Sommet arabe à Tunis: Des crises durables qui ont besoin de nouvelles  conceptions et de décisions décisives

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(1st row, from L) President of Iraq Fuad Masum, Yemen's President Abdrabuh Mansour Hadi Mansour, President of Lebanon Michel Aoun, President of Sudan Omar al-Bashir, King of Bahrain Hamad bin Isa Al Khalifa, King Abdullah II of Jordan, Saudi King Salman bin Abdulaziz, Emir of Kuweit Jaber al-Ahmad al-Sabah, Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi, Mauritanian President Mohamed Ould Abdel Aziz, Tunisian President Beji Caid Essebsi, Emirati President Sheikh Khalifa bin Zayed al-Nahyan, Crown Prince of Saudi Arabia Mohammed bin Salman Al-Saud (2nd row, From R) Arab League Secretary-General Ahmed Aboul Gheit, President of the Algerian Senate Abdelkader Bensalah, Libya's unity government Prime Minister Fayez al-Sarraj, Djibouti President Ismail Omar Guelleh, President of Somalia Mohamed Abdullahi Mohamed, Palestinian president Mahmud Abbas, Omani Deputy Prime Minister Fahd Bin Mahmud Al-Said, Prince Moulay Rachid of Morocco, President of the Comoros Azali Assoumani and Qatari Ambassador to Arab leaque Saif Bin Muqaddam Al-Buainain pose for a family picture during the 29th Summit of the Arab League at the Ithra center in Dhahran, Eastern Saudi Arabia, on April 15, 2018. (Photo by STR / AFP) (Photo credit should read STR/AFP/Getty Images)

 Le sommet arabe qui se tient, ce jour à  Tunis, constitue une occasion pour examiner les questions arabes qui n’ont  que trop duré et dont les répercussions et effets se sont étendus touchant  divers plans, comme c’est le cas pour la question palestinienne, la  situation en Libye et au Yémen et la crise syrienne.

  Les participants à ce rendez-vous arabe s’emploieront à mettre en lumière  les questions susvisées et à examiner les voies de renforcement de la  coopération interarabe et d’autres questions engendrées par une scène  internationale complexe, à l’instar de la lutte contre le terrorisme et la  criminalité.  Selon la Ligue arabe, les réunions du sommet verront l’examen de  l’évolution des situations dans la région arabe et des modes et moyens à  même de permettre d’aller de l’avant dans le soutien du processus de  l’action et de la coopération interarabe dans les différents domaines  politique, économique, social, et culturel qui sont susceptibles de  contribuer à l’instauration de la sécurité, de la stabilité, de la  prospérité et du développement des pays et des peuples arabes.  Le sommet de Tunis intervient directement après la tenue du sommet Ligue  arabe-UE qui s’est tenu en février dernier à Charm El-Cheikh (Egypte)et  dont la déclaration n’a apporté aucune nouveauté en ce qui concerne les  questions arabes actuelles.  Pour ce qui de la cause palestinienne, la déclaration finale dudit sommet  a affirmé les positions communes vis-à-vis du processus de paix au  Moyen-Orient, y compris la situation d’El-Qods et l’illégalité des colonies  israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, rappelant  l’importance de maintenir le statut quo qui régit la ville sainte d’El-Qods  et la nécessité de soutenir l’Agence de l’ONU pour les réfugiés  palestiniens (UNRWA).  S’agissant de la situation en Libye, les participants au rendez-vous de  Charm El-Cheikh ont exprimé « leur soutien aux efforts onusiens et à la mise  en œuvre de l’accord politique libyen de 2015 », appelant les parties  libyennes à adhérer aux efforts consentis par l’ONU visant à « faire  aboutir » le processus de transition démocratique.     En ce qui concerne la crise au Yémen, les participants du Sommet Ligue  Arabe-UE ont salué l’accord de Stockholm, notamment le volet relatif au  cessez-le-feu à Hodeida et les résolutions 2216, 2451 et 2452 du Conseil de  sécurité, faisant part de leur préoccupation de la situation humanitaire  gravement détériorée qui impacte des millions d citoyens.  Dans ce sillage, ils ont appelé toutes les parties prenantes à œuvrer à  parvenir à une résolution politique « durable et globale » au service du  peuple yéménite.  L’ordre du jour du sommet arabe à Tunis prévoit une clause qui stipule le  développement de la Ligue arabe en vertu d’une note élaborée par le  Secrétariat général de la Ligue.    Devant l’étendue des crises dans les pays arabes et les réactions y  afférentes, qui usent, à chaque fois, de termes de condamnation et  d’expressions renfermant vœux et dénonciation, le dossier de la réforme des  mécanismes d’action est désormais parmi l’un des thèmes ayant refait  surface ces dernières années. Un sujet qui est la revendication même d’un  nombre de pays arabes, en tête desquels figure l’Algérie qui n’a de cesse  appelé à la réforme de la Ligue arabe, à travers la révision des  fondements, des instances et des méthodes de travail en son sein, en vue  d’être au diapason des mutations survenant dans la région, pour faire  primer les intérêts suprêmes de la Nation arabe et faire face aux risques  qui la menacent.  L’Algérie estime que les circonstances et les défis régionaux et  internationaux sans précédent qui ont impacté l’accélération des événements  dans le monde arabe et dans son environnement immédiat, ont induit des  bouleversements violents et surprenants sur la scène actuelle et aggravé  davantage la situation dans les pays arabes, comme les menaces terroristes,  faisant de la réforme de la Ligue arabe, une question importante et  impérative.  Partant, la réforme de la Ligue n’est plus une demande de forme, car elle  est devenue une nécessité impérieuse mise à nu par l’incapacité évidente à  remédier à des situations et crises d’urgence ayant frappé la maison arabe,  particulièrement depuis l’année 2011, d’autant plus qu’aucune solution n’a  été trouvée pour les résoudre, à l’instar de la décision du Président  américain Donald Trump portant transfert de l’ambassade de son pays vers la  ville d’El-Qods, les complications de la situation à Gaza, l’aggravation de  la situation en Libye, au Yémen et en Syrie, la dissension qui a affecté la  région des Etats arabes du Golfe, ainsi que d’autres questions ayant trait  à l’économie, le commerce, la lutte contre le terrorisme et la migration  clandestine et autres questions.  Le Sommet de Tunis sera une opportunité pour mettre en œuvre un programme  qui comporte une vingtaine de dossiers et d’avant-projets, en tête desquels  figurent la cause palestinienne et la crise syrienne avec ses implications,  la situation en Libye et au Yémen, l’appui à la paix et au développement au  Soudan,  l’appui à la Somalie, le suivi du développement de la sécurité  nationale arabe et la lutte antiterroriste. Indépendamment des derniers développements survenant sur le dossier  syrien, notamment après la reconnaissance par Washington de  » la  souveraineté » d’Israël sur le plateau du Golan occupé depuis 1967, le  Sommet n’inscrira pas à son programme,  la question de la réintégration de  la Syrie au sein de la Ligue arabe (LA), comme relayée par des  observateurs et indiquée par des médias arabes.  Le programme contient également un point portant sur les déplacés dans les  pays arabes, et qui a été inscrit, à la demande de l’Irak. Le sommet devra également examiner les décisions et plans issues des  réunions préparatoires, notamment du Conseil socio-économique dont les  travaux ont été sanctionnés par des décisions et plans visant la  consolidation de la coopération en matière de développement  -économique et la lutte contre le terrorisme.

M.M / Ag