Cancer de la vessie: Des urologues alertent sur les symptômes encore trop méconnus

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Des signes d’irritation mictionnels (dysurie, brûlures, pollakiurie) et une pyurie sont également des symptômes initiaux fréquents. Des douleurs pelviennes sont présentes dans les cancers avancés, au stade où une masse pelvienne est palpable.

Le cancer de la vessie et ses symptômes sont encore trop méconnus, constatent les spécialistes. Pour améliorer le diagnostic précoce et accélérer l’accès aux innovations thérapeutiques, ils sensibilisent le grand public aux signes qui doivent évoquer la maladie tout au long du mois de mai. Ce cancer « relativement fréquent et parfois agressif ». Au niveau mondial, le nombre de cas de cancers de la vessie est de 573 278 cas (11ème rang) avec un nombre de décès équivalent à 212 536 (14ème rang) tous âges et tous sexes confondus (Globocan, 2020).

Le cancer de la vessie touche principalement les hommes de plus de 60 ans « mais il est souvent plus grave chez les femmes, car des symptômes peuvent être mal interprétés et retarder le diagnostic », pointent les chercheurs. Le cancer de la vessie métastasique, qui s’est développé dans une autre partie du corps, est l’un « des cancers au pronostic le plus sombre et l’un des grands défis de l’urologie des années 2020 », précise un communiqué. La médiane de survie globale est « de seulement 5 à 7 mois avec un traitement standard ».

Le sang dans les urines, le principal symptôme

Sans méthode de dépistage systématique, les signaux évoquant la maladie sont cruciaux. Le premier d’entre eux, qui doit pousser à consulter un médecin rapidement, est la présence de sang dans les urines. Ce qu’on appelle aussi l’hématurie n’est généralement pas accompagnée de fièvre et peut être invisible à l’œil (microhématurie) ou au contraire entraîner une coloration des urines (macrohématurie). Elle n’est pas toujours présente tout au long de la miction et peut survenir par intermittence, précisent les chercheurs. D’autres symptômes ne sont pas spécifiques au cancer de la vessie et peuvent évoquer des cystites ou des troubles de la prostate. Les problèmes mictionnels, comme les envies fréquentes d’uriner, les brûlures urinaires ou encore l’incapacité d’uriner, doivent susciter la vigilance. Les douleurs dans le bas du ventre, la perte de poids, la fatigue persistante ou les douleurs osseuses peuvent aussi évoquer la propagation du cancer de la vessie.

L’incontinence urinaire, un souci qui peut cacher une pathologie plus grave

Les médecins recommandent aux personnes qui présentent des facteurs de risques, les fumeurs et les personnes exposées à des toxiques professionnels, et qui présentent un signe urinaire de consulter. « Les examens permettront de déterminer s’il y a une tumeur vésicale (ou plusieurs) et le cas échéant d’en déterminer sa localisation, son agressivité (vitesse d’évolution ou « grade ») et si elle est restée superficielle (TVNIM) ou si elle a infiltré le muscle (TVIM) », précisent-t-ils.

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