Poursuivant l’opération d’installation des nouveaux walis issus du dernier mouvement partiel opéré dans ce corps, décidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a mis en avant la dynamique de développement continue, qui s’est traduite par la réalisation de nombreux projets dans des secteurs essentiels directement liés à la vie quotidienne des citoyens, notamment l’amélioration du réseau routier, le désenclavement des zones rurales et des agglomérations, le renforcement du raccordement à l’électricité et au gaz naturel, ainsi que l’amélioration des services d’approvisionnement en eau potable.
Il a indiqué que ces acquis constituent une base solide et qu’il est nécessaire de poursuivre les efforts visant à renforcer le développement local, à valoriser les potentialités disponibles et à répondre aux besoins croissants de la population. Dans ce contexte, le développement agricole et pastoral occupe une place essentielle parmi les priorités de développement, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre le soutien aux agriculteurs et aux éleveurs, d’encourager l’investissement agricole et d’assurer l’accompagnement technique et logistique nécessaire. Ces actions contribueront à créer de la richesse et des emplois et à renforcer la réalisation de la sécurité alimentaire nationale. Il a également affirmé que l’Etat accorde une importance particulière au développement des wilayas de la bande frontalière, mettant en avant l’importance d’associer la société civile et les opérateurs économiques, considérés comme des partenaires essentiels dans le processus de développement local.
Le ministre a indiqué que l’installation des nouveaux walis constitue une nouvelle étape dans le processus de développement local et une responsabilité qui exige de poursuivre la construction sur la base des acquis réalisés, tout en renforçant la dynamique de développement à travers une vision claire et une gestion de terrain efficace, fondée sur la définition des priorités, la bonne utilisation des moyens disponibles et le suivi continu des projets et programmes de développement. Il a souligné que la réussite de cette nouvelle étape demeure une responsabilité collective nécessitant la conjugaison des efforts de tous, l’unification des visions et des objectifs et un travail dans un esprit d’équipe, au service de l’intérêt général et pour la concrétisation des orientations du président de la République. Dans ce cadre, le ministre a appelé les nouveaux walis à établir un diagnostic précis de la situation des grands projets en cours, à définir les priorités, à identifier les contraintes entravant leur réalisation et à proposer des solutions permettant d’accélérer leur rythme d’exécution.
Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’une coordination efficace et durable entre les différents acteurs, appelant les walis à consacrer la culture de concertation et du travail collectif, à assurer le suivi sur le terrain de la mise en œuvre des décisions et des projets et à faire des résultats obtenus et de leur impact sur la vie du citoyen le principal critère d’évaluation de la performance. Le ministre a relevé que l’objectif était, en définitive, de transformer les investissements en une valeur ajoutée perceptible par les citoyens, contribuant à la création de richesses et d’emplois, à l’amélioration de la qualité des services et au renforcement du développement durable. Récemment, M. Sayoud avait souligné l’importance de prendre des mesures urgentes pour combler les lacunes enregistrées en matière de développement, de renforcer les services publics, de stimuler l’attractivité des investissements générateurs de richesse et de créer l’emploi en faveur des jeunes.
En matière de gestion locale, le ministre avait mis l’accent sur l’importance de renforcer le travail de terrain et la coordination avec les autorités locales et la société civile afin d’assurer une gestion efficace et d’atteindre les résultats escomptés. Il a, à ce propos, appelé les élus et la société civile à accompagner la nouvelle dynamique de développement pour une gestion efficiente des ressources, au bénéfice direct des citoyens. Il faut rappeler à ce titre que la vision stratégique du Président Tebboune a permis à l’Algérie d’exploiter au mieux ces avantages qui la place au cœur de la dynamique économique au niveau régional. Et pour cause, l’installation par le président de la République du Conseil supérieur de régulation des importations traduit fortement cette volonté d’en finir avec des pratiques malsaines qui ont terni l’image du pays et porter atteinte à l’économie nationale.
Pour ce faire, le gouvernement table sur des secteurs stratégiques qui demeurent la locomotive du développement national englobant l’ensemble des secteurs d’activité. Cette nouvelle orientation a été réaffirmée par le chef de l’Etat qui avait mis l’accent sur l’engagement de l’Etat à poursuivre son soutien à ces secteurs. A ce titre, il y a lieu de rappeler que l’Etat avait mis en œuvre toutes les procédures et les dispositions nécessaires en vue d’accélérer le processus de numérisation, seule et unique voie pour mettre fin aux entraves bureaucratiques et lutter contre toutes les formes de corruption et de malversations. Pour ce faire, le gouvernement compte mettre le cap sur la poursuite du processus de réformes économiques opérées par les pouvoirs publics, notamment en termes d’amélioration du climat d’investissement et de promotion médiatique des réalisations accomplies en la matière.
Il s’agit d’offrir à tout acteur économique la possibilité de travailler dans des conditions équitables, en sus de bénéficier des mêmes droits et opportunités, des conditions consacrées par la loi sur l’investissement. Désormais, tout porte à croire que l’Algérie est engagée sur la voie d’un nouveau modèle économique en vue de relancer la machine de la production nationale et bâtir une économie qui soit totalement indépendante des hydrocarbures.
T. Benslimane






