L’Algérie figure parmi les plus grands contrats pétroliers conclus au cours du mois d’août 2026, à travers deux accords avec le Niger prévoyant l’exportation de carburant d’aviation et la commercialisation conjointe du brut nigérien « Sohar », selon le rapport mensuel établi par la plateforme spécialisée « Attaqa », qui a répertorié les principales transactions pétrolières de la région au cours du mois écoulé.
D’après ce rapport, la compagnie Sonatrach a commencé à exporter ses premières cargaisons de carburant d’aviation de type « Jet A1 » vers le Niger depuis la raffinerie d’Adrar, en exécution du contrat d’achat et de vente conclu avec la société Sonidep, parallèlement au lancement de la commercialisation conjointe du brut nigérien.L’expédition de la première cargaison de carburant d’aviation s’est effectuée le 14 août 2026, ouvrant ainsi la voie à une extension concrète des échanges de produits pétroliers entre l’Algérie et le Niger dans la période à venir, tout en visant à répondre de manière régulière aux besoins du marché nigérien en carburant d’aviation.Le rapport mensuel de la plateforme « Attaqa » souligne que cette opération reflète la volonté de Sonatrach d’étendre la présence de ses produits pétroliers sur les marchés du Sahel et de renforcer la coopération directe avec les compagnies pétrolières nationales du continent africain.En parallèle, Sonatrach et la Sonidep ont chargé une première cargaison de brut nigérien depuis le terminal pétrolier de Sèmè au Bénin, en vue de commercialiser conjointement ce pétrole brut et de tirer parti de l’expertise des deux parties dans le domaine du trading et de la création de nouveaux canaux de distribution régionaux.Selon le rapport, ces contrats algéro-nigériens illustrent la transition de la coopération entre les deux pays d’un cadre traditionnel vers des partenariats pratiques englobant les produits raffinés et le pétrole brut, au moment où Niamey cherche à développer ses capacités pétrolières et où l’Algérie œuvre à étendre sa présence commerciale sur les marchés du Sahel.Par ailleurs, l’Arabie saoudite est arrivée en tête de ce classement des grands contrats pétroliers d’août. Ses transactions les plus marquantes comprennent des accords signés par la compagnie Aramco avec des entreprises françaises, d’une valeur potentielle supérieure à 3,7 milliards de dollars, ainsi qu’une vente de 10 millions de barils de brut à des raffineurs chinois via un appel d’offres exceptionnel.Les opérations répertoriées par la plateforme spécialisée varient entre l’achat d’équipements de forage et de tuyauterie, la vente de cargaisons de brut, des contrats de partage de production, la commercialisation de produits pétroliers et la réalisation d’études sismiques, témoignant d’une activité soutenue dans le secteur pétrolier régional le mois dernier.En Libye, la National Oil Corporation (NOC) a signé un accord de partage de production avec la compagnie Chevron, dans le cadre de la mise en œuvre des résultats de l’appel d’offres de 2025, afin de stimuler l’exploration, le développement des ressources en hydrocarbures et l’augmentation des investissements et de la production au cours des prochaines années. La zone contractuelle 106, attribuée à Chevron dans le bassin de Syrte, couvre environ 7 437 kilomètres carrés, avec des estimations publiées faisant état de réserves probables (2P) d’environ 100 millions de barils équivalent pétrole. En Égypte, la société saoudienne Ardiseis, spécialisée dans les levés sismiques, a remporté un nouveau projet dans le désert occidental près de la frontière libyenne, destiné à fournir des données géologiques et géophysiques modernes pour soutenir les opérations de recherche de pétrole et de gaz. Ce levé s’étend sur près de 110 000 kilomètres carrés, soit environ 11 % de la superficie de l’Égypte, et s’inscrit dans les efforts du Caire pour enrichir sa base de données pétrolières et gazières et proposer de nouvelles zones à l’exploration. Ainsi, la liste des plus grands contrats pétroliers du mois d’août établie par la plateforme « Attaqa » révèle une diversité remarquable de l’activité pétrolière régionale à travers le commerce, l’exploration, la production et les services pétroliers, marquée par la présence active de l’Algérie via l’élargissement de sa coopération commerciale et énergétique avec le Niger.
Rym Hamzaoui






