Conformément aux orientations du président de la République: L’Etat engagé à protéger et soutenir le cinéma

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Les travaux des assises nationales sur la politique de l’industrie cinématographique en Algérie pour débattre et enrichir la loi relative à l’industrie cinématographique ont débuté hier au Centre de conférences (CIC), Abdelatif Rahal.

Organisées par le ministère de la Culture et des Arts, l’ouverture de cette rencontre de deux jours a été marquée par la présence de plusieurs membres du Gouvernement, des Conseillers du président de la République, le chargé du cinéma et de l’audio-visuel Ahmed Rachedi et le chargé de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur Noureddine Ghouali, du représentant du Premier ministre ainsi que des producteurs, des réalisateurs, des professionnels, des experts, des chercheurs, des porteurs de projets et des représentants d’instances et d’institutions officielles. La ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji a indiqué que ces assisses nationales interviennent « en application des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors du conseil des ministres tenu en février dernier, l’objectif étant de «débattre et d’enrichir la loi relative à l’industrie cinématographique, d’une part et de définir les principaux contours de la stratégie prospective du secteur du cinéma en Algérie».Mme Mouloudji a rappelé que ces assises ont été précédées de «rencontres initiées par le ministère de la Culture et des Arts, depuis des mois, à travers des ateliers de travail préparatoires en vue d’écouter un plus grand nombre possible de préoccupations et de propositions». La ministre a affirmé que parmi les missions de son secteur, figurent « l’accompagnement et la consolidation de la culture, de l’art et des artistes, d’autant plus qu’elle s’engage également à soutenir les producteurs de films dans leur quête de réaliser le succès et d’assurer la liberté de création dans le cadre des lois de la République, de même que l’Etat algérien est engagé à protéger et à soutenir le cinéma algérien, conformément aux orientations du président de la République». «Il y a une étroite coordination avec les différents départements ministériels concernés par la question de l’investissement dans le domaine du cinéma, notamment le ministère des Finances avec la révision des mesures fiscales et la création de nouveaux mécanismes de soutien et de financement, et le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, dont l’aide précieuse en matière d’attribution de terrains et de foncier culturel à l’échelle nationale nous permettra d’établir une cartographie nationale de l’investissement cinématographique en Algérie, surtout à la faveur de la loi sur l’investissement qui s’est ajoutée à l’arsenal juridique de l’Algérie», a souligné la ministre. Elle a précisé que «la loi sur l’industrie cinématographique sera modifiée et enrichie à la lumière des propositions finales et des conclusions de ces assises nationales», notant que «les préoccupations des professionnels seront traitées selon les visions proposées». «A travers les cinq ateliers de ces assises, nous pourrons sortir avec un calendrier et des propositions concrètes permettant de mettre en place les véritables mécanismes d’une industrie cinématographique moderne et professionnelle», a conclu Mme Mouloudji. Des producteurs, des artistes, des réalisateurs, des scénaristes, des représentants d’écoles de formation, des porteurs de projets, des investisseurs, des industriels et des distributeurs participent à ces assises, qui se tiennent en présence de représentants de plusieurs secteurs ministériels et d’agences et d’organismes nationaux. Plusieurs ateliers sont prévus lors de ces assises. Il s’agit de l’atelier sur les mécanismes de soutien et de financement du cinéma, de l’atelier sur la formation et les métiers du cinéma, de l’atelier sur l’investissement et l’industrie cinématographique, de l’atelier sur la créativité cinématographique et le public et de l’atelier sur l’exploitation et la distribution cinématographique. Le Président de la République avait ordonné, lors de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée en février dernier, la tenue d’assises dédiées au secteur du cinéma, en associant les acteurs et professionnels du secteur, et l’établissement de mécanismes clairs pour le financement des projets cinématographiques, en vue d’enrichir le projet de loi relatif à l’industrie cinématographique.  «Il a été décidé le report du projet de loi relatif à l’industrie cinématographique pour enrichissement, en tenant compte de cinq directives, dont la tenue d’assises dédiées au secteur du cinéma, en associant les acteurs et professionnels algériens du secteur, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays», avait précisé un communiqué de la présidence de la République au terme de la réunion du Conseil des ministres. «La nouvelle loi doit constituer une véritable motivation et donner la capacité d’assurer une production cinématographique suivant une vision créative qui redonne à l’Algérie son lustre, forte du dynamisme que connaît la société», avait insisté le Président Tebboune. Le président de la République a également soutenu que «la loi doit tenir compte des différentes mutations et évolutions dans le domaine cinématographique, et répondre aux attentes des jeunes désirant se spécialiser dans ce domaine», mettant l’accent sur la nécessité d’établir des mécanismes clairs pour le financement des projets cinématographiques, dans le respect des lois de la République.

T. Benslimane