Industrie automobile: Le Premier ministre fixe les priorités et rappelle les exigences

0
57

Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a souligné, jeudi dernier depuis la wilaya de Tissemsilt, l’engagement des pouvoirs publics à augmenter le taux d’intégration nationale, notamment dans le secteur de l’industrie automobile, afin d’atteindre un taux d’intégration effectif.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de l’inauguration, sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de l’unité de production de composants et d’accessoires plastiques pour automobiles relevant du Holding Algeria Chemical Specialities (ACS), M. Sifi Ghrieb a relevé la nécessité d’ancrer la culture du recours au produit national, jugeant inacceptable de continuer à importer des pièces plastiques pour le secteur automobile, alors qu’elles peuvent être produites localement. Construire l’économie nationale est une responsabilité collective qui exige la contribution de tout un chacun, a-t-il insisté. A ce titre, il a précisé que tous les opérateurs agréés en Algérie dans la fabrication et le montage automobile seront, dès le début de l’année prochaine, tenus de s’appuyer sur la production de l’usine de Tissemsilt pour les pièces plastiques, et ce, dans le cadre d’un cahier des charges clair. M. Sifi Ghrieb était accompagné du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, du ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, du ministre des Finances, Mohammed Lamine Lebbou, et du président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula. Concernant les moules pour pièces plastiques destinées à la fabrication automobile, le Premier ministre a indiqué que, dans le cas où les délais d’importation de ces moules seraient longs, des alternatives seront examinées lors d’une réunion technique, indiquant que la même approche sera appliquée à la filière de la carrosserie dans la wilaya de Batna, dans le but de renforcer la production locale et de relever le taux d’intégration dans l’industrie automobile. L’usine de Tissemsilt « marque le début d’un parcours plus vaste » visant à développer l’industrie automobile et à augmenter le niveau d’intégration locale, a-t-il dit, saluant les efforts des travailleurs, des cadres, des ingénieurs et de l’ensemble des intervenants qui ont contribué à sa relance en moins de cinq mois. S’agissant de la relance de l’ensemble des projets confisqués en vertu de décisions de justice dans le cadre de la lutte contre la corruption, il a relevé que le président de la République suit personnellement l’opération et porte une attention particulière au respect des délais convenus à ce sujet, soulignant que la mise en œuvre des instructions relatives à la récupération et à la réintégration de ces projets dans le tissu industriel national « va bon train, sans faire de bruit ».L’Etat, sous la supervision quotidienne du président de la République, poursuivra ses efforts pour la relance des autres projets confisqués, a-t-il assuré, soulignant que d’autres projets seront annoncés prochainement.

L’usine de Tissemsilt, dont le coût de réalisation est estimé à cinq milliards de DA, produira 251.000 pièces par an, destinées à équiper près de 200.000 véhicules.

Cette unité industrielle assurera une large gamme de produits répondant aux besoins de différentes filières industrielles, notamment l’électroménager, l’industrie des câbles, les réfrigérateurs, les climatiseurs, les équipements et dispositifs médicaux, les matériaux d’emballage et de conditionnement, les outils et articles ménagers, les produits cosmétiques, les lunettes, les articles en plastique, les composants de drones et les panneaux de signalisation routière. Le projet constitue un levier de développement socioéconomique dans la région, à travers la création de 300 emplois directs et de 500 emplois indirects, la dynamisation de l’activité commerciale, le soutien à l’investissement, le développement des services de transport et de logistique et l’ouverture de nouvelles opportunités pour les PME et les industries du plastique, selon les explications fournies à cette occasion. D’autre part, le Premier ministre a souligné l’attachement du président de la République à suivre personnellement la relance de l’ensemble des projets confisqués en vertu de décisions de justice dans le cadre de la lutte contre la corruption. La récupération et la relance des projets confisqués dans le cadre de la lutte contre la corruption « se poursuivent en vue de leur réintégration dans le tissu économique national », a-t-il précisé, soulignant que « l’opération va bon train sans faire de bruit ». Il a, dans ce cadre, rappelé « le suivi personnel de l’opération par le président de la République et l’attention particulière qu’il porte au respect des délais convenus pour l’ensemble des projets confisqués en vertu de décisions de justice dans le cadre de la lutte contre la corruption ». Dans cette optique, le gouvernement compte mettre le cap sur la poursuite du processus de réformes économiques opérées par les pouvoirs publics, notamment en termes d’amélioration du climat d’investissement et de promotion médiatique des réalisations accomplies en la matière. Il s’agit d’offrir à tout acteur économique la possibilité de travailler dans des conditions équitables, en sus de bénéficier des mêmes droits et opportunités, des conditions consacrées par la loi sur l’investissement, laquelle constitue un système juridique intégré qui consacre la liberté d’investissement et l’égalité entre les investisseurs, sans distinction entre l’investisseur local ou étranger, protège leurs investissements et garantit leur droit de transférer le capital investi et ses revenus. A cet égard, il y a lieu de citer la décision fondamentale prise par le président de la République portant suppression de la règle dite 51/49, à l’exception de certains secteurs stratégiques, afin de réunir un environnement plus ouvert et plus attractif pour les investisseurs étrangers. Dans le même sillage, il a été question de la profonde réforme de la loi monétaire et bancaire visant à accompagner les mutations économiques, laquelle a permis d’élargir les prérogatives du Conseil de la monnaie et du crédit en matière d’agrément des banques commerciales, des banque numériques et de le forme numérique, de développer les moyens de paiement écrits et de suivre leur mise en œuvre, en sus de diversifier les sources de financement, notamment le financement islamique.  Il faut rappeler, à ce titre, que la vision stratégique du Président Tebboune a permis à l’Algérie d’exploiter au mieux ces avantages qui la place au cœur de la dynamique économique au niveau régional. Désormais, tout porte à croire que l’Algérie est engagée sur la voie d’un nouveau modèle économique en vue de relancer la machine de la production nationale et bâtir une économie qui soit totalement indépendante des hydrocarbures. Et pour cause, l’installation par le président de la République du Conseil supérieur de régulation des importations traduit fortement cette volonté d’en finir avec des pratiques malsaines qui ont terni l’image du pays et porter atteinte à l’économie nationale. Pour ce faire, le gouvernement table sur des secteurs stratégiques comme l’agriculture et la transition énergétique qui demeurent la locomotive du développement national englobant l’ensemble des secteurs d’activité. Cette nouvelle orientation a été réaffirmée par le président Abdelmadjid Tebboune qui avait mis l’accent sur l’engagement de l’Etat à poursuivre son soutien à l’agriculture, rassurant que la conjoncture financière difficile que connait l’Algérie n’entamera en rien la détermination de l’Etat à promouvoir ce secteur.

T. Benslimane

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici