une grande opportunité » pour les pays membres, au vu de l’expérience de l’Algérie dans « l’interaction positive » avec toutes les factions et les pôles et sa capacité à fédérer les visions et leur rapprochement, a indiqué le professeur à l’université de Tébessa et expert en énergie, Ahmed Tartar qui  a expliqué, qu’il est attendu, lors du sommet du GECF qu’abritera Alger à la fin de la semaine en cours, (29 février- 2 mars), l’élargissement des concertations entre les producteurs de gaz et l’échange des avis et des orientations entre eux, afin de sortir avec des résultats « qui pourraient permettre une avancée dans l’industrie gazière à l’instar de l’avancée qualitative qu’avait réalisé l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dans le domaine du pétrole, en créant l’alliance de l’Opep et ses alliés (Opep+), à Alger en 2016 ».

L’expert a considéré que « l’Algérie est la porte vers l’Europe et aussi vers l’Afrique et devra mettre à profit son expérience dans l’interaction positive avec toutes les factions et les pôles, afin de dessiner des politiques à même de conserver la ressource du gaz et sa pérennité sur le long terme ».M. Tartar a estimé, en outre, que « l’expérience de gérer les affluences internationales, a valu à l’Algérie une vision privilégiée de la part de la communauté internationale », soulignant que la tenue du Sommet d’Alger intervenait dans des conditions géopolitiques internationales exceptionnelles imposées par la crise en Ukraine, les retombées de l’agression sioniste sur la bande de Gaza et ses répercussions sur la circulation des ressources énergétiques en Mer morte et dans le détroit de Bab El-Mandeb, en plus des conséquences de la pandémie du Covid-19 qui a causé un ralentissement et une contraction de l’économie mondiale.Il a affirmé, à ce titre, que les membres du forum devront « tirer profit de l’expérience diplomatique algérienne » dans le rapprochement des visions, afin de « dessiner les pourtours d’une stratégie claire à même de préserver les approvisionnements en gaz naturel et les investissements permettant de multiplier la production de gaz et augmenter ses réserves ». L’universitaire a, également, appelé à faire adhérer d’avantage de pays africains regorgeant de ressources gazières au forum, ce qui permettra, selon lui, de réaliser plus d’acquis.  M. Tartar estime qu’il est attendu de ce 7ème sommet du GECF qu’il réussisse à imposer le gaz, en plus de ses utilisations classiques et connues, comme source de production d’énergies alternatives, nouvelles ou renouvelables, à l’instar de l’hydrogène vert de l’électricité et de l’ammoniac. Rappelant, à ce titre, que malgré l’existence d’études qui avancent l’épuisement des sources d’énergie fossiles à l’horizon 2050, de récentes études affirment que ce type d’énergie continuera à exister au cours des 100 prochaines années. Ces études aideront, selon lui, les membres du forum à mettre en place « les bonnes stratégies » dans le domaine de l’industrie gazière. M. Tartar estime, en outre, qu’il est plus que nécessaire, dans le contexte actuel, que le forum arrive à définir « des politiques communes » qui déboucheront sur des prix de vente du gaz capables de couvrir les besoins des pays producteurs, en plus de trouver de « nouvelles formules » de prix, tout en appelant à « détacher le marché du gaz de celui du pétrole ».

Moussa O /Ag

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