Évocation: Le colonel Abderrahmane Mira, l’une des figures emblématiques de la Guerre de Libération nationale

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Le Chahid colonel Abderrahmane Mira, l’un des chefs de la Wilaya III historique, qu’il a dirigée du 29 mars jusqu’au 6 novembre 1959, demeure une figure emblématique de la guerre de Libération nationale, ayant marqué par son génie militaire et de sa bravoure les combats menés contre l’armée coloniale française dans cette région et à travers plusieurs autres régions du pays.

Soixante-sept ans après sa mort au champ d’honneur, le 6 novembre 1959 à Ath Hyani, près du col de Chellata, l’évocation du parcours du colonel Abderrahmane Mira met en lumière son engagement politique et militaire « précoce » dans le combat libérateur de l’Algérie, a indiqué à l’APS, Dr Zerkaoui Noureddine, enseignant d’histoire à l’université Abderrahmane Mira de Bejaia.Son parcours politique a commencé au milieu des années 1940 dans la région parisienne où il avait intégré vers 1947 les rangs du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), ajoute la même source.Le jeune Abderrahmane Mira, qui fréquentait les milieux nationalistes algériens en France, y a forgé sa conscience politique et son engagement dans la lutte contre le colonialisme français.De retour au pays en septembre 1954, il s’est rapidement engagé dans les +activités du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA), participant +activement à la mobilisation des populations dans plusieurs régions de la +wilaya III historique.Il fut l’un des précurseurs de la lutte armée contre le colonialisme français et joua un rôle « prépondérant » dans la sécurisation de Congrès de la Soummam, tenu le 20 août 1956 à Ifri Aouzellaguen, au cœur de la wilaya III historique, a souligné Dr Zerkaoui.Abderrahmane Mira fut promut par les dirigeants de la Révolution au grade +de commandant en 1957 et lui ont confié d’importantes missions, notamment dans la wilaya VI historique.L’ancien moudjahid Boudjellal Ali, qui été dans la zone 2 de la Wilaya III historique, a souligné les qualités « humaines, patriotiques et militaires du colonel Abderrahmane Mira ». Il a aussi mis en avant « son sens de l’organisation, sa discipline et sa capacité à assumer les responsabilités qui lui étaient confiées dans le cadre de la lutte armée ».Dans son livre « Abderrahmane Mira, un destin brisé », paru en 2025 aux éditions Tafat, son fils Tarik Mira, écrivait que le colonel Abderrahmane Mira « s’était distingué par son dynamisme tandis que sa combativité était reconnue de tous. Ce furent autant de critères qui l’ont porté si haut dans la hiérarchie ».Né en 1922 au village de Taghalat, dans la commune de Beni Mellikeche, le colonel Abderrahmane Mira est tombé au champ d’honneur, le 6 novembre 1959 dans les hauteurs d’Akbou. Après sa mort, sa dépouille avait été exhibée par l’armée coloniale française dans plusieurs villages de la région, sans jamais être retrouvée à ce jour.

Said .H