À l’occasion du mois sacré de Ramadhan, la direction de la Culture et des Arts de la wilaya de Sidi Bel-Abbès a élaboré un programme culturel et artistique dédié aux détenus des établissements de rééducation et de réinsertion, selon les informations communiquées par la cellule de communication de la Direction.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat et de coopération liant le ministère de la Culture et des Arts au ministère de la Justice. Elle vise à renforcer la dimension éducative et humaine de l’action culturelle au sein des établissements pénitentiaires, particulièrement durant cette période spirituelle.
Le programme prévoit une série d’activités variées : représentations théâtrales, rencontres littéraires, ateliers artistiques dans les domaines du dessin, de l’écriture et de la création, ainsi que des séances de lecture publique. Ces actions seront menées avec la participation d’organismes culturels locaux, d’associations et d’artistes.
Fondée sur une approche participative, cette démarche ambitionne de diversifier les contenus proposés afin de répondre aux attentes des détenus, valoriser leurs talents et stimuler leurs capacités créatives. L’objectif est de contribuer concrètement au processus de rééducation et de réinsertion sociale.
Le directeur local de la Culture et des Arts, Abdelhak Amer Benrahou, a souligné que « le programme élaboré s’inscrit dans la vision du secteur de la culture, qui consiste à faire de l’action culturelle un levier essentiel pour soutenir les efforts de rééducation au sein des établissements, à travers la mise à disposition d’espaces d’expression et de création renforçant la confiance en soi et développant le sens artistique et cognitif chez les détenus ».
Il a ajouté que « le secteur œuvre à assurer la continuité de ces initiatives tout au long de l’année, en coordination avec les différents partenaires, afin d’enrichir le contenu culturel et de l’adapter aux spécificités de chaque établissement et aux besoins de ses détenus ».
Ce programme illustre ainsi le rôle croissant de la culture en tant qu’outil structurant dans les démarches de réforme et de réinsertion, à travers des activités porteuses de sens, consacrant les valeurs du savoir, de l’ouverture et de l’espoir dans la construction d’un nouveau parcours fondé sur la prise de conscience.
Amina M






