Résolution des crises: Attaf réaffirme depuis New York les positions constantes de l’Algérie

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Mandaté par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, poursuit à New York, sa participation, au nom de l’Algérie, aux travaux de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

La participation de l’Algérie à ce rendez-vous onusien de haut niveau s’inscrit dans le cadre de la poursuite de sa présence active au sein du système multilatéral et intervient en concrétisation de son engagement constant à contribuer aux efforts internationaux visant à renforcer la paix et la sécurité internationales, à défendre les causes justes et à promouvoir la coopération et la solidarité entre les nations et les peuples. Dans ce cadre, le ministre d’Etat prendra part au débat général de l’AG des Nations unies, prévu du 22 au 28 du mois en cours, sous le thème « restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations unies au service de tous ». Des réunions de haut niveau prévues dans ce cadre aborderont une série de questions et de défis prioritaires inscrits à l’agenda international, dont la réunion de haut niveau consacrée à la célébration du 40e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement, celle marquant les 25 ans de la Déclaration et du Programme d’action de Durban sur la lutte contre le racisme et la discrimination raciale, la réunion de haut niveau sur l’élévation du niveau de la mer et celle sur l’action climatique et la transition juste. En marge de ces travaux, M. Attaf participera à une série de réunions ministérielles consacrées à l’examen de nombre de questions régionales et internationales, en tête desquelles la cause palestinienne, les développements de la situation au Moyen-Orient, les questions de paix et de sécurité en Afrique et les transformations numériques. Par ailleurs, l’Algérie marquera sa présence dans les différents cadres et blocs régionaux et internationaux auxquels elle appartient, à travers sa participation aux réunions de coordination et aux rencontres parallèles de la Ligue arabe, de l’Union africaine (UA), de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et du Groupe des 77 et de la Chine.Parallèlement, le ministre d’Etat tiendra une série de rencontres bilatérales avec ses homologues des pays frères et amis pour examiner les voies et moyens de renforcer les relations de coopération et de partenariat et échanger les vues sur les principales questions régionales et internationales d’actualité. Il aura également des rencontres avec nombre de hauts responsables de l’ONU et d’autres organisations internationales. A cet égard, Ahmed Attaf, a rencontré le Secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, une rencontre qui a permis aux deux parties d’échanger les vues sur les principales questions, échéances et activités inscrites à l’agenda de la Ligue arabe, ainsi que sur la situation dans la région arabe et les derniers développements au Moyen-Orient, notamment dans les territoires palestiniens occupés, et les moyens d’intensifier le soutien en faveur de la cause palestinienne au sein de l’Organisation des Nations unies. Les deux parties ont également abordé le rôle mené par l’Algérie en faveur de la réforme et du développement des mécanismes de travail de la Ligue arabe, en vue de lui permettre de répondre efficacement aux défis auxquels fait face la Nation arabe.Le ministre d’Etat a aussi rencontré le chargé de la gestion du ministère libyen des Affaires étrangères, Taher Al-Baour, avec lequel il a abordé les derniers développements de la situation en Libye et les démarches visant à faire avancer le processus politique pour préparer la voie au rétablissement de la sécurité et de la stabilité en Libye.

A cette occasion, le ministre d’Etat a réaffirmé la position constante de l’Algérie en faveur de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Libye, soulignant la nécessité de parvenir à un règlement politique global de la crise libyenne, fondé sur la conduite libyenne du processus politique et la préservation de l’unité de l’Etat et de ses institutions, afin de répondre aux aspirations du peuple libyen frère à la stabilité et à la prospérité.

Les deux parties sont convenues aussi de la nécessité d’intensifier la concertation et la coordination et de renforcer les efforts conjoints pour faire face aux défis communs dans la région sahélo-saharienne, afin de contribuer à l’ancrage des fondements de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région tout entière. Dans le cadre de ses rencontres avec nombre de ses homologues à New York, M. Attaf s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères de la République d’Ouganda, Adonia Ayebare, sur les différents aspects de la coopération bilatérale et les moyens de la promouvoir et de la diversifier pour couvrir tous les domaines prioritaires pour les deux pays frères, conformément à l’esprit d’amitié et de solidarité qui les unit. Les deux parties ont également évoqué les questions de développement et l’importance de renforcer la coopération internationale pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, notamment pour les pays et les peuples du continent africain. La rencontre a aussi été l’occasion d’aborder les préparatifs de la réunion ministérielle du Mouvement des non-alignés (MNA), prévue à Kampala avant la fin de l’année en cours, l’accent ayant été mis sur la nécessité de poursuivre la coordination et la concertation entre les deux pays en vue d’assurer la réussite de cette importante échéance. M. Attaf s’est, en outre, entretenu avec son homologue de la République de Sierra Leone, Mohamed Rahman Swaray, avec lequel il a échangé sur l’état des relations bilatérales et les moyens de les hisser à des niveaux supérieurs, soulignant l’importance de renforcer la concertation sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Dans ce cadre, MM. Attaf et Swaray ont évoqué la coordination fructueuse entre les deux pays durant leur mandat en tant que membres non permanents du Conseil de sécurité, notamment dans le cadre du mécanisme « A3 ». Le ministre d’Etat a, à cette occasion, félicité son homologue sierra-léonais pour la précieuse contribution de son pays, en sa qualité de président du Comité des dix chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.M. Attaf s’est aussi entretenu avec le Directeur exécutif par intérim du Programme alimentaire mondial (PAM), Carl Skau, les discussions ayant porté sur les moyens de renforcer la coopération entre l’Algérie et le PAM en vue de répondre aux besoins humanitaires et de soutenir les catégories les plus vulnérables, notamment face à l’aggravation des crises et à leurs répercussions sur la sécurité alimentaire, particulièrement en Afrique et au Moyen-Orient.

Les deux parties ont, en outre, examiné les défis majeurs auxquels fait face le PAM à Ghaza, notamment à l’approche de l’hiver, ainsi que le renforcement de ses efforts pour garantir une réponse efficace et poursuivre l’aide nécessaire aux besoins humanitaires des réfugiés sahraouis.

Le ministre d’Etat a, par ailleurs, reçu la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger, avec laquelle il a examiné les voies et moyens d’approfondir la coopération bilatérale dans les domaines liés au renforcement du respect du droit international humanitaire, ainsi que les défis posés par les nouvelles technologies et l’évolution effrénée de l’intelligence artificielle, et ceux liés à l’application du droit international humanitaire dans les guerres navales.

Les deux parties ont aussi évoqué les préparatifs de la Conférence internationale de haut niveau « Protéger l’humanité en temps de guerre », prévue en décembre prochain en Jordanie, qui participe de l’initiative mondiale visant à renforcer le respect du droit international humanitaire, et dans le cadre de laquelle l’Algérie copréside, avec la Slovénie, la Sierra Leone et le Costa Rica, le groupe de travail sur la protection des infrastructures civiles.

Il faut reconnaitre que le rôle crucial que l’Algérie est en train de jouer dans la résolution politique des conflits et crises au niveau régional et dans la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et toutes les formes de criminalité a été maintes fois souligné par plusieurs partenaires étrangers qui considèrent a notre pays comme un acteur stratégique garant de la stabilité dans la région.

Il faut relever, à ce propos, que de nombreux acteurs avaient loué les efforts de l’Algérie en matière de paix et de sécurité, assurant, de ce fait, l’Algérie ne cesse d’insister sur la nécessité de résoudre les conflits par la voix du dialogue et de la concertation politique.

Dans ce sens, l’Union européenne, faut-il le rappeler, avait salué, dans un rapport, le rôle significatif de l’Algérie dans la résolution des crises dans la région.

L’Algérie demeure un « acteur-clé » au niveau régional et international pour la sécurité, avait affirmé la Commission européenne qui a salué sa contribution à la stabilisation de son voisinage immédiat et son rôle significatif de médiation dans les crises régionales.

L’effort continu de modernisation des équipements, ainsi que les nombreux effectifs de sécurité dont l’Algérie dispose, ont permis au pays de contrer de façon efficace les menaces terroristes, avait souligné l’exécutif européen dans son rapport, estimant que même si la situation sécuritaire en Algérie demeure stable, les autorités continuent de mener des opérations contre le terrorisme résiduel dans plusieurs régions du pays.

Evoquant les crises régionales, l’UE a soutenu également que le gouvernement algérien suit de près l’évolution de ces crises, dans le but de faciliter une solution contribuant ainsi à la stabilisation de son voisinage immédiat, notamment au Sahel.

Elle a rappelé, à ce titre, qu’en Libye, l’Algérie a continué de jouer un rôle significatif à travers l’organisation de plusieurs rencontres, excluant fermement une intervention étrangère.

L’UE a réitéré, dans ce contexte, son engagement dans ce processus de stabilisation régionale et son soutien à l’Algérie dans ses efforts, rappelant que l’unité des partenaires internationaux est nécessaire. Saluant l’expérience de l’Algérie en matière de prévention de la radicalisation et de lutte contre l’extrémisme violent, l’UE a affirmé que le partage d’expériences avec l’Algérie est une volonté commune, du fait des défis actuels des pays européens en matière de radicalisation et terrorisme.Les efforts en cours pour renforcer la participation citoyenne et l’engagement de la société civile, notamment au niveau local, devraient permettre un approfondissement progressif de la coopération avec les acteurs de l’Union européenne en la matière, avait relevé l’exécutif européen dans son rapport.Depuis plusieurs années, l’Algérie apporte une contribution importante dans la lutte contre le terrorisme et à l’instauration de la paix, de la stabilité et de la sécurité de la région, notamment au Sahel, à travers la sécurisation de ses frontières en s’appuyant sur sa diplomatie engagée pour l’appui des efforts visant à stabiliser la région du Sahel.

T. Benslimane

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