Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé, hier à Jijel, en présence des autorités locales, de la communauté universitaire, d’enseignants, de chercheurs et d’étudiants, la cérémonie d’ouverture de la nouvelle année universitaire (2026-2027), placée sous le signe du renouveau, de l’innovation et de la construction de l’avenir.
Le choix de la wilaya de Jijel pour accueillir la cérémonie d’ouverture de la nouvelle année universitaire revêt une dimension nationale et humaine particulière, dans un contexte marqué par les incendies qui ont touché plusieurs zones de la région durant l’été.
La présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à l’université de Jijel traduit un message de solidarité, de soutien et de proximité à l’égard des habitants de la wilaya. Elle témoigne également de la détermination de l’Etat à poursuivre son accompagnement des différentes régions du pays, tout en confortant le rôle de l’université comme espace de savoir, d’espoir et de construction de l’avenir.
M. Baddari a souligné, dans une allocution prononcée à cette occasion, que l’université algérienne entame la nouvelle année universitaire avec une vision fondée sur l’amélioration de la qualité de la formation et le développement de la recherche scientifique, ainsi que sur l’accélération de la transformation numérique et le recours à l’intelligence artificielle.
Cette vision vise également à promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat, tout en consolidant les liens entre l’université et son environnement économique et social.
Précisant, dans ce contexte, que l’étudiant demeure « au cœur des différentes réformes engagées dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique », il a souligné que l’université moderne « ne se limite pas à délivrer des diplômes, mais s’attache à former un étudiant doté de connaissances et de compétences, ainsi que d’une réelle capacité d’initiative et de proposition de solutions ». L’université algérienne se doit de constituer, dans ce cadre, a ajouté le ministre, « un espace d’émancipation renforçant la culture de l’initiative et la création de start-up et de petites entreprises, et valorisant les résultats de la recherche scientifique en transformant les idées et les innovations en projets à même de donner naissance à des produits à valeur ajoutée ».
Il a également indiqué que l’année universitaire 2026-2027 sera placée sous le signe de la poursuite de la généralisation de la numérisation et du développement des services universitaires et pédagogiques, afin de « se rapprocher de l’étudiant, de simplifier les procédures et d’améliorer la qualité de l’accompagnement ». Abordant également la question de l’intelligence artificielle, M. Baddari a souligné qu’elle constitue « l’un des nouveaux axes de développement de l’université algérienne », tant dans les domaines de la formation, de la recherche scientifique et de l’orientation que dans l’amélioration des performances de l’administration et des services, en cohérence avec la stratégie nationale en la matière.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de « renforcer l’ouverture de l’université sur son environnement économique et social et de faire de la connaissance et de la recherche scientifique des leviers au service du développement local et national ».
Il a souligné, à cet égard, l’importance particulière de l’université de Jijel, appelée à contribuer à la valorisation des spécificités et des ressources de la région, tout en rapprochant la formation et la recherche scientifique des besoins de son environnement. Il a ainsi mis en avant son rôle en tant qu’acteur du développement et de la création de valeur ajoutée. Dans le même contexte, le ministre a affirmé que « l’amélioration des conditions de vie des étudiants et leur prise en charge restent une priorité » qui doit se concrétiser par la poursuite des efforts de réhabilitation des résidences universitaires et l’amélioration des services de restauration, d’hébergement, des activités culturelles et sportives, ainsi que des conditions d’hygiène et de sécurité.Il a également insisté sur « la qualité des services universitaires » qu’il considère comme une composante essentielle de la qualité de l’université, où l’étudiant doit pouvoir évoluer dans un environnement propice aux études, à la créativité et à l’excellence ».
Au terme de la cérémonie d’ouverture, M. Baddari a appelé les étudiants à « faire de l’université un espace de science, de recherche et d’initiative » et à « s’engager résolument dans les transformations que connaît l’université algérienne ».
Il a souligné que cette nouvelle année universitaire porte un message de confiance dans la poursuite du chemin vers une université de quatrième génération, numérique et innovante, productrice de connaissances, créatrice de richesses et levier du développement national, tout en étant un véritable partenaire dans la mise en œuvre de la vision nationale de développement 2024-2029 sous la direction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
L’Etat, faut-il le souligner, alloue chaque année des affectations financières colossales à l’Université, dont les structures ont été renforcées, ces dernières années, par de nombreuses réalisations comme les écoles supérieures spécialisées, les pôles universitaires intégrés, outre un soutien accru au financement de la recherche scientifique, de la création et de l’innovation et cela témoigne de la volonté d’investir dans ce secteur, d’en assurer la pérennité et d’intégrer l’université dans une économie productive et moderne, à travers l’attraction des compétences et de l’expertise, la réunion d’un climat favorable aux élites universitaires, et la valorisation de la contribution du savoir dans la consolidation des fondements de l’Etat moderne.
