De nombreux internationaux algériens s’illustrent en cette période dans leur championnat respectif. Que ce soit en Europe ou ailleurs, ils carburent à plein régime à l’approche de l’été américain et la Coupe du monde à laquelle tout le monde veut participer. Les prétendants sont nombreux et sérieux. Il y a ceux qui veulent confirmer et consolider leur place au chez les Verts et les autres, tous les autres, dont la sélection est un rêve qu’ils caressent plus que par le passé. Ils savent qu’une participation au Mondial pourrait booster leur carrière et les faire sortir de l’anonymat.
C’est tant mieux pour le coach qui aura ainsi l’embarras du choix pour composer son groupe avec des joueurs performants et capables de mener l’équipe nationale à bon port. Les places sont comptées, mais les candidats se bousculent à tous les niveaux. Il ne faut pas s’étonner de voir surgir des noms inconnus dans la presse et les réseaux sociaux en cette période cruciale.
D’autant qu’il n’y aura que la fenêtre du mois de mars prochain pour les voir à l’œuvre, si tant est que le coach national daigne les appeler. Ce qui est loin d’être évident connaissant le peu d’enclin du sélectionneur à trop changer son groupe sachant que le sélectionneur national est peu enclin aux changements.
Petkovic a toujours préféré travailler avec le même groupe à quelques éléments près. Il n’aime pas trop chambouler son équipe, sauf si c’est nécessaire. C’était le cas avant la CAN, avec l’arrivée de Luca Zidane, Samir Chergui, Rafik Belghali ou encore Mehdi Dorval. Il faut dire aussi que Petkovic cède parfois à la pression des fans et des observateurs. C’est d’ailleurs grâce à la vox-populi que Boulbina a pu rejoindre la sélection. Un attaquant sur lequel il peut compter désormais.
Comme il doit être ravi du retour au plus haut niveau de Gouiri, Aouar, sans oublier les joueurs dont le rendement est régulier et convaincant, à l’instar d’Amoura, Hadj Moussa, Kebbal, Bensebaini, Mandi, Ait Nouri ou encore Chaïbi tout ce beau monde constitue la nouvelle force de frappe de la sélection. Mais sera-t-elle suffisante pour réaliser un bon Mondial, à savoir se qualifier au deuxième tour et essayer d’aller le plus loin possible ? Elle a peut-être besoin de renforts pour augmenter ses chances de réussite, mais il faut reconnaitre que les grands joueurs ne courent pas les rues.
Les meilleurs ou les plus connus font déjà partie de la sélection, il est du coup difficile de découvrir d’autres joueurs et de les intégrer dans le groupe. C’est difficile, mais pas impossible, car il y a toujours des exceptions à la règle. Petkovic doit seulement ratisser large avant de faire le tri. S’il arrive à dénicher une ou deux perles capables d’apporter un plus-value à l’équipe, ça serait formidable. On pense notamment à des postes bien particuliers comme celui de gardien de but où l’Algérie accuse un déficit. On va attendre le mois de mars prochain et la prochaine liste des Verts pour se faire une idée sur les intentions du coach national.
Ali Nezlioui






