Dans le cadre de la redynamisation de l’action parlementaire arabe face aux menaces transnationales, la délégation parlementaire algérienne a formulé une proposition majeure lors des travaux de la 43e session du Comité exécutif de l’Union parlementaire arabe (UPA), tenue au Caire.
À cette occasion, l’Algérie a suggéré d’intégrer la lutte contre les drogues et les substances psychotropes dans le projet de point d’urgence que le groupe arabe présentera lors de la prochaine Assemblée générale de l’Union interparlementaire (UIP). Représentant le Parlement algérien au sein de ce Comité exécutif, le parlementaire Djelloul Harouchi a défendu avec fermeté cette initiative. Il a insisté sur la nécessité impérieuse de mobiliser les élus du monde entier face à ce qu’il a qualifié de « terrorisme de la drogue ». Selon le représentant algérien, la gravité de ce phénomène exige un renforcement sans précédent de la coopération parlementaire internationale. Il a ainsi appelé à mettre à profit l’ensemble des mécanismes législatifs et de contrôle afin de dresser un rempart efficace contre cette criminalité transfrontalière qui menace la stabilité des sociétés et la sécurité des États. Cette initiative s’inscrit au cœur des délibérations de la session du Caire, au cours de laquelle les membres du Comité exécutif ont examiné plusieurs dossiers stratégiques. Les participants ont notamment débattu des conclusions présentées dans les rapports du Comité diplomatique temporaire et du Comité financier temporaire, en se concentrant sur la coordination des positions arabes au sein des instances internationales, et plus particulièrement sur la finalisation du projet de point d’urgence destiné à l’UIP. En portant cette problématique au premier plan de l’agenda diplomatique arabe, l’Algérie confirme son engagement constant en faveur d’une approche globale de la sécurité. Le narcotrafic ne constitue plus seulement un enjeu de santé publique, mais s’impose désormais comme une menace géopolitique majeure, souvent connectée aux réseaux du crime organisé et du financement du terrorisme. Le Parlement algérien réaffirme ainsi le rôle moteur des institutions législatives dans l’élaboration de stratégies répressives et préventives harmonisées à l’échelle mondiale. Cette démarche proactive de la représentation algérienne traduit la volonté du pays de faire entendre la voix des nations arabes sur les scènes interparlementaires mondiales, en proposant des réponses concrètes et coordonnées aux défis sécuritaires émergents.
Nora Mohammedi