Aujourd’hui, les étudiants et les jeunes mesurent l’ampleur des réformes qu’a connues le secteur de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, mais aussi les avancées accomplies par leur pays dans d’autres secteurs, en fidélité au serment envers le vaillant peuple algérien et les valeureux martyrs.
L’Algérie, grâce à la volonté des patriotes, a su bâtir un système universitaire national honorable, avec un encadrement pédagogique impeccable et des structures couvrant toutes les régions du pays pour faire de l’université, dans l’Algérie nouvelle, une locomotive essentielle à même de mener le pays vers le développement et la diversification de l’activité économique, comme l’avait souligné auparavant le président de la République.
Il avait également réitéré l’engagement de l’Etat à promouvoir davantage l’université algérienne et le système de formation dans différents niveaux et spécialités pour être au diapason de la réalité économique et des processus de transition vers l’économie de la connaissance, notamment à travers la facilitation et l’accompagnement de la création de petites et moyennes entreprises (PME).
L’université algérienne relève aujourd’hui le défi de la transition vers l’université intelligente, reposant sur la numérisation intégrale de l’enseignement et de l’administration, de même qu’elle poursuit son rôle de catalyseur du développement national, en s’appuyant sur l’économie de la connaissance et l’économie innovante, à travers l’l’intégration de l’intelligence artificielle (IA), de la robotique, et de l’ensemble des métiers de demain dans ses programmes de formation.
A cet effet, des spécialités couvrant notamment les technologies des systèmes autonomes, les mathématiques appliquées, la cybersécurité, les nanosciences et d’autres domaines, ont également été intégrées.
Ces efforts ont contribué à l’amélioration des résultats de la recherche scientifique enregistrés au cours des deux dernières années.
A titre d’exemple, 3249 brevets d’invention ont été recensés, en plus de 310 start-up et 2611 micro-entreprises créées par des étudiants, et 430 entreprises filiales au niveau des établissements universitaires, selon les chiffres fournis par le secteur.
Par ailleurs, les efforts se poursuivent pour renforcer le partenariat entre l’université et les différents secteurs, afin de relier la recherche scientifique à l’écosystème socioéconomique, dans le but de valoriser les résultats de la recherche et de l’innovation, et de les transformer en projets à valeur ajoutée.
Dans cette optique, 134 incubateurs d’entreprises ont été créés et généralisés, dont un incubateur numérique, en sus de 117 centres de développement de l’entrepreneuriat, 102 centres d’appui à la technologie et à l’innovation (CATI), et 89 maisons de l’IA.
A ce titre, et dans le cadre de la concrétisation de l’objectif de généralisation de la numérisation, le secteur de l’Enseignement supérieur adopte une carte d’étudiant intelligente unifiée et multiservices, permettant à l’étudiant d’accéder aux différentes installations et structures universitaires et de bénéficier des services de restauration.
Par ailleurs, le nombre de plateformes intégrées au système numérique du ministère de l’Enseignement supérieur est passé à 73 plateformes, ce qui permettra de progresser vers une université de quatrième génération, ouverte sur son environnement économique et social, productive et créatrice de valeur.
Aussi, dans le cadre de l’ouverture de l’université algérienne et du renforcement de sa position internationale, la deuxième édition du programme « Study in Algeria » a récemment été lancée, destiné aux étudiants internationaux souhaitant poursuivre leurs études dans un cadre contractuel, reposant sur la modernisation de l’université, l’amélioration de sa performance et la diversification de ses sources de financement.
Grâce à ces mesures et dispositions, le secteur a opéré un saut qualitatif ayant permis aux universités algériennes d’occuper, pour la première fois, des positions honorables aux niveaux arabe et maghrébin dans le classement mondial « QS » par disciplines académiques pour l’année 2026, une réalisation importante qui reflète le dynamisme de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur en Algérie.
T. Benslimane






