Gaz et souveraineté énergétique: La Russie propose une coopération technologique renforcée à l’Algérie

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Maxim Oreshkin, adjoint au chef du cabinet de la présidence russe et conseiller du président Vladimir Poutine pour les affaires économiques et financières, a confirmé que la Russie et l’Algérie disposent de grandes opportunités pour développer un partenariat technologique avancé dans le secteur du gaz.

Il a souligné l’intérêt de tirer parti des plateformes russes modernes ainsi que des solutions et services qu’elles proposent, estimant que la coopération dans ce domaine pourrait constituer une base solide pour élargir les relations économiques entre les deux pays, compte tenu de l’importance de la technologie dans le développement des industries énergétiques et le renforcement de leurs capacités. En réponse à une question sur la possibilité de faire du partenariat algéro-russe un modèle de coopération avec les pays africains, Oreshkin a précisé, lors d’une conférence de presse tenue à l’occasion du Sommet Russie-Afrique, que le secteur gazier représente un point d’ancrage fondamental dans la coopération économique entre Moscou et Alger. Il a déclaré à ce propos : « Nous pouvons coopérer de manière approfondie avec l’Algérie dans le domaine du gaz, ce que nous considérons comme une pierre angulaire », tout en insistant sur l’importance pour chaque État de garantir sa souveraineté technologique dans divers secteurs, en particulier les secteurs sensibles comme le gaz. Ces déclarations reflètent la volonté de Moscou de donner à la coopération algéro-russe une dimension qui dépasse les relations énergétiques traditionnelles, en mettant l’accent sur la technologie et le développement des capacités industrielles. Elles ouvrent également la voie à une possible exploitation de ce partenariat pour soutenir la coopération avec d’autres pays africains, au vu du positionnement stratégique de l’Algérie dans le secteur gazier, de son expertise énergétique, et des solutions technologiques ainsi que des plateformes spécialisées que la Russie peut offrir. Dans le même registre, il a souligné que la sécurisation des sources d’approvisionnement et la réalisation de la souveraineté dans ce secteur constituent un pilier essentiel de la sécurité nationale pour tout pays désireux de préserver l’indépendance de ses décisions économiques. Concernant les attentes liées à ce sommet, Oreshkin a indiqué que le partenariat entre la Russie et les pays africains va au-delà des investissements financiers pour s’étendre à la consolidation de la souveraineté nationale et au transfert de connaissances et de technologies. Il a affirmé que Moscou fonde ses relations sur une approche axée sur la mise en œuvre et le partenariat intégral avec les États africains, précisant que la coopération entre la Russie et ses partenaires se concentre principalement sur la construction d’une infrastructure énergétique durable, et que la sécurité des approvisionnements stimule l’industrialisation tout en concrétisant la croissance durable à laquelle aspirent les économies émergentes. Dans le domaine de l’intelligence artificielle et du numérique, Oreshkin a mis en garde contre les menaces qui pèsent sur la souveraineté numérique de certains pays en raison de la dépendance numérique et du recours à des technologies importées en matière de logiciels et d’intelligence artificielle. Il a déclaré à ce sujet que le rapport de force dans le monde ne se décide plus par des moyens traditionnels, mais par la possession des plateformes numériques et des algorithmes avancés. Oreshkin a expliqué, à cette même occasion, que la domination des grandes plateformes et entreprises occidentales dans ce secteur prend la forme d’un « colonialisme de plateformes », où les données et les profits profitent directement aux pays détenteurs de la technologie.

Selma Dey