Partenariat économique Algérie–Union européenne Un programme de coopération sur cinq ans

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L’Algérie et l’Union européenne préparent un nouveau programme de coopération économique destiné à stimuler l’investissement, améliorer le climat des affaires et faciliter les échanges commerciaux. Prévu sur une durée de cinq ans, ce dispositif vise également à renforcer les partenariats industriels et à soutenir l’accès des entreprises algériennes aux marchés européens.Les réunions préparatoires ont débuté lundi au siège de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), sous la supervision de son directeur général, Omar Rekkache. Elles se poursuivront jusqu’à mercredi, avec la participation de représentants des institutions algériennes, de la délégation de l’Union européenne et du Centre du commerce international (CCI), chargé de l’accompagnement technique du programme. Baptisé « Partenariat Union européenne–Algérie pour les affaires », ce dispositif ambitionne de contribuer à la diversification de l’économie nationale, de favoriser les investissements européens et de développer des relations commerciales durables entre les deux partenaires.

Trois axes prioritaires

Les discussions portent sur trois principaux volets. Le premier concerne l’amélioration du climat des affaires, l’identification des obstacles à l’investissement et la promotion des partenariats industriels, notamment dans les domaines de la coproduction, de la sous-traitance et du transfert de technologies.

Le deuxième axe vise la simplification et la numérisation des procédures commerciales et douanières afin de réduire les contraintes pesant sur les entreprises. Il prévoit également de renforcer leur accès aux marchés régionaux et internationaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le troisième volet porte sur les normes de qualité, les procédures de certification et l’adaptation des produits algériens aux exigences du marché européen, particulièrement en matière environnementale.

Des résultats concrets attendus

À l’ouverture des travaux, Omar Rekkache a insisté sur la nécessité de concevoir un programme réaliste, fondé sur des actions concrètes et des résultats mesurables. Il a notamment souligné l’importance de renforcer la visibilité des opportunités d’investissement, de faciliter les échanges et d’accompagner les entreprises dans leur développement à l’international.

De son côté, le chef de la section coopération de la délégation européenne en Algérie, Marco Migliorelli, a affirmé que les investissements directs européens en Algérie constituaient une priorité pour l’Union européenne. Il a également évoqué l’intérêt des entreprises européennes pour le marché algérien et la volonté de l’UE d’accroître ses importations de produits algériens.

Pour sa part, la représentante du Centre du commerce international, Elena Potremova, a salué les efforts engagés par l’Algérie pour diversifier son économie, renforcer son tissu industriel et développer ses exportations hors hydrocarbures. Elle a réaffirmé l’engagement de son institution à mobiliser son expertise pour accompagner la mise en œuvre du futur programme.

Cette initiative devrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises algériennes, en favorisant les investissements productifs, les transferts de technologies et leur intégration dans les échanges commerciaux internationaux.

Yasmine Derbal