À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, célébrée le 4 février de chaque année, la professeure Fatiha Gachi, cheffe du service d’oncologie pédiatrique à l’hôpital Lamine Debaghine et membre de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, a affirmé que l’Algérie a consenti d’importants efforts dans la lutte contre cette maladie, permettant, grâce à la stratégie nationale, d’enregistrer un recul du nombre de cas de certains types de cancers, notamment le cancer du sein à un stade avancé.
Intervenant ce mercredi dans l’émission « L’Invité du matin » de la Chaîne II de la radio nationale, la professeure Gachi a souligné que les hautes autorités du pays, à leur tête le Président de la République Abdelmadjid Tebboune, ont accordé une attention particulière à la lutte contre le cancer, en particulier depuis l’installation, le 24 février 2024, de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer. Elle a précisé que cette commission s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale reposant sur plusieurs axes fondamentaux, parmi lesquels l’amélioration du parcours de prise en charge du patient, le dépistage précoce et la prévention, ainsi que la formation et la recherche, en plus d’autres volets complémentaires. L’ensemble de ces actions vise à renforcer la prévention et à assurer une prise en charge optimale des patients, dans l’objectif de réduire l’impact de cette maladie. La professeure Gachi a révélé que l’Algérie a enregistré 65 000 nouveaux cas de cancer en 2022. Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé, le pays commence à récolter les fruits de cette stratégie nationale, avec un recul observé dans le nombre de cas de certains cancers, notamment le cancer du sein à un stade avancé, qui demeure le plus répandu chez la femme, ainsi que le cancer du col de l’utérus. Chez l’homme, les cancers les plus fréquents au cours des dernières années restent le cancer du poumon et le cancer de la prostate. Par ailleurs, l’intervenante a insisté sur l’importance de la prévention, soulignant que l’adoption d’une alimentation saine et équilibrée, l’évitement des substances cancérigènes, la pratique régulière d’une activité physique, ainsi que la prévention du tabagisme ou l’arrêt du tabac constituent des moyens essentiels pour réduire le risque de développer un cancer. Dans le cadre de la prévention de certains cancers, la membre de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer a indiqué que celle-ci envisage l’organisation de campagnes de vaccination visant à prévenir certains cancers d’origine virale, tels que le cancer du col de l’utérus et certains cancers des voies respiratoires, notamment ceux du nez, du pharynx et du larynx. La commission a également proposé de rendre cette vaccination obligatoire à partir de l’adolescence. Enfin, en sa qualité de cheffe du service d’oncologie pédiatrique, la professeure Fatiha Gachi a affirmé que la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer œuvre à développer et à améliorer les dispositifs de prise en charge des enfants atteints de cancer, en leur accordant la priorité. Cette démarche repose notamment sur la réalisation de nouveaux centres spécialisés à travers les différentes régions du pays, ainsi que sur la création d’autres structures prévues dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre le cancer.
Hakima Halimi






