Diplomatie algérienne: Une année de poids: Présence régionale renforcée, action internationale affirmée et défense constante des causes justes

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La diplomatie algérienne a retrouvé, au cours de l’année 2025, toute sa vigueur en intensifiant son action sur les scènes régionale et internationale, avec une présence jugée forte et efficace. Cette dynamique s’est inscrite dans le strict respect des principes constants de la politique étrangère nationale, fondés sur le bon voisinage, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, le respect du droit international et la défense des droits des peuples opprimés, au premier rang desquels figurent les peuples palestinien et sahraoui.

Sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a accordé une attention particulière à son environnement régional, convaincue que sa sécurité est indissociable de la stabilité de son voisinage. Cette orientation s’est traduite par le renforcement des relations avec les pays voisins, à travers une diplomatie fondée sur le respect mutuel et la coopération équilibrée. Durant l’année 2025, l’Algérie a œuvré à consolider la coopération sécuritaire et économique, tout en intensifiant les consultations politiques afin de faire face aux défis communs. Elle a également poursuivi ses efforts de médiation pour le règlement pacifique des conflits régionaux, sans jamais s’immiscer dans les affaires intérieures des pays concernés. La diplomatie algérienne a, par ailleurs, incarné son attachement aux principes de la légitimité internationale durant le mandat de l’Algérie en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2024-2025. Elle y a adopté une position équilibrée et efficace, fondée sur le respect de la Charte des Nations unies et la primauté du droit international. Dans ce cadre, l’Algérie a poursuivi son soutien indéfectible aux causes arabes, en particulier à la cause palestinienne, qu’elle considère non comme une question de solidarité conjoncturelle, mais comme une question de décolonisation. Elle a réaffirmé, dans les différentes instances régionales et internationales, la nécessité d’une position internationale ferme pour mettre fin à l’occupation et permettre au peuple palestinien d’établir son État indépendant avec El-Qods pour capitale. Durant son mandat au Conseil de sécurité, l’Algérie a défendu avec force les positions appelant à la cessation de l’agression contre Ghaza et a intensifié la coordination diplomatique pour unifier les rangs. Le soutien à la Palestine demeure, selon les autorités algériennes, l’un des fondements de la politique étrangère nationale et une composante de l’engagement historique du pays contre toutes les formes d’injustice. C’est dans cet esprit que le président de la République a rappelé, lors de sa rencontre périodique avec les médias nationaux en septembre dernier, que le combat de l’Algérie pour la Palestine a toujours visé l’établissement d’un État palestinien dans les frontières de 1967, avec El-Qods pour capitale. Parallèlement, l’Algérie a poursuivi ses efforts, sous l’égide des Nations unies, en faveur d’un règlement politique juste, durable et définitif de la question du Sahara occidental. Elle a également renforcé son plaidoyer sur les grandes questions sécuritaires africaines, en promouvant le principe des « solutions africaines aux problèmes africains ». S’agissant de la crise libyenne, l’Algérie a accueilli, en novembre dernier, une réunion du mécanisme tripartite Algérie-Égypte-Tunisie, visant à favoriser une solution politique inclusive, avec la participation de l’ensemble des parties libyennes. « L’Algérie n’a jamais manqué à ses devoirs envers le continent africain », a souligné le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, lors de la présentation récente du bilan de l’action diplomatique.

Cette constance a valu à l’Algérie la confiance renouvelée de nombreux États africains, illustrée par son accession à des postes de responsabilité au sein de l’Union africaine. En mars 2025, Selma Malika Haddadi a été élue vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, suivie, quelques mois plus tard, de l’élection de la juge Chafika Bensaoula en tant que vice-présidente de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples. En matière de lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et dans la région du Sahel, l’Algérie a réaffirmé son engagement à partager son expertise, à renforcer les partenariats régionaux et à soutenir une réponse coordonnée face à cette menace. L’année 2025 a également été marquée par le renforcement de la présence économique de l’Algérie en Afrique, illustrée par l’organisation à Alger de la IATF 2025 début septembre. Cette foire a enregistré une participation record et la signature de contrats d’une valeur de 48 milliards de dollars, un montant inédit dans l’histoire de cet événement panafricain. Sous le haut patronage du président de la République, Alger a également accueilli, début décembre, plusieurs rencontres africaines majeures consacrées à la santé, à la technologie, à la mémoire, à la paix et à la sécurité. Parmi elles figurent une conférence internationale sur les crimes coloniaux en Afrique, initiative proposée lors du dernier sommet de l’Union africaine, ainsi que le 12e Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique. La diplomatie algérienne a achevé l’année 2025 sur une note de reconnaissance internationale, avec la distinction de son représentant permanent auprès des Nations unies, Amar Bendjama, désigné « Diplomate de l’année 2025 » par le média indépendant américain PassBlue. Ce média a salué son engagement en faveur des causes justes, notamment la cause palestinienne, rappelant sa déclaration sur la situation à Ghaza : « Ce que nous voyons n’est pas une guerre, c’est une annihilation, non seulement des personnes, mais de la vie elle-même ».

Nora Mohammedi

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