L’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (ANAD – ex-NESDA) a proposé de relever le plafond de financement des micro-entreprises à deux milliards de centimes, afin de s’adapter à l’évolution des coûts des équipements et de la réalisation des projets, tout en accompagnant environ 70 000 porteurs de projets depuis l’année 2025, et l’intégration de 7 009 micro-entreprises dans son portefeuille depuis sa restructuration en octobre de la même année, selon les révélations de son directeur général, Bilel Achacha.
S’exprimant lors de son passage à l’émission « L’invité du matin » de la première chaîne radio, M. Achacha a expliqué que les micro-entreprises concernées emploient actuellement environ 2 600 travailleurs, soulignant que l’Agence poursuit ses efforts pour élargir l’activité entrepreneuriale à travers les différentes wilayas du pays et renforcer sa contribution à la diversification de l’économie nationale, à la création de richesses et de postes d’emploi. Le responsable a affirmé que les missions de l’Agence dépassent l’accompagnement des détenteurs d’idées pour la création de leurs entreprises, pour inclure également la formation et la qualification, dans le but de préparer une nouvelle génération d’entrepreneurs capables de transformer leurs idées en projets économiques productifs.
Dans ce cadre, il a indiqué que les bénéficiaires de la formation et de l’accompagnement depuis l’année 2025 ont reçu un soutien à travers plus de 200 centres de développement de l’entrepreneuriat, répartis entre les universités, les instituts et les écoles relevant du secteur de l’Enseignement supérieur, en plus des établissements de l’Enseignement et de la Formation professionnels. Il a ajouté que les données disponibles montrent qu’au moins 10 pour cent de ces jeunes et d’autres s’orientent vers la création de micro-entreprises et la concrétisation de leurs projets, ce qui reflète l’importance de la formation et de l’accompagnement dans le passage de l’étape de l’idée à l’activité économique réelle. Concernant le financement des projets, M. Achacha a révélé une hausse de 50 pour cent des efforts de recouvrement des prêts au cours des deux dernières années, dans le cadre des démarches visant à améliorer le remboursement des fonds et à les réorienter vers le financement de nouveaux projets. Il a précisé que la valeur du financement accordé à chaque micro-entreprise s’élève à deux millions de dinars, soit l’équivalent de 200 millions de centimes, tandis que le taux d’acceptation et de validation des dossiers de projets atteint 90 pour cent au niveau de la commission spécialisée, qui opère en coordination avec les secteurs de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que de la Formation et de l’Enseignement professionnels. Il a également annoncé que l’Agence a proposé de porter le plafond de financement des micro-entreprises à 20 millions de dinars, soit deux milliards de centimes, afin de faire face aux évolutions du marché des équipements et des structures ainsi qu’aux coûts de réalisation des projets, dans l’attente des suites qui seront réservées à cette proposition. Ces efforts s’inscrivent dans le cadre des démarches de l’ANAD visant à élargir la base des micro-entreprises et à renforcer leur rôle dans le développement économique, en associant formation, accompagnement, financement et amélioration des mécanismes de recouvrement des prêts.
Maria T.






